Dureté ? Rigidité ? Résistance ? Résilience ? Quelle différence ?

g0b
Compagnon
20 Janvier 2014
1 278
le coup du fil de fer c'est de l’écrouissage local : la matière est durcie mais aussi fragilisée et au pliage dans l'autre sens il se créé une fissure; qui progresse à chaque fois
Tout à fait. Ca n'a rien à voir avec une rupture de fatigue (qui se manifeste pour des sollicitations inférieures à Re et sur un nombre de cycles de l'ordre du million)
 
g0b
Compagnon
20 Janvier 2014
1 278
Sans entrer trop dans les détails, effectivement on trouve des vitraux de cathédrales plus épais en bas qu'en haut. Ca ne prouve pas que le verre coule ! Il semblerait qu'à l'époque on ne savait pas faire de plaques de verre d'épaisseur constante (c'était plutôt des disques un peu plus épais au centre, et recoupés). Et dans les vitraux, la règle était de mettre systématiquement la partie la plus épaisse en bas (je ne sais pas si c'est pour des raisons optiques, mécaniques ou les deux).
 
yvon29
Compagnon
31 Juillet 2012
3 121
FR-77250 Fontainebleau
Bonjour


..... rupture de fatigue (qui se manifeste pour des sollicitations inférieures à Re et sur un nombre de cycles de l'ordre du million)
Oui la fatigue se fait sous sollicitation ( efforts , contraintes.... ) qui varie ... de manière cyclique.
Par exemple démarrage / arrêt d'une machine : cycle 0 / +
Mais aussi augmentation / diminution du chargement sans revenir à 0 de contrainte : cycle + / + (ralentir / accélérer un moteur...)
Il y a aussi des cycles - / + (typiquement le vibratoire...)

Evidemment la durée de vie est différente suivant le cyclage ...

La fatigue peut s'étudier au dessus de 1000 cycles :
- En dessous de 1000 c'est vraiment aléatoire.
- Et au dessus de 10 millions (pour la plupart des métaux) la courbe est à 2% au dessus de son asymptote à l'infini ...
Plus simplement : si la pièce testée n'a pas fissuré à 10**7 cycles , en prenant ensuite une marge de 2% , elle ne fissurera jamais...

Pour vérifier il faut faire une étude statistique (méthode de l'escalier - staircase dans la littérature ).

A suivre
 
serge 91
Lexique
18 Février 2010
5 389
FR-91 Brétigny sur Orge
! Il semblerait qu'à l'époque on ne savait pas faire de plaques de verre d'épaisseur constante (c'était plutôt des disques un peu plus épais au centre, et recoupés).
A ma connaissance, la méthode de l'époque consistait à souffler un cylindre, à le couper en longueur et à l'étaler sur un "marbre", donc, épaisseur aléatoire...
De plus, même si c'est vrai, de combien ? (un micron ou 1 mm)
 
joumpy
Compagnon
8 Octobre 2009
1 488
38: Grenoble
Le fluage du verre à 20°C: niet, les constantes de temps sont énormes.
Maintenant, les premiers verres fabriqués (les vitraux de cathédrale) étaient d'une composition approximative et en tous cas avec beaucoup d'additifs destinés à baisser la température de ramollissement pour le travailler plus facilement. Du coup les constantes de temps sont plus faibles... Mais du fait de la fabrication approximative qui devait privilégier la répartition de la teinte par rapport à l'épaisseur: ouste les preuves.

Pour le panneau de verre de @fredcoach , je vois plusieurs facteurs aggravant:
1°) l'écartement de 1m60 qui augmente la contrainte sur le verre
2°) l'épaisseur du verre probablement faible du panneau pour des raisons de transmission du rayonnement qui augmente encore la contrainte
3°) Le fait qu'un panneau solaire nécessite du soleil donc une température plutôt élevée
4°) Le fait que le silicium de panneaux solaires est de couleur noire donc température encore plus élevée.
Ce ne serait donc pas du fluage pur mais du fluage sous charge et loin des 20°C...

L'une des applications les plus bluffantes du verre concerne les plaques vitrocéramiques: le verre n'a aucune chance de résister à un choc thermique pareil, la céramique non plus, mais en dosant précisément la quantité de cristaux dans le verre: ça marche! Par contre, ça reste du verre, donc pas de marteau...
Dans les plastiques, on sait doser les longueurs de molécules pour avoir la température de transition vitreuse que l'on souhaite et donc ajuster les propriétés mécaniques... toujours dans une certaine mesure!
 
lion10
Compagnon
7 Mai 2010
4 389
Bonjour

Pour le fluage de l'acier et du fer si je comprends bien comme c'est en rapport avec la température de fusion élevée on devrait en pratique l'oublier sauf environnement particulier..

