Rectifieuse cylindrique Rastelli à "taque"

  • Auteur de la discussion cantause
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cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #1
Bonsoir,

Je solicite vos lumières car j'ai trouvé une rectifieuse cylindrique à vendre il y a quelques semaines.
J'ai été pas mal occupé et maintenant eje ne retrouve plus les données que m'avait communiquées le vendeur, je vais donc faire de mémoire, je précise aussi que je ne l'ai jamais vue.
Elle est de marque italienne (je vais retrouver, mais j'avais fait une recherche et il n'y a pas de sujet lié à cette marque sur ce forum)
Entre-pointe environ 1200mm
Diamètre usinable environ 300mm
Meule? 500 ou 600 mm, mais je ne suis plus sûr...

C'est déjà une machine de belle taille pour un usage amateur, elle est à remettre en état (électrique)

Ma question pose sur le fait que c'est un modèle "à taque" pour l'entrainement de la pièce, qui se trouve donc entre deux pointes, si j'ai bien tout compris.
Avant d'aller la voir, j'aimerais savoir si cela représente un handicap, un avantage, ou n'a pas d'importance par rapport à un modèle à mandrin?
Pourriez-vous également me dire si une machine de cette capacité reste pratique pour l'usinage de pièces de tailles plus modeste , sans être de la micro-mécanique?

Je suis désolé de ne pouvoir vous en dire plus, mais j'avais un peu laissé tombé l'idée car le budget machine était un peu faiblard après l'achat de la fraiseuse, mais comme j'ai trouvé un job pour les vacances de pâques ça redevient envisageable, et cette histoire d'entrainement par taque me turlupine.

En fait j'aimerais une rectifieuse cylindrique pour pouvoir rectifier des pièces traitées par projection thermiques, j'ai acheté le matériel nécessaire il y a quelques années mais sans machine pour rectifier après traitement ça ne m'a guère motivé à faire des essais. Je n'ai donc pas un besoin vital d'une rectifieuse, mais comme elles sont plutôt rare, surtout à prix correcte (ici le prix demandé est de 1500€), j'aimerais savoir si ça vaut la peine ou si je ferais mieux d'attendre une machine plus adaptée à mes besoins, mécanique auto/moto, construction de petites machines (cintreuse cnc,...),..

Merci pour votre aide!

François
 
Nours
Nours
Compagnon
16 Nov 2007
1 191
74800 FRANCE
Re: Rectifieuse cylindrique à "taque"

Bonsoir François,
cantause a dit:
...
Ma question pose sur le fait que c'est un modèle "à taque" pour l'entrainement de la pièce, qui se trouve donc entre deux pointes, si j'ai bien tout compris.
Ne serait-ce pas plutôt "à toc", comme pour les tours ?
A vérifier.

D'après les capacités données, ce doit être une grosse machine !

Bon courage .

Marcel
 
Pousse Toc
Pousse Toc
Compagnon
8 Jan 2012
743
Landes de Gascogne / Gers
Re: Rectifieuse cylindrique à "taque"

Nours a dit:
Bonsoir François,
cantause a dit:
...
Ma question pose sur le fait que c'est un modèle "à taque" pour l'entrainement de la pièce, qui se trouve donc entre deux pointes, si j'ai bien tout compris.
Ne serait-ce pas plutôt "à toc", comme pour les tours ?
A vérifier.

D'après les capacités données, ce doit être une grosse machine !

Bon courage .

Marcel
Le monsieur est de Belgique une fois ! :-D
God for damme! là bas on dit un taque ! :mrgreen: :mrgreen:

Le montage entre pointes, on a jamais fait mieux au niveau précision........

Cordialement
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #4
Re: Rectifieuse cylindrique à "taque"

Lol, le vendeur est flamand, il a fait l'effort de parler en français, je ne peux donc pas lu en vouloir s'il n'a pas employé les termes techniques ad hoc :)
Je ne connais pas grand chose en rectifieuse, je ne savais pas que cela s'appelait un toc, est-ce plus ou moins standard ou doivent-ils accompagner la machine?

