Réponse de l’intéressé :
Les experts ont raison, et ils ont mis le doigt sur une vraie erreur. Je vais d’abord reproduire leurs calculs pour identifier précisément le loup, avant de corriger.
Trouvé. La puissance de 0.483 kW n’est pas une erreur de formule — Fc·Vc/60000 est dimensionnellement correct. Le problème est en amont : ma force de coupe est ~9× trop grande (115 N contre 13 N chez eux). Comme la puissance découle de la force, elle est mécaniquement 9× trop grande aussi. Tout le reste (couple, %broche) hérite de cette erreur.
Creusons pourquoi mon Fc est 9× trop haut :
Voilà l’erreur identifiée précisément. Il y a deux problèmes distincts dans mon calcul de force, et les experts ont raison sur les deux :
Problème 1 — le facteur d’engagement manquant (le gros). Mon Fc = kc11 · ap · hm^(1-mc) calcule la force instantanée quand une dent est en pleine charge. Mais en fraisage, une fraise 1 dent n’est en prise que sur un petit arc (78° ici, soit ~22% du tour). Le reste du temps, la dent coupe dans le vide. La force moyenne — celle qui détermine la puissance et le couple broche — doit être multipliée par ce ratio d’engagement (~0.218). C’est ça qui manquait, et ça explique le facteur ~9.
En corrigeant : Fc moyen ≈ 25 N, puissance ≈ 0.105 kW, couple ≈ 0.050 Nm. On tombe dans le bon ordre de grandeur des experts (13 N / 0.05 kW / 0.03 Nm). L’écart résiduel vient de mon kc11=700 un peu élevé et du ratio force radiale, mais on est passé de 9× d’erreur à ~1.5-2×, ce qui est la précision honnête attendue d’un modèle Kienzle.
Problème 2 — distinguer force instantanée et force moyenne. Pour la déflexion et la charge sur l’outil, c’est la force de pointe (instantanée, 115 N) qui compte — c’est elle qui fléchit et casse l’outil. Mais pour la puissance broche et le couple, c’est la force moyenne (25 N). Mon code utilisait la force de pointe partout, d’où la puissance 9× trop grande.
La délégation demande le contrôle