Pour le plastique concernant le fluage il est dit que cela arrive à température ambiante, je suppose que c'est parce que la température de fusion du plastique est faible et qu'en appliquant un coefficient à celle ci on atteint une température inclue dans les gammes climatiques suivantes assez courantes disons par exemple [0 70°c], voire [-55 °c , +125 °c].

Puisqu'il n'est apparemment pas question d'effort sauf erreur, une plaque de plastique va se transformer même laissée sur une table, sa surface va augmenter si le fluage crée une diminution de l'épaisseur ou l'inverse; en effet je suppose que le volume ne diminue pas mais que la forme est déformée, il y a vraisemblablement une conservation de la matière n'est ce pas ?
Si l'environnement est froid que va -t-il se passer, la matière se contracte et cet effet prédomine par rapport au fluage qui n'agit qu'en température positive ?

Le fluage du plastique s'accompagne -t-il du changement de l'aspect de la matière décelable au toucher je pense notamment à une matière plus collante au toucher ?

cdlt lion10
 
g0b
Compagnon
20 Janvier 2014
1 278
Pour le fluage de l'acier et du fer si je comprends bien comme c'est en rapport avec la température de fusion élevée on devrait en pratique l'oublier sauf environnement particulier..
Tout à fait.

Puisqu'il n'est apparemment pas question d'effort sauf erreur, une plaque de plastique va se transformer même laissée sur une table, sa surface va augmenter si le fluage crée une diminution de l'épaisseur ou l'inverse; en effet je suppose que le volume ne diminue pas mais que la forme est déformée, il y a vraisemblablement une conservation de la matière n'est ce pas ?
Si l'environnement est froid que va -t-il se passer, la matière se contracte et cet effet prédomine par rapport au fluage qui n'agit qu'en température positive ?
Plus c'est froid, plus le fluage sera faible (pour simplifier), mais ca ne marche pas dans l'autre sens, ce n'est pas comme de la dilatation thermique.
Bien sur, il y a conservation de matière (c'est un glissement des molécules les unes par rapport aux autres, donc le volume ne change pas)
Pour une plaque posée, théoriquement, oui, mais en pratique, c'est infime et difficilement décelable. En revanche, une plaque sur 2 appuis, ca va vite se voir !

Le fluage du plastique s'accompagne -t-il du changement de l'aspect de la matière décelable au toucher je pense notamment à une matière plus collante au toucher ?
Non, ca c'est un autre phénomène. Si tu parles des plastiques souples qui deviennent poisseux avec le temps, ca peut être dû par exemple à la migration des plastifiants vers la surface avec le temps.
 
phil135
Compagnon
15 Septembre 2012
1 410
france, essonne, nord
disques un peu plus épais au centre
ça c'est une méthode de la toute fin du moyen-age, début renaissance, les cathédrales étaient déjà construites

souffler un cylindre, à le couper en longueur
plus récent peut-être 17eme. utilisé jusqu'à l'invention du "float". on en voit encore parfois. l'épaisseur est pas si mal, mais il y a souvent des bulles

étude cnrs apparemment l'écoulement des matériaux amorphes c'est subtile
 
Dernière édition:
fredcoach
Compagnon
11 Janvier 2013
936
Hautes Alpes
Pour le panneau de verre de @fredcoach , je vois plusieurs facteurs aggravant:
1°) l'écartement de 1m60 qui augmente la contrainte sur le verre
2°) l'épaisseur du verre probablement faible du panneau pour des raisons de transmission du rayonnement qui augmente encore la contrainte
3°) Le fait qu'un panneau solaire nécessite du soleil donc une température plutôt élevée
4°) Le fait que le silicium de panneaux solaires est de couleur noire donc température encore plus élevée.
Ce ne serait donc pas du fluage pur mais du fluage sous charge et loin des 20°C...
En effet, il valait mieux ne pas mettre la main dessus en fonctionnement, c'était un coup à rester collé!
Du polycarbonate à la place du verre? Je ne suis pas certain qu'il aurait supporté la température.
Et les points d'appui se trouvaient très près des bords, le pire en termes de contrainte.
Je ne les ai pas sous la main mais l'épaisseur est de seulement quelques millimètres.
Je les avais simplement collés sur deux bandes de plastique aux bords du toit pour absorber les chocs pendant la conduite.
 
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