valeur de tension trouvée à partir de savante déduction
c'est trop d'honneur pour une simple règle de trois (comme on disait avant...)
largeur de la lame.
Épaisseur de la lame.
Voir même peut-être la longueur ? ....
ce n'est sûrement pas une science exacte, mais on peut toujours adapter la valeur de tension à la section de la lame (une simple proportion), et pour une longueur différente du brin de mesure, pareil, simple ,proportion. Maintenant le résultat n'est pas garanti, c'est juste une base qui n'est pas idiote. Car ce qui compte c'est d'être netre deux valeurs maxi et mini: la valeur maxi pour ne pas trop contraindre la lame, et la valeur mini pour que la lame ne patine pas sur le volant moteur avec l'effort de coupe. Or celui-ci dépend fortement (et même uniquement) des conditions: nombre de dents en prise, avance, nature de la matière sciée, et on peut ajouter l'état d'usure des dents, qui peut jouer dans les deux sens (*) . Il peut donc y avoir une extrême variabilité de cet effort, et une valeur de tension peut conv"enir à l'un et pas à l'autre, l'expérience joue un grand rôle là-dedans, avec l'expérience on "sent" un peu mieux quand la situation est plus difficile et ça aide à éviter des sauts de lame, même si ce n'est pas toujours....
(*) je m'explique:
quand la scie repose sur la pièce à scier avec une certaine force, si les dents sont acérées, elle peut engager trop vite et du coup augmenter beaucoup l'effort de coupe, jusqu'à un incident de marche, par exemple patinage suivi d'un saut de lame avec ou sans casse de dents.
Pour ma part voilà des années que je procède par avance régulière (comme en fraisage), et j'ai beaucoup diminué les incidents de ce type. Avec ce type de coupe, comme on prend la même épaisseur de copeau, l'effort de sciage sera moins élevé avec des dents neuves, et plus élevé avec une lame usagée.
Autre point dont nous n'avons pas parlé, qui concerne la contrainte dans la lame.
L'enroulement autour des volants crée bien entendu une contrainte de tension sur l'extrados, et une compression à l'intrados, qui s'ajoutent algébriquement à la contrainte de tension que l'on mesure. On la calcule facilement avec l'épaisseur du ruban et le rayon d'enroulement sur les volants. Dans mon cas, volant de rayon 165 épaisseur de lame 1 mm (j'arrondis) cela fait une contrainte à ajouter de l'ordre de
21000*0.5/165 = 64 daN/mm2, soit une contrainte BEAUCOUP plus importante que celle due à la tension que l'on applique. D'où l'intérêt d'avoir de gros volants.....et des lames pas trop épaisses et résistantes...!
Il s'agit en plus d'une contrainte de fatigue alternée qui je pense est la cause principale des ruptures de ruban, à partir d'une fissure transversale.
Tout cela sauf erreur de ma part, mais je ne vois pas où le raisonnement serait foireux.