tournele
Contremaître en chef
Salut les copeauteurs*,
J'écris rapidement ce petit post sur une motorisation du petit chariot. Je m'y suis résolu suite à la demande de plus d'explication pour d'un ou deux copains, dont des membres du forum.( je pense qu'il y a déjà de nombreux exemples sur le forum, mais comme je n'ai pas réussi à trouver grand chose, mis à part celui qu'a réalisé @gustavox sur un post d'usinage d'un outil à attachement conique...)
Mais pour revenir à l'essentiel, dans l'usinage dès que l'on commence à vouloir réaliser des pièces variées et sympa, les portées coniques et les alésages coniques deviennent des opérations plus que ponctuelles, voir récurrentes.
Dans ce cas il existe à ma connaissance deux façons de procéder:
- Soit l'on possède un appareil à tourner conique (la solution la plus indiquée bien entendue), et l'on peut pratiquement tourner tout type de cône de toute longueur. Si le tour n'en n'est pas équipé, cet accessoire est réalisable sans difficultés qui ne soient insurmontables. Plusieurs exemples de construction d'appareil à tourner conique réalisés par des membres sont d'ailleurs consultables sur le forum. Le hic dans mon cas, c'est que le tour est adossé à un muret et équipé d'un pare copeaux. L'accès par le coté opposé à l'opérateur est donc impossible. Quand à l'installer et/ou le régler de par le coté opérateur, il me manque 20 cms de longueur d'avant bras pour pouvoir y arriver ( on se ne moque pas des gars sympas qui mesurent moins 1m70 hein?! ). Et de façon plus général la mise en place de ce type d'appareil est une opération assez longue lorsque l'on a qu'une seule portée à usiner.
- Soit en réglant l'angle du petit chariot et en gérant son avance manuellement. Mais c'est là que le bas blesse! personnellement tourner rond et à vitesse parfaitement constante, cela m'est difficilement réalisable sans quelques approximations qui sont immédiatement révélées par l'état de surface du cône. Mais à dire vrai, je pense qu'à un certain niveau de qualité des états de surfaces, on en est tous réduit à des résultats inférieurs à nos attentes, ou plutôt à ceux nécessaires...
Dans ce cas, une solution intermédiaire s'offre à nous les bricolos du dimanche, la motorisation du petit chariot. en prérequis il faut une course de petit chariot acceptable et la possibilité de régler au mieux les jeux du déplacement. dès lors il ne reste plus qu'à trouver comment pouvoir greffer une motorisation parfaitement à l'axe de la vis du chariot. Bien entendu il faut un système de couplage rapide simple et répétable!
Ensuite j'ai réuni mon bureau d'étude, mais également le service des moyens à dispositions et le responsable du magasin des pièces détachées ... bon.... dans les faits j'ai trouvé dans mon fourbi, un motoréducteur de type lève-vitre en courant continu, une petite platine PWM pour moteur CC (une breloque asiatique à 3€ de), une alim de récup d'un pc portable hs, une boite de dérivation, un peu de matériel électrique et quelques chutes de matières pour assembler tout ça.
L'axe du motoréducteur est rainuré et une clavette est entrée forcée... Le volant du petit chariot démonté, je l'ai réalésé sur une partie de sa profondeur, avec pour référence l'alésage de la vis du chariot (histoire d'être concentrique), puis usiné et broché une liaison qui restera à post sur le petit chariot.
Le volant réalésé
La liaison
ensuite fabrication d'un canon de brochage car le diamètre de l'axe du moteur est exotique..
Brochage
Puis on termine la pièce de liaison sur la perceuse fraiseuse.
Et l'adaptation du volant d'origine bien entendu
Une clavette ajustée pour rentrer forcée dans son logement, de façon à ce qu'elle ne se barre pas à chaque montage/démontage
Et l'usinage d'une manette qui pour être montée ou démontée très rapidement.
J'écris rapidement ce petit post sur une motorisation du petit chariot. Je m'y suis résolu suite à la demande de plus d'explication pour d'un ou deux copains, dont des membres du forum.( je pense qu'il y a déjà de nombreux exemples sur le forum, mais comme je n'ai pas réussi à trouver grand chose, mis à part celui qu'a réalisé @gustavox sur un post d'usinage d'un outil à attachement conique...)
Mais pour revenir à l'essentiel, dans l'usinage dès que l'on commence à vouloir réaliser des pièces variées et sympa, les portées coniques et les alésages coniques deviennent des opérations plus que ponctuelles, voir récurrentes.
Dans ce cas il existe à ma connaissance deux façons de procéder:
- Soit l'on possède un appareil à tourner conique (la solution la plus indiquée bien entendue), et l'on peut pratiquement tourner tout type de cône de toute longueur. Si le tour n'en n'est pas équipé, cet accessoire est réalisable sans difficultés qui ne soient insurmontables. Plusieurs exemples de construction d'appareil à tourner conique réalisés par des membres sont d'ailleurs consultables sur le forum. Le hic dans mon cas, c'est que le tour est adossé à un muret et équipé d'un pare copeaux. L'accès par le coté opposé à l'opérateur est donc impossible. Quand à l'installer et/ou le régler de par le coté opérateur, il me manque 20 cms de longueur d'avant bras pour pouvoir y arriver ( on se ne moque pas des gars sympas qui mesurent moins 1m70 hein?!
- Soit en réglant l'angle du petit chariot et en gérant son avance manuellement. Mais c'est là que le bas blesse! personnellement tourner rond et à vitesse parfaitement constante, cela m'est difficilement réalisable sans quelques approximations qui sont immédiatement révélées par l'état de surface du cône. Mais à dire vrai, je pense qu'à un certain niveau de qualité des états de surfaces, on en est tous réduit à des résultats inférieurs à nos attentes, ou plutôt à ceux nécessaires...
Dans ce cas, une solution intermédiaire s'offre à nous les bricolos du dimanche, la motorisation du petit chariot. en prérequis il faut une course de petit chariot acceptable et la possibilité de régler au mieux les jeux du déplacement. dès lors il ne reste plus qu'à trouver comment pouvoir greffer une motorisation parfaitement à l'axe de la vis du chariot. Bien entendu il faut un système de couplage rapide simple et répétable!
Ensuite j'ai réuni mon bureau d'étude, mais également le service des moyens à dispositions et le responsable du magasin des pièces détachées
L'axe du motoréducteur est rainuré et une clavette est entrée forcée... Le volant du petit chariot démonté, je l'ai réalésé sur une partie de sa profondeur, avec pour référence l'alésage de la vis du chariot (histoire d'être concentrique), puis usiné et broché une liaison qui restera à post sur le petit chariot.
Le volant réalésé
La liaison
ensuite fabrication d'un canon de brochage car le diamètre de l'axe du moteur est exotique..
Brochage
Puis on termine la pièce de liaison sur la perceuse fraiseuse.
Et l'adaptation du volant d'origine bien entendu
Une clavette ajustée pour rentrer forcée dans son logement, de façon à ce qu'elle ne se barre pas à chaque montage/démontage
Et l'usinage d'une manette qui pour être montée ou démontée très rapidement.