Sauf erreur de ma part, un moteur diphasé utilise deux bobinages identiques, alimentés avec deux tensions de même valeurs. Ils sont beaucoup plus rares.
Il me semble que la différence entre bobines est très marquée sur les moteurs câblés pour un sens unique de rotation (perceuse à colonne pour rester dans le sujet original
). La résistance aux bornes des bobinages est alors nettement différenciée :
Déjà moins évident sur un touret :
Un peu plus évident sur un backstand :
Mon expérience (restreinte) semble indiquer que ce n'est pas du tout aussi évident pour certains moteurs tournant dans les deux sens, par exemple sur un tour :
4,2 Ohms pour 3,6 Ohms ce n'est pas vraiment discriminant. Au point où je me demande si la différence n'est pas celle de la tolérance de fabrication des bobines ?
Pour info, le diphasé c'est ça :
Ou plutôt c'était ça quand ce type de "courant" était distribué par les fournisseurs d'électricité, on en a parlé un peu sur ce forum.
Deux phases en quadrature, pour tourner dans le sens souhaité et sans rupture complète de motricité au démarrage. Ce qui m'évoque le calage à 90° des manetons des machines à vapeur à deux cylindres double effet (on ne refait pas...).
A priori, l'apparition des condensateurs modernes (presque fiables et à un coût acceptable) a permis de se dispenser de ce type particulier d'alimentation. C'est le condensateur en série sur le deuxième bobinage qui crée la deuxième phase "en quadrature".
Et dans leur grande sagesse, les fabricants de moteurs ont toujours préservé l'accès à ce condensateur monté "en verrue", en cas de panne.
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