Projet Conseil pour le choix d'une fraiseuse

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Nofro
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Sur la sécurité... Clairement, c'est le premier sujet à prendre en compte à chaque étape. Aucun doute là-dessus. De ce point de vue, je suis relativement confiant en raison de mon métier (beaucoup de méthodologie, de procédures, de vérifications).

On est d'accord sur le fait que la machine soit au centre de cet "écosystème". Pas mal d'outils complémentaires viennent constituer ce qui permet d'avancer sur les diverses tâches. Donc, se tromper sur la machine m'obligerait à des contorsions, des montages, au final des galères. D'où ce sujet pour y voir plus clair sur LA machine. Ma liste est aujourd'hui : Deckel FP2, Sixis 103R, Aciera F4 (voir F5), Lagun FTV2. Elle devra posséder une excellente géométrie.

A ce sujet, j'ai trouvé cette boite, en Suisse : https://www.machines-tools.ch/fr/10-machines-en-stock
Ils ont de l'occasion, et j'aime bien la prise de côte associée à chaque machine. Après, les prix, ... on est en Suisse.

Après, il y aurait d'autres options, de machines plus exotiques, mais je dois penser aux accessoires (tête sensitive, tête à mortaiser, ...). S'ils sont introuvables, non.

Mais je ne suis pas pressé, loin de là : je ne me fixe pas de délai, et je compte en années pour parvenir à mener à bien ce projet. Le cube cubique sera déjà une belle étape en soi... Tenir le centième demandera de la pratique, beaucoup de pratique, apprendre. Le tout sur une machine qui peut le faire.
Pour le prix, à un moment si je me rends compte que ça dépasse mes capacités, tant pis, je ne me lancerai pas. Ce n'est pas le cas pour le moment : il est possible de trouver entre 5 et 6000€ pour une machine nue dans ces critères.
 
5 à 6000 euros auxquels il faut ajouter la métrologie, les accessoires, les outils, les porte outils, etc.
Tout dépend aussi de ce que tu possèdes déjà
 
Bonjour
Entièrement d'accord
J'ai un tour précis type E et une fraiseuse PROMAC FX382 et cela est bien suffisant pour refaire des pièces d'armes anciennes et surtout des vis d'armes dont les pas ne sont pas courants. Dernièrement je suis même arrivé à faire une fente de 1 mm pour une tête de vis sur la promac. J'y suis allé tout doucement par petites passes mais c'est passé.
Didier
 
une fraiseuse PROMAC FX382 et cela est bien suffisant pour refaire des pièces d'armes anciennes et surtout des vis d'armes dont les pas ne sont pas courants
Notre ami veut tailler dans des blocs d'acier de 200 x 300 x 50, la Promac sera un peu juste, amha

Une Schaublin 13 pourrait le faire, mais sur le site suisse, la moins chère est à plus de 10 000 € TTC, il doit y avoir des frais de douane en plus, et le transport à considérer.
 
Effectivement ce n'est plus la même catégorie.
Il va devoir peut être en acheté 2 pour couvrir l'ensemble des besoins.
Didier
 
L'usinage à partir d'un bloc de 200 x 300 x 50 élimine d'office les schaublin 13, deckel FP1 et leurs clones puisque les courses en X et les courses en Y sont inférieurs aux dimensions de la pièce voir au mieux elles sont égales. Donc de toute façon il manque de la course pour rentrer et sortir...
Je crois que la petite réflexion à peine plus en amont d' @altitude et vraiment à prendre en compte.
Et comme d'autres je reste persuadé qu'une première machine pour commencer à mettre la main, non pas à la pâte, mais à l'usinage serait la meilleure des choses.
Mais pour avoir usiner des pièces d'armes, comme par exemple un boîtier de culasse un pontet des reprises sur canon et cetera, @FB29 , on est pratiquement tout le temps sur de la pièce unique ou une très petite série de 2 à 3 voir 4 pièces, et je t'assure que les fraises de la tourelle sont un outil merveilleux pour ce travail. Car il faut certes usiner en ébauchant, en détourant, créer des poches, percer, aléser, lamer, chanfreiner, rainurer, tarauder... Tout cela sur le même bloc est très très très souvent sans avoir à le débrider. Dans ce cas-là la profondeur dépasse pour les bouches ou pour la création des poches devient secondaire. Et même le temps passé devient secondaire. Une petite digression pour dire que si les armuriers facturaient réellement la main d'oeuvre au temps passé à réaliser la tâche demandée par le client, ils seraient tous traité de voleur, tant les gens ne se rendent pas compte du temps que prend une réelle customisation, ou une réalisation de A à Z.
 
