fraiseuse SYDERIC SF 120 UB

Alainkoe
Ouvrier
27 Octobre 2009
285
Châlons-en-Champagne 51
  • Auteur de la discussion
  • #1
Bonjour à tous,

Voilà, je me décide à lancer ce sujet, en espérant que celui-ci puisse apporter quelque chose pour ceux qui s'intéressent aux fraiseuses de la marque Syderic. Je me suis mis à l'usinage très récemment, sans aucune expérience préalable en la matière, mais très intéressé par la richesse de cette discipline, et bien entendu désireux de réaliser moi-même de multiples pièces et montages. J'ai ainsi acquis d'occasion un tour à métaux d'établi, puis, très rapidement, une petite fraiseuse d'établi (une Optimum BF 20 vario). Sans doute cette configuration pouvait elle être suffisante à mes besoins, mais, "fièvre usinages" aidant, je continuais de chercher de machines un peu plus pro... pouvant trouver néanmoins place dans mon petit garage.
Aussi, dans ebay, j'enchérissais sur une fraiseuse Sydéric SF 120 UB, à tout hasard, mais remportais l'enchère, pour une somme (modique même avec les frais de déplacement, je le sais maintenant) de 402 euros...
Sur place, démontage nécessaire pour séparer socle et fraiseuse, efforts supplémentaires pour rentrer le tout dans ma Dacia MCV : inquiétudes mais finalement tout rentre. Sans compter les "bonus", à savoir les divers compléments d'outillage en SA30, les éléments de bridage, mais surtout les chutes (plaques, tubes, barres, profilés) en alu et en métaux ferreux, et une armoire d'atelier atelé sur la galerie. Retour anxieux, quelques centaines de kilomètres à surtout ne pas rouler trop vite, vu la charge, sans doute limite...

Voilà, l'histoire commence ici, une fois les éléments arrivés dans mon garage (cad l'atelier...).

Premières photos : vues générales de la fraiseuse après son son arrivée (couleur verte qui n'est pas d'origine) :



et d'un peu plus près :



Maintenant quelques détails :

La table et l'étau


Une vue de la partie basse, table et socle, contacteurs, affichage de sécurité...


La plaque rivée au socle : y a de l'aéronotique là dedans ?


La tête : on peut constater que manque le graisseur...


Avec un peu plus de recul :


Vue de la partie gauche


Le contacteur de sécurité associé au couvercle


La base de la colonne : à nettoyer, c'est clair


Une vue de la partie droite
 
dranguila
Compagnon
27 Février 2010
642
la ville rose
elle est superbe c'est vrai que tu as eu de la chance et 400€ pour un modèle comme celui ça vaut le coup
au boulot on a une S40 un gros modèle robuste
j'en voit souvent mais des toutes petites
la tienne c'est la 2 eme que je dirais robuste que j'ai vue
c'est un très bel achat que tu as fait là
amuse toi bien avec elle tu seras épatés par les capacités en perçage et taraudage que tu peux realiser avec elle
par contre ce qui est du fraisage je ne me prononce pas moi j'ai plus l'habitude des hurons :wink:
 
Alainkoe
Ouvrier
27 Octobre 2009
285
Châlons-en-Champagne 51
  • Auteur de la discussion
  • #3
Suite de la présentation générale...

La plaque, bien usée...


Les poulies...


La poulie intermédiaire, avec un "pet" alarmant... mais qui ne devrait pas poser de problème, car j'envisage par la suite un pilotage avec variateur électrique, avec une transmission directe


Vue sur l'ensemble Comodec


Etat du vernier pour l'axe X


idem pour l'axe Y


idem pour la partie gauche pour l'axe X
 
Alainkoe
Ouvrier
27 Octobre 2009
285
Châlons-en-Champagne 51
  • Auteur de la discussion
  • #4
Merci dranguila pour ta réaction immédiate !

Cette fraiseuse est en SA 30, certes un peu moins honorable que le SA40 et SA50, mais déjà autre chose que les CM. Impression de robustesse et stabilité accrue, mais surtout, il est vrai, dès que j'ai manipulé un peu l'engin , j'ai eu une toute autre impression qu'avec l'Optimum : fluidité, stabilité, précision... bref, un bonheur !
Mais l'occas n'est pas plug and play, et j'ai du pain sur la planche pour en profiter plainement, comme les infos à venir l'illustreront.
 