En effet, elle fait quant même dans les 3 mètres de long et le poids doit être à l'avenant...
Peut-on appliquer l'adage du "qui peut le plus peu le moins" ou est-ce que ce genre de machine n'est pas adapté aux petites pièces?

Si le montage entre-pointe est un plus, je vais tâcher de retrouver les données et d'aller la voir, c'est vrai que la plupart des photos de grosses machines que je viens de voir sur le net sont de ce type.

Merci pour les infos!
 
wika58
wika58
Compagnon
17 Déc 2006
13 106
FR-54560 Lorraine
Re: Rectifieuse cylindrique à "taque"

cantause a dit:
Lol, le vendeur est flamand, il a fait l'effort de parler en français, je ne peux donc pas lu en vouloir s'il n'a pas employé les termes techniques ad hoc :)
Je ne connais pas grand chose en rectifieuse, je ne savais pas que cela s'appelait un toc, est-ce plus ou moins standard ou doivent-ils accompagner la machine
...!
Des toc, ont peut en faire soi-même. Il y à des exemples sur le fofo... :-D
Et en plus plus sécuritaire que les tocs classiques... :roll:
:gelbik:
 
H
heidi
Compagnon
12 Nov 2009
2 431
doubs besancon
Re: Rectifieuse cylindrique à "taque"

Bonjour,
Tout à fait d'accord avec ce qui est dit plus haut sur l'entrainement par toc,tout arbre possède un centre à chaque extrémité
Ce qui m'intepelle dans ton propos c'est la taille donc le poids et toutes les autres caractéristiques;les rectifs flirtent en permanence avec les 1/100°et peuvent avoir après un long usage une géométrie hors cote ce qui est normal ;l'émeri et le liquide d'arrosage finissent par tout bouffer même si elles sont particulièrement protégées;à ce prix là elle a vécu mais si les utilisateurs ont été soigneux elle peut encore travailler;à vérifier
-concentricité poupée entrainement de pièce
-déplacement tablepar rapport à poupée porte meules
-concentricité arbres portes meules(vibrations)
-transversal de meules ect
Avec le déplacement de table il faut de la place;le transport sera conséquent
Les petites rectifs sont plus recherchées pour cette raison
Pour ma part j'ai une kellenberger de 1947 achté auprès d'un papy ancien artisan;c'est une deuxième main;1,5t;elle est universelle ce qui est rare;on peut tout faire,rectif ext,int,plane,affutage ect;c'est ce qui m'a séduit;elle était à 15 km de chez moi
Tiens nous au courant
p1030215.jpg
p1040439.jpg
p1050014.jpg
poupée menante avec pointe pour entrainement partoc
Cordialement :wink:
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #7
Re: Rectifieuse cylindrique à "taque"

Merci Heidi pour ces explications!
Je viens de retomber sur les informations que le vendeur m'avait communiquées, voici un petit récapitulatif:
-Marque: Rastelli (Milano)
-Modèle: L7 JIORI Super
-Diamètre maxi: 300mm
-Entre-pointes: 1200mm
-Largeur table: 250mm
-Diamètre meule: 450mm
-Orientation meule: 0-45°
-Extérieur uniquement.
-Longueur 3m
-Hauteur 1m50
-Largeur:

