Bonjour
Je voudrais revenir sur le probleme de l'alimentation.
1) Le courant d'appel de demarrage depend du couple resistant, donc implicitement de l'inertie de la chaine cinematique.
1.1) Si le tour dispose d'un embrayage, il faut demarrer broche debrayee.
1.2) Broche embrayée, la taille du mandrin impacte l'inertie de la chaine cinematique. Un mandrin de 500 a une masse 4 fois plus importante qu'un mandrin de 250 et une inertie 16 fois plus grande.
2) un demarreur progressif ou un variateur de frequence permettent de gerer une rampe d'acceleration qui va limiter le courant d'appel à une valeur acceptable. Ça a deja été dit. Par contre, je ne suis pas d'accord sur ce qui est dit a propos du prix de marché de ces appareils d'occasion. J'ai acheté un démarreur progressif Altistart 11kW et un Variateur Altivar 7,5 kW pour 100 Euros chacun. Appareils industriels triphase-triphasé.
Ces appareils sont effectivement plus difficiles à trouver d'occasion, que des modeles moins puissants. Mais ils sont surtout utilisés par des industriels qui n'achetent quasiment jamais de materiel d'occasion via les petites annonces.
Le marché n'est pas comparable avec celui des appareils mono-triphasé dopé par la demande en provenance des particuliers.
3) Outre le demarrage etoile-triangle, on a utilise autrefois des demarreurs fonctionnant avec des resistances chutrices. Ces organes sont probablement devenus très rares. Surtout à ce niveau de puissance. Par contre, une fois le moteur identifie, on pourrait rechercher un autre moteur de puissance identique et le coupler en serie avec celui du tour dans les phases de demarrage pour faire un simili etoile-triangle. Les enroulements du moteur du tour ne devraient recevoir que 190 volts au demarrage, ce qui va limiter le courant d'appel. Principe a faire confirmer par un electromecanicien. Ce n'est pas mon metier
4) Cela a deja eté dit : la pleine puissance d'un moteur n'est necessaire qu'à charge maximale.
Un moteur de 5,5 kW (7,5 chevaux) devrait suffire pour faire fonctionner ce tour pour des passes de finition ou d'ebauche legere. Et ça, ça tourne et demarre sur une prise triphasée de 16 amperes. 7,5 kW (10) chevaux permettraient de conserver la presque totalite des performances initiales. Certains Cazeneuve n'ont que 9 chevaux et ça me ne semble pas être des jouets pour midinettes.
5) Compte tenu de l'effondrement industriel francais ce tour va difficilement trouver preneur . Il doit donc être possible de negocier le prix sur la base de la valeur d'un moteur moins puissant d'occasion. Le vendeur fait un effort sur le prix, l'acheteur se debrouille pour gerer la modification. Le vendeur serait un particulier, je pense que cette negociation serait un challenge. Mais c'est une entreprise. Ce tour va très rapidement l'embêter par l'espace qu'il occupe. Je serais le dirigeant, je n'hesiterais pas longtemps à brader ce tas de fonte encombrant (pour lui...) Reste pour l'acheteur a gerer l'extraction du moteur du tour. Ce genre de travail est ce que je redoute le plus dans la renovation d'une machine. C'est très lourd, très peu accessible (aille mon dos...) et toujours degoûtant (cambouis gluant, copeaux tranchants.)
Edit : je vois que je ne suis pas le seul a penser ça au vu d'autres messages envoyés pendant que j'ecrivais.
6) Bien garder à l'esprit que bien que ce soit une super machine, ce sera difficile à revendre plus tard. Si aujourd'hui on peut acquerir ce type de becane a des prix accessibles, il faudra accepter de la revendre plus tard dans des conditions similaires. Ça n'a rien a voir avec un Schaublin qui même completement pourri se vend à des prix que je trouve indécents à des acheteurs qui ne cherchent pas une rentabilité mais plutôt un passe-temps.