Alainkoe
Ouvrier
27 Octobre 2009
285
Châlons-en-Champagne 51
  • Auteur de la discussion
  • #7
Donc la suite, ave d'abord deux photos complémentaires pour la tournée d'inspection de la machine, brute de livraison :

La plaque moteur


les outils vendus avec


Une fois le tour fait, et revenu de mes impressions de machine peut être un peu trop grande pour mon atelier, je décide d'en faire un bilan du point de vue de la connectique electrique. Là se précisent les déceptions les plus importantes.

Le boitier arrière, fusibles et transfo pour les alim 12/24 V. Un des socles avait été cassé, lors du démontage avant chargement


La plaque du transfo 110/220V >>> 12/24V


Pour le moteur, boitier de connection ouvert :


idem pour le boitier de sécurité avec le couvercle


et enfin, les contacteurs


Après avoir observé tous ces éléments, pris des mesures entre différenbts points et renseigné un shéma de branchements éléctriques, il est apparu que toute la conectique interne de la fraiseuse n'était plus en état, une partie des enrobages isolants étant tout simplement anéantie.

Par exemple, au niveau des interrupteurs moteur/éclairage :


Pour poursuivre sur le dispositif d'éclairage intégré :



Crasse, dissolution et destruction des enrobements isolants, etc., deuis le contacteur de sécurité pour le changement de courroies jusque tous les dispositifs (interrupteurs, moteur, douille d'éclairage, ...)

Du coup : suppression totale de toute la connectique, avec pour objectif de définir un nouveau shéma intégrant un éventuel changement de moteur et un variateur, donc une autre logique de distribution et de sécutité.
 
Alainkoe
Ouvrier
27 Octobre 2009
285
Châlons-en-Champagne 51
  • Auteur de la discussion
  • #8
Je ne savais pas, bien entendu, red_is_dead, que nous étions en concurrence !
Bon, le sort en a été jeté.
Merci pour ton fair play, la lutte n'a pas été si simple que cela. Tu verras que le cadeau a nécessité un peu plus d'investissement qu'estimé au départ !
Mais je ne le regrette pas, ça c'est sûr !
 
cf63
Compagnon
13 Juillet 2008
1 794
Clermont Ferrand
Perceuse SYDERIC

Bonsoir

Bravo pour cet achat, rien que l'outillage avec étau représente plus de la moitié du prix d'achat.
Partie électrique:
Je vois un contacteur télémécanique (peut être en 24v, ce qui serait très bien) sur le moteur de broche.
il est donc inutile de conserver l'interrupteur à bascule d'origine, d'autant que les isolants sont naz (tout à fait classique pour l'époque)
Il faut donc remplacer cet interrupteur tripolaire par un bouton poussoir marche et arrêt (sur une petite tôle à l'endroit de cet ancien inter tripolaire)
Ce ne sont que des suggestions.
cordialement
 
Alainkoe
Ouvrier
27 Octobre 2009
285
Châlons-en-Champagne 51
Toute suggestion est utile, cf63

Pour la partie éléctrique, rien n'est encore décidé. La solution d'un variateur est retenue actuellement, mais je ne sais pas encore si je m'oriente vers une solution spécifique pour la fraiseuse, ou qq chose qui serait étendue à l'ensemble des machines dont je dispose (vu le prix d'un variateur).
Même si mon état d'esprit est de respecter au maximum les machines dans leur état d'origine, je suis bien concient que leur utilisation optimale nécessite un certain nombre de concessions.
 
KY260
Compagnon
17 Août 2008
6 630
89
dranguila a dit:
par contre ce qui est du fraisage je ne me prononce pas moi j'ai plus l'habitude des hurons :wink:
j'ai un peu bossé avec des machines similaires, pour peu qu'on ne leur demande pas l'impossible, ce sont des machines tres efficaces, surtout dans les alliages legers.
dans les aciers, ne pas prendres des passes de ginglé(ce ne sont pas des hurons), mais elles fonctionnent tres bien.
sur un tourteau de 40mm, prendre 1.5mmm de passe et roule, ça va tres bien.
 
Alainkoe
Ouvrier
27 Octobre 2009
285
Châlons-en-Champagne 51
merci pour tes infos KY260,

Je retiens tes suggestions car je ne suis pas fixé sur la solution électrique, et en particulier ne suis pas encore positionné sur une alim générale permettant de faire fonctonner à la fois tour et fraiseuse, ou autre chose permettant de faire fonctonner chaque machine séparément. Avec un variateur, il y a des dispositifs que l'on doit abandonner... notemment ceux en amont. J'aimerais conserver néanmoins à cette fraiseuse son "look" originel au mieux. Mais bon, on verra... l'important est qu'elle tourne...
 
