Retrofit PORTIQUE ISEL

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Boris_25

Compagnon
Bonjour,

Je vais au travers de ce sujet, vous présenter ma machine, mais au-delà vous faire partager le chemin que j'ai parcouru, en partant de zéro dans le domaine de la CNC pour arriver au rétrofit d'une machine que j'estime fonctionnelle, et vous raconter toute l'histoire de cette aventure.

Tout commence au début d'Internet, ou on trouve des sites qui parlent de CNs faites maison. A l'époque, des aéromodélistes fabriquent pour quelques Euros, un portique à base de règles de maçons et de roulements de lecteurs de disquettes « 5 pouces 1/4 » ( les plus de 50 ans se souviendront qu'à l’époque sur 512 Ko il y avait l'OS le soft et les fichiers..). A cette période, l'un des personnages emblématiques de l'auto construction de CN était Guillaume COQUERY

A cette époque je possède un tour et une fraiseuse traditionnels, et je souhaite passer à la CN. Bien que très intéressé par une machine de type COQUERY, je souhaitais quelque chose de plus rigide pour usiner des matériaux comme l'alu et le laiton.

Par le bouche à oreilles, un ami me fait obtenir pour 150 €, une table croisée montée sur vis à billes, je saute alors sur l'occasion, mais bien vite je m'aperçois que le reste de la machine est complexe à réaliser, surtout la partie axe Z et la broche. Mes machines sont trop petites pour réaliser les pièces qui permettraient de finaliser le projet... Cette table n'a plus bougé, elle est toujours au fond de mon garage, et peut être qu'un jour...

En parallèle, bien que je n'ai pas la partie mécanique, j'achète une carte SYSTRIUM Motion3XA en prévision de faire tourner cette machine ! La carte a eu moins de chance que la table, car elle a fini au recyclage DEEE...

Le temps passe, le projet patine et s'enlise, en voyant de plus en plus de pièces fabriquées par les utilisateurs de CN amateurs, je me pose alors la question d'acheter une machine du commerce, et les modèles BZT me semblent alors être une bonne opportunité.

C'est à cette époque, que l'on me propose un portique ISEL, machine montée en servos, commande SM Motions.
SM 400.jpg

Sans hésiter, la machine arrive dans mon atelier. Mes seules connaissances en CN datent des années 1990 lors de mon cursus en BTS, ou j'ai pratiqué sur REALMECA et MILACRON équipées NUM. Je tente donc de mettre en route cette machine, mais je n'ai ni documentation, ni manuel, et je suis bien vite confronté au problème de mon incompétence à faire fonctionner cette machine. De plus, elle est équipée d'une carte qui ressemble à du PCMCIA, à l'intérieur de laquelle se trouve une pile, que je vais changer, pensant que cela ne peut faire que du bien... Bien mal m'en a pris, une fois la pile changée, impossible de remettre en route la machine ! Complètement désemparé, je finis par contacter le revendeur de la machine, qui me fait un devis. Je lui retourne la commande, et 1200 €uros HT plus tard, je retrouve la machine, dans son état de marche.

Je comprends alors que cette machine, non seulement est difficilement utilisable à mon niveau, (loisir personnel), mais qu'en plus elle sera très très coûteuse en termes de maintenance.

C'est alors que je fais la découverte du système IPROCAM, un logiciel qui permet de dessiner, faire les programmes et piloter la machine. De plus un kit est disponible, avec une carte connectée au PC et qui pilote directement les moteurs pas à pas. Eh oui, je dois changer les servos par des PAP, car le vendeur de la solution, m'indique qu'ils ne sont pas utilisables...

Enfin, après tous ces déboires, et l'achat d'une broche KRESS, et moyennant quelques réglages difficiles, je finis par faire des copeaux et réaliser des pièces. Malgré des comportements aléatoires du système, qui obligent à rester à coté de la machine lors de usinages, l'achat d'une deuxième carte car la première à grillé, cette solution me permet de faire fonctionner cette machine à peu près correctement.

Je souhaite continuer dans le domaine de la CN, et m'équiper de machines un peu plus rigides et découvrir le tournage CN. Étant nostalgiques des machines utilisées en BTS, je fais l'acquisition de REALMECA T3X, C3X, C200 et T200. J'aurais préféré trouver un SOMAB 200 à la place du T200.

L'idée est de partir des machines existantes, pour ne pas avoir à construire la partie mécanique. En effet, acheter une machine, permet de récupérer le bâti, les glissières et les vis à billes. Cela permet surtout, d'avoir une structure bati/déplacements construite pour une somme comprise entre 500 et 1000 €uros. Sur les séries 3X de REALMECA, on peut aller plus loin, car en plus de la structure, du guidage, et des vis à billes, on récupère aussi les moteurs qui sont des PAP, et même pourquoi pas les drivers bien qu'ils soient anciens.

Je vais donc commencer par rétrofiter le tour. Comme malheureusement mon univers de la CN se limite à la solution IPROCAM, je vais tout naturellement acheter la solution tournage ! Si pour le fraisage, la solution semblait pertinente, pour le tournage, c'est bien différent. Après de nombreux déboires suite à la mise en route, je vais tout simplement abandonner cette solution, qui ne me convient pas ! Je ne sais d'ailleurs, si elle a convenu à d'autres tourneurs CNC !

Mais revenons à ce portique ISEL.

Il va bénéficier d'une dernière expérience malchanceuse pour trouver enfin sa dernière mouture, qui je l'espère lui permettra de travailler de longues années...

Alors que je me lance dans le rétrofit de le C3X, je vais choisir une solution qui me semble plus PRO et qui fait beaucoup d'émules à l'époque, à savoir le tandem InterpCNC/MACH3. De nouveau, j'essuie les plâtres de mon incompétence, je n'arrive pas à faire fonctionner correctement la solution.

Je suis alors seul dans mon garage, je mets en doute le PC, la carte, le soft et ses paramétrages. Je vais donc essayer pas mal de choses, une petite carte développés par Christophe CARPENTIER,
Carte USB 32 bits.JPG

puis je vais même finir par monter un vieux PC sous linux pour y installer Linux CNC et piloter les drivers directement sur le port // du PC.

Et c'est à ce moment que ma solitude va prendre fin, et que je découvre le forum USINAGES. Outre le fait que l'on peut trouver de nombreux sujets qui traitent tous les sujets nécessaires à comprendre et faire évoluer une machine CNC, il y a surtout des membres passionnées et dévouées qui prennent le temps de répondre de manière très pointue. Je citerai principalement @vres et gaston48 .

C'est à ce moment que je vais me rendre compte qu'une solution de pilotage peut être composée d'un soft, d'une carte de drivers, qu'il existe aussi des solutions autonomes, ou la solutions Linux qui est performante, mais demande des compétences particulières, et bien d'autres possibilités. Qu'il est possible de piloter des PAP mais aussi des servos!

J'ai alors fait alors le point et la synthèse, de tout ce que j'ai pu lire et apprendre sur le forum, et des enseignements de mes expériences, pour en déduire ceci :
1 – Pour la partie mécanique, acheter des vielles machines pour leurs squelette et systèmes de déplacements.
2 – Pour la partie commande, utiliser des ensembles cartes/soft propriétaires, certes un peu plus chers, mais plus faciles à configurer, et gage de fiabilité. Utiliser le même système sur toutes les machines, cela simplifie énormément l'utilisation. J'ai donc choisi EDING pour ce qui est du fraisage (monté chez BZT) et Planet CNC pour ce qui est du tournage.
 

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