Le niveau longitudinal est sans importance. ce qu'il faut, ce n'est pas "mettre à niveau", mais eviter le vrillage du banc. Ta mesure n'est pas suffisante pour dire si il y a vrillage ou non.
il faut que le niveau transversal soit identique aux deux extrémités du banc.
Et je pense que 1/100e de degré sur 5cm, c'est un peu limite comme précision.
D'accord sur ces remarques, puisqu'on cherche une éventuelle torsion du banc sur sa longueur.
Facile sur un banc plat "à la Myford". C'est nettement moins évident avec des glissières prismatiques, dont une partie des surfaces de références est inclinée.
Les méplats des sommets des vés des glissières ne sont pas des surfaces fonctionnelles. Le chariot est guidé sur les pentes du Vé côté opérateur et sur la partie plane en face, à l'inverse de la poupée mobile. Pas sur les méplats en haut des vés opposés.
Telle que déjà faite, niveau posé au sommet des Vés, et même en dupliquant la méthode à l'autre bout du banc, on ne pourrait conclure.
Le "moins pire" serait de poser le niveau sur un plan supérieur du trainard, on aurait au moins une vision plus exacte des variations de niveau sur la totalité de sa course.
Si le constat est une variation de niveau proportionnelle au déplacement du chariot, on aurait de la torsion du banc. Si ce constat met en évidence une variation dans la zone de travail, avec des valeurs aux extrémités de la course très proches, on aurait de l'usure locale.
Si on est sûr qu'il s'agit de torsion, la corriger par mise sous contrainte du banc exige une fixation sur socle hyperstatique, avec plus que trois liaisons entre banc et socle (dans ce cas, il n'y a pas d'action possible, comme sur les Hardinge HL-V, ou un guéridon à 3 pieds).
S'il y a au moins 4 fixations, il faudrait pouvoir en caler une avec mise en contrainte. Voir ce qu'il est possible de faire.
Tout cela me semble lourd, avec un résultat de mesures et des actions correctives éventuelles aléatoires.
On doit garder son "gros bon sens" avant de se lancer dans des manips compliquées. Et ne pas se priver de faire d'abord ce qui est facile.
Le défaut de cylindricité d'une pièce longue de petit diamètre tournée en l'air est un classique, avec un diamètre plus gros à l'opposé du mandrin. L'utilisation de la contre pointe ne corrigeant que partiellement ce défaut. il serait bien de régler cette contre pointe, d'usiner, et éventuellement d'en reparler après constats.
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