Bonjour
En fait ça dépend de chaque cas d'utilisation. Le test de resilience pourrait avoir de l'interêt pour de la visserie qui travaille aux chocs. Je n'ai aucune experience dans le domaine de la visserie aux chocs. Neanmoins, les valeurs de resilience en fonction du traitement thermique sont communiquees par les acieristes dans les courbes de revenu de chaque acier. C'est là que tu pourras etablir une hierarchie entre-eux.
Regle empirique (à utiliser avec précautions) : plus il y a de nickel, plus la resilience à basse temperature est grande.
La resilience ne dépend pratiquement que de la nuance et de son traitement.
Par contre, je connais beaucoup mieux la definition des vis soumises à la fatigue. Culasses, bielles, paliers etc. Dans ce cas toutes choses etant egales par ailleurs (rectification, galetage, etc.) c'est la limite en fatigue qui va être determinante. Et là c'est un peu plus compliqué parce qu'elle est fortement impactee par la propreté inclusionnaire. Il ne suffit pas de choisir une nuance (definie par les principaux constituants) mais bien un fournisseur et même dans certains cas un procédé d'obtention. Par exemple chez Aubert et Duval, on te propose des aciers conventionnels, des refondus sous laitier, des refondus sous vide, des deux fois refondus sous vide. Et même si normativement ce sont les memes, et presentent la meme limite a la rupture par extension, ils n'ont pas du tout la même limite en fatigue. Il est plus difficile d'avoir des infos sur les limites en fatigue. Mais même lorsqu'on en a elles sont sujettes à caution. La plupart du temps, ces valeurs sont obtenues en flexion alternée. Et dans la majorité des cas, un assemblage vissé bien conçu travaille en traction alternée. Il faut être très prudent. Seuls des essais au banc d'endurance peuvent donner une hierarchie représentative.
Donc, je préferais te mettre en garde à-propos de ce demi hors-sujet. S'il y a encore des bureaux d'etudes compétents, il y a de plus en plus de chefs de projet qui attribuent des casses en fatigue à des problemes de resilience, parce qu'ils n'ont pas compris comment une vis "bien dimensionnee" a pu casser alors qu'elle n'a jamais été soumise à sa charge de rupture theorique.
Tu pourras t'engager sans trop de risques sur la resilience. Mais garde en tête que si la vis se rompt chez le client tu auras interêt a faire expertiser les pieces cassees pour verifier que vous aviez réellement affaire à un problème de resilience. C'est assez facile à mettre en evidence quand on sait.
Hélas, la tendance actuelle est souvent d'imputer les consequences des lacunes des bureaux d'etudes à une pretendue non qualité du fournisseur. Fournisseur qui n'a pas forcément en mains toutes les informations concernant les sollicitations reelles de la vis.
Pour les clients les plus exigeants, conserver des echantillons de chaque lot de fabrication peut être prudent.