Connaissez-vous cette marque? Elle existe toujours on dirait, j'ai trouvé ce site web Giuseppe Rastelli
Je n'ai par contre pas trouvé d'infos sur un modèle "L7" mais seulement sur le R7, toujours produit, avec des spécifications proches de celle que l'ont m'a données.
Pour le poids j'ai trouvé en moyenne 3000kg pourla R7, et une fois 4600kg, c'est vrai que ça fait lourd mais je demanderais de toute manière au transporteur qui m'a amené la Bridgeport (2700kg) pour le transport.
Si elle est en bon état, ça m'intéresse, quitte à refaire l'électricité, la place ne pose pas de problème pour l'instant, mais je ne cherche pas l'encombrement inutile non plus, j'aimerais avoir d'autres machines. C'est certain que je préfèrerais une machine plus compacte, avec la possibilité de faire de la rectification intérieure, mais comme le rappel Heidi, elle sont prisées par beaucoup de monde, autant les particuliers que les ateliers qui font dans la petite mécanique :-(
En fait ce qui m'inquiète, c'est de savoir si une machine de cette taille est aussi efficace et précise sur de petites pièces, par exemple un cylindre de 30x250mm (j'aimerais refaire une broche de perceuse à colonne et donc rectifier les portées de roulement), et d'autres pièces de mécanique auto/moto (axes de piston, tubes de fourches., tiges de vérins,...)
Je n'ai en fait pas encore beaucoup d'idées précises en tête concernant les pièces à rectifier, mais je ne m'oriente pas vers de la mécanique poids-lourds ou les machines de génie civil.
Pour ce qui est des vérifications, j'aimerais vous posez quelques question:
-Pour le déplacement de la table par rapport au porte-meule, on place le pied du comparateur sur le porte-meule puis on déplace la table je suppose, mais à quel endroit de la table doit-on placer la pointe de touche du comparateur? Je suppose qu'on est un peu parasité par l'état "extérieur" de la table, puisque si je ne me trompe on cherche à connaître l'état des glissières?
-Pour la concentricité de la poupée "menante" on place simplement la pointe de touche sur le cône de la contre-pointe?
-Pour ce qui est du porte-meule, on démonte la meule et on mesure en bout d'arbre?
-Concernant le déplacement transversal, que doit-on prendre comme guide pour la pointe de touche?
-Dernièrement, à partir de quelles valeurs de ces mesures faut-il s'alarmer?

Je suis désolé de poser des questions si naïves, je comprends le principe de la rectification mais ça s'arrête la, d'un autre côté il faut bien en acheter une pour apprendre et je ne connais malheureusement personne qui travaille dans ce domaine pour m'aiguiller...

Merci pour vos conseils!

François
 
C
cf63
Compagnon
13 Juil 2008
2 087
Clermont Ferrand
Bonsoir

Les machines RASTELLI sont précises et fiables (pas d'électronique), conception simple et efficace.
Elle fait partie des marques italiennes réputées avec BERCO et RIBON
On avait une RASTELLI au boulot qui rectifiait des cylindres de Ø320 longueur 1000 (réf inconnue!)
Montage exclusivement entre pointes.

(face à elle une rectifieuse française CC avec une meule de 900x100 avec un moteur de 25 cv)
De mémoire, elle était équipée d'une meule de Ø 450/500 moteur 8/10 cv.

J'essaie de vous trouver quelques élements sur le contrôle des rectifieuses (à venir prochainement).
A bientôt, cordialement.
cf63.
 
H
heidi
Compagnon
12 Nov 2009
2 431
doubs besancon
Bonsoir l'ami,
La machine que tu envisages d'acheter est conséquenteje n(ai pas beaucoup d'expérience;les essais doivent se faire sur une machine parfaitement horizontale ,après un temps de chauffe d'au poins 10 mn
Je me suis laisser tenter car elle était à 10 km de chez moi;elle devra être manutentionnée avec douceur;bien bloquer la table
Je ne veux pas te décourager mais ton projet m'a interpellé pour son audace
Bonne chance et bon courage
Les tables sont délicates à règler car elles peuvent pivoter pout rectifier les cones;je pense que le plus sage serait de s'en remettre au vendeur qui sera content de voir que sa machine trouve une nouvelle vie;pour ma part le papy était content qu'elle ne finisse pas à la feraille!! : :sad:
Cordialement :wink: :
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #10
Bonjour,

Merci pour ces infos sur la marque et les conseils!