Alainkoe
Ouvrier
27 Octobre 2009
285
Châlons-en-Champagne 51
On ressère l'approche : démontage mécanique

Le principal problème, comme d'autres usineurs sur le forum (voir sujets à ce propos) a été de dégager les poulies . La mienne portait d'évidentes traces de tentatives de forçage dans le sens de rotation habituel (comme les vis les plus standart), ce qui s'est traduit par une plus grande difficculté à les démonter (blocages, usures). Or il s'est avéré que les deux poulies (directe et intermédiaires) sont à déboquer selon le sens horaire (sens inverse que traditionnel). Je n'ai pas de photos pour ces étapes douloureuses, qui ont nécessité l'adjonction généreuses de WD-40 le chauffage au chalumeau des poulies (en alu, confection d'outils spécifiques adaptés) qui se sont finalement bien désolidarisées des axes en acier.
Après cela donc, état du dessus de la tête après retrait des poulies, crasseuse, et peu présentable :


Là, vue générale, côté droit, de la tête, après dépose du couvercle et premiers essais de décapage :

Côté gauche, après retrait de étiquettes et du vernier de descente.

Côté droit, retrait des tiges du croisillon.


Dépose de l'ensemble Comodec qui est bien pris dans les copeaux :


idem pour la transmission :


et après retrait du croisillon :



et après désolidarisation du bouchon, apparaît le ressort


ressort après retrait du bouchon :
 
Alainkoe
Ouvrier
27 Octobre 2009
285
Châlons-en-Champagne 51
Voilà la fin du démontage de la descente de broche.
L'arbre extrait :


et les deux ouvertures de part et d'autre, côté croisillon :


et côté vernier :


Je passe ensuite quelques étapes. L'ensemble de la tête est dégraissé, décapé à la brosse circulaire. Quelques zones sont nettoyées jusqu'au métal, les autres apparaissent saines et je me suis arrêté à l'apprêt rougeâtre antirouille d'origine. Vu le nombre d'heures passées, se pose alors la question de jusque où pousser le traitement de surface. Je fini par renoncer à chercher le poli d'une machine neuve (apprêt, ponçage, etc.) pour me contenter du minimum : deux couches de minium gris, puis peinture bleu clair à la bombe (peinture pour métal du commerce). Le bleu choisi est plus saturé que celui d'origine, je laisserais l'intérieur de l'ensemble Comodec (en alu, donc pas concerné par les phénomênes d'oxydation) sans traitement, de manière à conserver une référence de la couleur d'origine au cas où. Les plaques ont été retirées pour que le traitement soit intégral.

Quelques photos de la tête en cours de peinture. Elle est laissée pour l'instant sur la colonne, pour des raisons de facilités, car j'ai vraiment peu de place dans mon garage, tous mes autres outils sont "entassés" au fond pour avoir le maximum de place :



 
Alainkoe
Ouvrier
27 Octobre 2009
285
Châlons-en-Champagne 51
Une fois tout cela sec, j'ai utilisé une petite grue d'atelier pour soulever la tête, la désolidariser de la colonne, puis la déporter afin d'en extraire le ressort. Celui-ci, détendu, est à peu près deux fois plus long que la colonne qui l'abrite :



On image donc bien le problème et les incidents auxquels ont été confrontés des collègues lors du démontage de machine comparables, lorsqu'ils ont tenté de démonter la base de la poulie intermédiaire sur laquelle fait pression le ressort. Avant démontage avec ressort sous pression, je conseille de bien parcourir les discussions sur usinage à ce sujet pour ne pas risquer l'accident grave.

La colonne est dégraissée à son tour, puis soigneusement nettoyée à la toile émeri très fine et au tampon à récurer la vaisselle (ainsi que le logement dans la tête). les mouvements de descente étaient très durs, en raison non seulement d'une légère oxydation superficielle, et d'un durcissement des matières graisseuses, mais également de coulures de peinture, comme celle, en cours de décapage, visible au milieu de la photo :



Au passage, il faut noter que la crémaillère, posée sur l'étau de la photo précédente, est libre et vient prendre appuit dans les gorges à la base de la colonne. La colonne cylindrique permet de tourner à 180° la tête et de réaliser ainsi des opérations qu'il n'est pas possible d'envisager avec une colonne prismatique.
 
La dernière réponse à ce sujet date de plus de 6 mois
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