Je vais quand même essayer de mettre des photos.
L'usure des pentes du Vé, là où le contact doit s'établir, se traduit par une diminution de la largeur du méplat du sommet de ce Vé, là ou il y a du jeu et donc pas d'usure. On doit voir une différence de largeur de ce méplat entre la zone de travail habituelle près du mandrin, et celle où on ne va pas souvent, au plus loin opposé au mandrin.
On devrait voir aussi des traces de frottement là ou il ne devrait pas y en avoir, sur les plans à côté du Vé de guidage du traînard (Vé côté tablier, au dessus de la crémaillère), là où il devrait y avoir du jeu.
Ce premier examen visuel devrait confirmer le diagnostic, et éventuellement permettre de statuer sur la suite à donner.
Concernant la proposition de
@copeaudacier , j'avoue avoir du mal à l'imaginer en pratique.
Sur les tours à banc prismatique "normalement conçus", c'est le Vé côté tablier qui assure une liaison pivot long qui empêche la rotation du trainard en vue de dessus. La raison de ce choix est que les forces qui permettent le coulissement du trainard s'exercent sous ce Vé, soit par l’engrènement du pignon sur la crémaillère, soit par le couplage sur la vis mère. On minimise ainsi le couple tendant à faire pivoter le trainard en vue de dessus.
Aller chercher en face le Vé de la poupée mobile, c'est un peu comme vouloir ouvrir un tiroir en le tirant sur un côté, ça peut coincer. Ou en tous cas, on va créer des forces de réaction supplémentaires qui ne vont pas dans le sens de la robustesse à long terme des guidages.
Voilà les réserves qui ne sont que celles d'un "rat de bureau d'étude".
Une idée serait peut-être de rehausser le trainard avec des patins en Turcite sur le guidage en Vé ?