C'est sûr, elle est grosse, et jusqu'à ce que j'achète ma fraiseuse au mois de janvier, je n'envisageais pas l'achat de telles machine pour les raisons de manutention et transport habituelles, puis un peu sur un coup de tête j'ai acheté la Bridgeport et ça m'a un peu "libéré" :)
Le transporteur que j'avais utilisé a fait du bon boulot à prix correcte (pour un transport en camion grue) donc pour une machine de cette taille je ferais pareil, pour eux que ce soit 1 tonne ou 5 tonne c'est le même prix, alors pourquoi se priver?
Pour l'instant la place n'est pas un problème, mais j'ai encore une longue liste de machines à acquérir, le vendeur de la rectifieuse en a d'ailleurs à vendre, je pense faire une offre pour cette rectifieuse et un tour, afin de pouvoir "charger" le camion. Mais pour cela il faut d'abord que j'aille voir jusque là-bas pour me faire une idée et voir dans quelle mesure les prix seraient négociables, évaluer l'encombrement, ect...
Vos infos m'ont convaincue que cela valait la peine de s'y intéressé, les machines sont entreposées depuis un certain temps déjà (dans un atelier) et comme j'ai téléphoné il y a quelques semaines il faut voir si elles sont encore là, je vais donc téléphoner cet après-midi pour prendre un rendez-vous.
Le soucis est que je doute qu'il soit possible de les faire tourner pour juger de l'état, c'est donc acheter un chat dans un sac, j'ai eut de la chance avec la fraiseuse, que j'ai achetée dans les mêmes conditions (en panne) mais ça ne veut pas dire que j'en aurai à chaque fois, il y aura un peu de feeling dans l'histoire....

Au fait, quels sont les accessoires "indispensables" ou vraiment intéressants qui doivent aller avec une rectifieuse cylindrique?

Bonne journée.

François
 
H
heidi
Compagnon
12 Nov 2009
2 431
doubs besancon
Bonsoir François,
Sur ma 1° photo tu peux voir les lunettes la contre pointe et la poupée menante indispensables;sinon support diamant pour tailler les meules,plateau,mandrin voir porte pinces pour poupée menantemoyeux de meules pour différents alésages,extracteur de moyeux'c'est conique et claveté,meules,tocs,appareil d'équilibrage
Si le papy a bossé avec il doit avoir tout ça,avec un camion grue ça devrait coller mais attention à la table!!!ne doit pas bouger durand le transport;ne pas se prendre dessus pour manutention
Bon courage,effectivement les brige port sont très hautes donc manutention difficile
Certaines rectifs ont des trous dans le chassis ;on peut y passer une barre et lever par là c'est fait pour;sur la kellen on arrivait se prendre sur le chassis
Cordialement :wink:
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #12
Bonsoir Heidi,

Je n'ai pas très bien compris ta phrase, ce sont les lunettes ou les poupées qui sont indispensables, les deux?
Je me doute que pour les poupées c'est oui, pour les lunettes, est-ce que ça se trouve, ou se fabrique, si elles étaient perdues?
J'ai également une question concernant la poupée menante, est-ce que la pointe est montée avec un système conique comme un foret ou est-ce une pièce complexe?
Est-ce qu'on peut monter un mandrin sur les machines "à toc"?
Comme vous le voyez je n'y connais pas grand chose en rectification, et je ne voudrais pas acheter une machine encombrante si elle ne sert par la suite qu'à prendre de la place.
Vu le prix, je me doute qu'elle a servi et il y aura des choses à faire dessus, puisqu'il n'y a pas d'armoire électrique au moins du cablage, mais j'aime bien la restauration donc le travail ne me fait pas peur si ça en vaut la peine.

Je vais la voir samedi matin, ainsi que d'autres machines que cet atelier a en vente, on ne sait jamais qu'il y aurait moyen de rentabiliser le transport en camion-grue avec d'autres jouets :)

Je reste donc tout ouïe concernant vos conseils pour le contrôle de cette machine.
Je prendrai des photos, si le vendeur m'y autorise.

