usinage céramique à cru

g0b
Compagnon
20 Janvier 2014
1 276
C'est une science compliquée...
Dans l'industrie, c'est toute une gamme de problèmes que l'on ne rencontre pas dans l'usinage "classique" (stratégies d'usinage très particulières, fraises boules uniquement, conditions de coupes ultra fines, usure à vitesse grand V des machines à cause de l'abrasivité, arrosage interdit, bridage compliqué, evacuation des "copeaux" compliquée mais cruciale, prise en compte du retrait à la cuisson...)
 
osiver
Compagnon
7 Septembre 2013
10 370
Que voulez-vous dire par "à cru" ? Sans arrosage ?
Attention à ne pas tenter d'usiner des céramiques de récupération, possibilité qu'elles soient en oxyde de béryllium, poussière mortelle ... :sad:
 
Marmar
Nouveau
14 Mars 2018
19
  • Auteur de la discussion
  • #8
Bonjour, quand on parle d'usinage "à cru", on parle d'usinage de céramique avant cuisson, aprés cuisson, deux stades existent: pré-frittée (900°) et frittée (a 1500°).

Et en effet, à la cuisson il y'a un phénomène de rétractation.

Avez-vous de l'expérience dans le domaine G0b?

Bien cordialement :).
 
joumpy
Compagnon
8 Octobre 2009
1 486
38: Grenoble
2 méthodes
1°) avec une pâte (donc encore pas mal d'eau), ça s'apparente au travail de potier. On met un couteau sur l'outil du tour vertical et c'est parti pour des prises de passe de 10 mm. C'est comme ça qu'on fait des isolateurs pour la haute tension: CERALEP. Ensuite, on cuit avec un palier long à 80°C pour se débarrasser de l'eau en douceur.

2°) avec un bloc compressé, c'est plutôt comme un château de sable: on n' enlève pas des copeaux, mais on remet la poudre dans son état fractionné. Ce sont plutôt les prothésistes dentaires qui font ça. ensuite, on cuit et on reprend le brut à l'outil diamanté si nécessaire.

Dans les deux cas, les machines souffrent car les produits sont très abrasifs, très durs et finement divisés donc se baladent partout!
Nous avons tué un centre DMG en moins de 6 mois avec de la céramique et du verre. Il y avait pourtant filtration + centrifugation de l'huile de coupe.

Et on appelle ça de l'usinage à vert parce qu'en anglais ça se dit green machining... Mais rien à voir avec la couleur: traducteur de merde!
 
Marmar
Nouveau
14 Mars 2018
19
En ce qui me concerne, j'usine des blocs compressé de céramique crue.

Je suis encore en phase de test, je cherche le bon compromis entre outils nu ou avec revêtement, grande passe ou petite passe, grande VC ou petite, grand FZ ou petite, les résultats sont aléatoires c'est assez perturbant.
 
joumpy
Compagnon
8 Octobre 2009
1 486
38: Grenoble
Au lieu de te baser sur le bruit et la couleur du copeau comme habituellement, fais des vidéos de la sortie de poudre des rainures de l'outil pendant qu'il travaille. La pluie de poudre est LE paramètre important de ce genre d'usinage...

Pour démarrer, outil à angle vif, donc pas de revêtement. Les revêtements intéressants sont dans la goujure pour faciliter la glisse de la poudre, pas du tout la même problématique que du copeau!

Fais quelques usinages dans des conditions différentes, passe les échantillons en cuisson/frittage et coupe les en 2 pour examen sous microscope. C'est le seul moyen de détecter les fissures.
 
g0b
Compagnon
20 Janvier 2014
1 276
Bonjour,

Quel genre de problématique rencontrez t'il ?

D'avance, merci
C'est essentiellement lié à la fragilité du matériau qui ne supporte pas les vibrations, les recollage de matière, ...
Donc il faut des géométries d'outil particulières (Pas d'angle vif sur l'outil, donc pas de fraise 2T !), évacuer les copeaux sans abimer la surface pour éviter le recollage, ne pas arroser évidemment, des conditions de coupes spécifiques (idéalement, arriver à synchroniser l'avance avec la fréquence de rotation selon la surface usinée pour annuler le faux rond et les vibrations de la fraise), alterner les passes d'ébauche et de finition sur les parties fragiles, etc...
 
Haut