Dernière édition:
Je citais ce site suisse pour l'exemple : ils testent les géométries avant de mettre la machine en vitrine. Sans parler de reconstruction, ça permet de voir l'état du matériel, au moins pour cette partie-là. Pour la petite histoire, une acquisition là-bas exigerait le paiement de la TVA en passant la frontière +20%, sans compter le transport.
En France, ce type d'achat est souvent "dans l'état", avec une garantie "jusqu'au portail". Dommage.
Mais mon achat se fera en France, pour des raisons de suivi / relation de confiance avec le vendeur, qu'il soit pro ou amateur.

Sinon, oui j'avais écarté la FP1 pour ses courses un peu justes. La FP2 passe juste, mais passe. Il faudra malgré tout parfois être inventif pour des montages particulier... Ma liste Deckel : FP2, Sixis 103R, Aciera F4 (voir F5), Lagun FTV2 est - à peu près - établie. Restera à trouver "la" machine. Sur le LBC, il y a deux Aciera en ce moment, une Lagun FTV2.
 
Finalement, j'ai craqué (un peu trop vite : l'atelier n'est pas prêt!). Mais allez, il faut bien avancer et puis la machine cochait toutes les cases (sauf celle de la doc, je suis à poil de ce point de vue, et il n'y a rien dans le forum). Donc, la machine va rentrer dans quelques semaines, et attendre sagement à peu près à l'abri dans le hangar. Le temps que le reste de la dalle soit coulée et que l'électricité arrive jusqu'à là. L'électricité d'ailleurs... en pleine réflexion (j'ai ouvert un sujet dans la partie ad hoc du forum) : variateur chinois XXL ou compteur tri dédié. Bof ...

En tout cas, je devrai être prêt à sortir mes premiers copeaux en fin d'année.
A tous ceux qui ont consacré du temps à s’intéresser à mon projet, à me répondre, que cela soit ici ou en messagerie privée : je les en remercie !
 
Dernière édition:
Bonjour

Si tu veux réellement pouvoir realiser des pieces dans le centieme sur toutes les cotes, je ne vois qu'une solution : la rectifieuse.
A ce niveau de precision, les defauts des pieces dependent non seulement de la machine, mais aussi de l'ablocage, de la gamme d'usinage, du choix des materiaux, de la gamme de traitements thermiques.

Et même la rectification reserve parfois des surprises.

L'experience aide à choirir la gamme d'usinage et de traitements thermiques, une machine 5 axes à commande numerique resoud certains problèmes d'ablocage. Mais même avec tout ça, il y a souvent de vilaines surprises. Avec l'experience, on finit par se rendre compte que la matiere n'est pas aussi inerte qu'on l'aurait cru. Et plus on en apprend, plus on doute de ses capacités à parvenir à cet ideal.

Encore faudrait-il être capable de verifier l'obtention de la qualité attendue.

Je ne connais pas le domaine de l'armement, mais je doute que des IT d'un centieme soient necessaires partout.
 
La précision attendue est un sujet délicat, dans le sens où les attentes sont différentes suivant la destination, l'usage final.

Une arme d'infanterie doit pouvoir fonctionner sans malfonction en environnement chaud / froid / poussiérieux / sablonneux / ... suivant le cahier des charges du donneur d'ordre. En gros, il faut que ça fonctionne dans certaines conditions, et dans la majeure partie des cas, on ne parle pas d'ajustement au centième, mais au contraire d'un jeu fonctionnel pouvant être très important.

A l'inverse, un fabricant comme PGM en France, réalise l'énorme majorité de ses pièces dans un atelier d'usinage de précision. Chez eux, on parle d'un contrôle des tolérances sur des marbres, d'une métrologie réalisée en environnement à température contrôlée. Un autre monde donc, mais pour des pièces destinées à être extrêmement précises pour l'utilisateur final (tir de précision, environs une demi minute d'angle à 100m, une pièce de monnaie...).

Fabriquer une arme hyper serrée entrainera des incidents dès qu'elle sera exposée aux éléments extérieurs, à moins d'en avoir un usage bien codifié. Pour une arme de compétition utilisée en stand couvert / gymnase, là on peut avoir des ajustements plus pointus. Les fabricants de pistolets custom / semi custom aux US (Les Baer par exemple) travaillent pour certains à partir d'éléments qui ne "rentrent" pas, avec un ajustement fait à la main par un artisan qualifié, à la lime.

Contrairement au foot ou au tennis, qui sont des sports très codifiés avec des ballons, balles raquettes, ...avec des caractéristiques très claires, le tir met côte à côte une arme ancienne et une arme moderne, avec des règles différentes, au sein d'une même fédération. D'une manière générale, travailler sur une arme ne veut rien dire. Il faut préciser le type, les exigences, ... Travailler au centième partout : non, je n'irai pas jusqu'à là. Mais ajuster une glissière, une queue d'aronde pour ça passe "gras" : oui.
 
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