Bonne soirée.
 
H
heidi
Compagnon
12 Nov 2009
2 431
doubs besancon
Bonjour,
Comme pour les tours dès que tu travailles sur un arbre il faut au minimum tenir la 2° extrémité par une contre pointe;pour pouvoir usiner la totalité de l'arbre et pour être bien concentrique il doit être également entre pointe avec toc pour l'entraînement;quand l'arbre dépasse plusieurs dizaine de cm on met des lunettes pour qu"il n'échappe pas trop à la meule;conséquences:poupées et lunettes sont indispensables;la ligne des centres qu'elles génèrent ne supporte pas l'à peu près comme sur un tour ou une affuteuse
Bien sûr on peut fabriquer une lunette mais c'est si évident que ça
Sur les rectifs la poupée "pièce " est menante et comporte plusieurs vitesse en fonction des diam usinés et des meules;sur ma kellen la poupée pièce peut être équipée en contre pointe(CM5) avec ou sans plateau pousse toc,mandrinde 200,plateau à trous,pincesW20
Le fascicule"chevallier" sur l'usinage par abrasion explique très bien ces problématiques;pour les poupées c'est des pièces assez lourdes qui demeurent généralement avec la machine;sur les affuteuses elles sont souvent détournées et là tu n'as qu'à visionner la rubrique affuteuse pou t'apercevoir que pour recompléter une machine il faut être patient ,tenace et avoir un peu de chance
Au niveau cablage électrique jevais reprendre celui de ma Kellen en le mettant à l'extérieur du caisson;c'est plus facile et j'irais en direct aux 4 moteurs;;si tu maîtrise bien les contacteurs et les différents relais qui vont avec c'est assez simple;en fait je poserais un tableau exterieur à coté da la machine
Bon courage :wink:
Pour info;
-moteur broche(2 sens)
-moteur poupée pièce
-moteur table
-moteur pompe
Pense à récupérer le maximum de meules si possible avec leur moyeu car après on galère
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #14
Me voici de retour de mon expédition "machines", qui a comme toujours réservé son lot de bonnes surprises, de déceptions et d'aventure!
Je pensais arriver dans un petit atelier de mécanique qui faisait de la place ou qui arrêtait, mais en fait je suis tombé sur une usine qui fait du rechargement par soudure et de la rectification de rouleaux de laminoir, inutile de dire que c'était équipé avec du lourds :o
Je comprends mieux pourquoi le monsieur me disait que c'était une petite rectifieuse, on aurait pu en mettre facilement deux comme ça sur les tables de certaines fraiseuses se trouvant là-bas...
Le patron de l'établissement achetait des machines lors de faillites sans que celles-ci servent nécessairement, celle qui me concerne n'a donc jamais été raccordée chez eux, rien ne dit donc qu'elle tourne.
J'ai pris autant de photos que possible, mais le "petit tour" (D400x1200) qui m'intéressait aussi se trouvait à 20cm de la face avant de la rectifieuse, difficile de la voir correctement.
Je mets toutes les photos, comme ça vous avez les mêmes données que moi:

