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  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion david-74
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salut, tu n'as pas peur que avec le travail du bois ça tire sur la queue d'arronde et l'arrache?
- Ne lui fais pas peur !!! bien sûr ça va traviller au séchage mais ce sera très progressif donc les deux pièces de l'assemblage vont se déformer progressivement et se "marrier" vers une position finale , c'était le cas aussi sur les vielles charpentes bois
- Au pire si ça vieillit mal il ajoutera les équerres et les liens métalliques boulonnés que l'on trouve aujourd'hui
 
non je n’ai aucune crainte quand a l'arrachement j'en ai déjà fait sur des charpentes et pas de soucis.c'est un système breveter quia fait ses preuves et les solives seront en nombre suffisant pour tenir les contraintes
 
mon père étant déjà équiper,j'en profite.il a été menuisier pendant 30 ans a son compte moi je suis un tout petit joueur dans ce domaine
 
Pour ceux qui veulent copier se système, il faut prévoir la grosse défonceuse qui accepte les fraises en queue de 12 mm
 
Pour les queues d'arondes sur les solives , sur la longueur de celle çi ça ne varie pas , sur l'autre poutre , si ç'est sec , très peu , ce n'est pas du chêne ( fraichement débité) Il faut voir comment sont faits les montages , même si personnellement j'aurais fait autrement .
Sur la section , une poutre de 30x30 que j'avais acheté en scierie , en quelque années , elle avait perdu dans les 15 mm sur le section , je ne sais pas depuis combien de temps l'arbre avait été coupé , mais quand j'ai fait mes mortaises , au ciseau , très agréable a réaliser et le bois était ' juteux" a point pour le bosser.
Par contre j'avais fait des mortaises dans de la poutre acheté au même endroit , 4 ans avant , " de l'acier"!!!!! le bordel pour faire les mortaises . mais résultats meilleurs après quelque années .
Pour le chêne , parfois , même avec des pattes , des vis , si il a envie de travaillé , ça arrache tout et selon l'endroit
, ça casse ,pour moi pas la peine de me foutre des vis pour que j'arrête de bosser , une chaise , une bouteille de pif , et je ne bouge pas d'un poil
 
- Je me demande souvent comment va évoluer la charpente de Nôtre-Dame, réalisée avec du bois vert , je crois qu'autrefois les anciens laissaient le bois vieillir avant de le travailler
 
le bois a été scier en décembre ,livrer en février et a déjà fait une très grande partie de son retrait il ne devrait plus bouger de grand chose
 
Et puis , c'est de la charpente , pas de l'ébénisterie , et non plus de la charpente de marine , et non plus pour faire des écluses
J'avais fait des appuies de fenêtre en chênes , ajusté au mm , après quelque années , s'était beau , mais moins que quand ça venait d être fait, donc dés le départ faire très correcte et accepter les défauts qui vont suivre 2ou 3 ans après , ou bien utiliser du chêne " sec" et! aussi , demander l'avis a un vrais pro .
Le tout , le fait que sur la longueur ça ne bouge pas , ça limite les inquiétudes
 
- Je me demande souvent comment va évoluer la charpente de Nôtre-Dame, réalisée avec du bois vert , je crois qu'autrefois les anciens laissaient le bois vieillir avant de le travailler
Je pense que vue le travail qui a été fait , ils devaient surement savoir choisir le bois ?? enfin! j'espère , car des " tailleurs de pierres , avaient depuis des dizaines d'années œuvrés avec du mortier de ciment , mortel pour la pierre ( les architectes l'ont quand même admis pour ce qui est de Notre Dame , mais pratiquement toute les restaurations , sont faite au ciment , cancer pour la pierre!!!
 
- Je me demande souvent comment va évoluer la charpente de Nôtre-Dame, réalisée avec du bois vert , je crois qu'autrefois les anciens laissaient le bois vieillir avant de le travailler
Pas les charpentiers et on peut faire confiance à ceux qui sont intervenus sur Notre Dame, c'est pas les plus mauvais.......Maintenant avec les techniques modernes type lamellé-collé, je pense que les pratiques sont très différentes, mais ce n'est pas ce qui a été fait sur Notre Dame.
 
De mémoire, dans les temps anciens, on respectait l'orientation (boussole) des bois, c'était aussi le cas des pierres de taille, notamment pour le calcaire (comme les pierres de taille extraites des carrières de St Maximin à côté de Creil, entre autres)
 
Je n'ai jamais entendu parler de cela, mais je ne suis pas un spécialiste de la charpente, ni de la taille de pierre d'ailleurs.
 
Je me demande souvent comment va évoluer la charpente de Nôtre-Dame, réalisée avec du bois vert , je crois qu'autrefois les anciens laissaient le bois vieillir avant de le travailler

la charpente originelle de la cathédrale (construite au XIIIe siècle et surnommée « la forêt ») n'a pas été séchée avant son montage . Les artisans de l'époque ont délibérément utilisé ce qu'on appelle du bois vert, c'est-à-dire du bois fraîchement abattu.

Le processus des bâtisseurs suivait un calendrier bien rodé :
  • Un abattage hivernal : Les chênes (des arbres relativement jeunes, de 60 à 80 ans en moyenne) étaient coupés en hiver, durant la période de repos végétatif, lorsque la sève est au plus bas.
  • Un équarrissage immédiat : Les troncs étaient taillés à la hache (la doloire) presque aussitôt après la coupe. Le bois vert étant encore tendre et gorgé d'eau, il était infiniment plus facile à façonner. Si les charpentiers avaient attendu que le chêne sèche, il serait devenu dur comme de la pierre, émoussant ou brisant leurs outils.
  • Un séchage in situ (sur place) : Une fois les poutres taillées, ajustées et marquées au sol, la structure était levée et installée directement au sommet de la cathédrale. Le véritable séchage s'est donc fait à l'air libre, au cœur même du monument, sur plusieurs années.
Loin d'être un compromis ou un manque de temps, cette technique offrait un intérêt structurel majeur :
  • En séchant lentement une fois la charpente montée, le bois subit un léger retrait naturel.
  • Ce phénomène de rétractation vient verrouiller les assemblages (les tenons et les mortaises). Les pièces de bois se resserrent et se coincent les unes dans les autres, rendant la structure de plus en plus solidaire au fil des ans.
  • De plus, le fait d'équarrir le tronc à la hache permet de suivre scrupuleusement le fil naturel du bois, ce qui l'empêche de vriller ou de fendre de manière destructive pendant son séchage en altitude.
C'est d'ailleurs cette méthode médiévale, validée par les historiens et les archéologues, qui a été fidèlement reproduite par les compagnons charpentiers pour rebâtir la nouvelle charpente de la cathédrale.
 

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