IMG_2177.jpg


IMG_2163.jpg


IMG_2162.jpg


IMG_2171.jpg


IMG_2172.jpg


IMG_2178.jpg


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IMG_2174.jpg


IMG_2180.jpg


IMG_2173.jpg


Bon elle est pas super propre, mais ça fait des années qu'elle est entreposée là, le moteur de meule fait "vieux", ça ne veut pas dire qu'il rendrait l'âme de suite ni qu'il serait difficile à remplacer. On peut voir une petite chaine qui est cassée dans le corps du porte-meule, sur la troisième photo en partant du bas, je ne sais pas ce que c'est mais certainement pas quelque chose de normal.
La table n'a pas l'air d'avoir été malmenée mais elle est tellement sale que c'est difficile de juger, les poupées n'ont pas de coups non plus.
Là où je ne comprends plus rien c'est que l'armoire électrique est nickel, je suppose qu'il s'est trompé de machine quand je l'ai eut la première fois au téléphone, elle est peut-être vétuste mais très propre.
Le panneau de commande a bonne mine aussi, ça ne dit rien de l'état interne je sais, mais c'est toujours plutôt bon signe de la manière dont elle a été traitée, ou réparée.
Donc voila, c'est mitigé, il manque les lunettes mais le monsieur m'a montré une armoire remplie de meules, en me proposant de me faire un assortiment cadeau si ça m'intéressait.
Auriez-vous des conseils?
Pour re-situer le contexte, la restoration ne me fait pas peur tant qu'elle n'est pas trop coûteuse, à la limite je préfère une machine à réparer, c'est assez relaxant de remettre en état je trouve. La place et le poids ne me gênent pas non plus, si ça en vaut la peine, il reste de l'espace dans l'atelier mais ça ne sera pas toujours le cas, donc oui à l'encombrement utile, non à la curiosité industrielle qui prend la poussière dans le fond du garage.
Je compte proposer un prix inférieur aux 1500€, car je n'ai que peu de certitude sur l'état mécanique et électrique, puis il y a encore le transport à ajouter, qui devrait être aux alentours de 400€.
Alors d'après vous, le coup de Poker à l'air jouable? Je ne suis pas du genre à pleurer sur le lait répandu mais j'ai d'autres machines à acheter, (tour, rectif plane, fraiseuse conventionnelle), les rectifs cylindriques d'occasion ne courent pas les rues en Belgique, d'ou la "peur" de laisser passer une occasion.
D'autant plus que j'aimerais utiliser mes pistolets de métallisation, cette rectifieuse ne servirait qu'en second plan à la finition de pièces tournées....

Pour le tour c'est la même chose, de bons signes et aussi des trucs potentiellement mauvais, je ne sais quoi trop penser des machines que j'ai vu.
Par contre j'ai eut droit à un tour du propriétaire en bonne et due forme, c'était super!
A un moment je me suis même demandé si le bonhomme avait toujours en tête que je venais voir des machines tellement ça avait l'air de lui passer au dessus de la tête, par contre pour expliquer ce qu'il faisaient c'était tout autre chose. J'ai passé presque deux heures à arpenter les grands halls remplis de machines en tous genres avec explications sur leurs fonctions et leur utilisation dans la réfection du matériel de laminoir. Je ne regrette pas le voyage rien que pour cette visite, puis comme c'est Pâques je me suis acheté un petit cadeau pour ma fête chez un vendeur particulier:

IMG_2182.jpg
 
H
heidi
Compagnon
12 Nov 2009
2 431
doubs besancon
Bonjour l'ami,
Merci pour ton reportage photo;mes premières impressions:
-je la voyais plus grosse,beaucoup de similitude avec ma Kellen universelle;pour les lunettes c'est pas bien grave;elles sont peut être dans l'armoire avec les meules ou dans un coffre du caisson;ceux des rectifs sont imposant et il y a des trappes pour ranger les lyres et aitres accéssoires
-pas vu de groupe, hydraulique donc ta table doit être sur crémaillère et electrique comme la kellen
-pas bien vu les mouvement possibles de la colonne porte broche meules;sur la Kellen j'ai aussi une chaine à laquelle est suspendu un contre poids pour aider à la remontée de la colonne très lourdes
-la table est elle sinus?(cônes longs)
Pour moi mécanique costaud,simple ,qui doit pouvoir rendre encore multes services;à l'occasion parle nous de tes pistolets à remétalliser;un papy restaurateur de vieux tracteurs m'avait remétallisé une portée de roulement sur un arbre de motoculteur avec cette technique;ça n'a jamais rebougé;le pistolet était fixé sur le tour;la recharge était à peu près uniforme;il avait rectifié avec une petite rectif de tour directement en place
Cordialement :wink:
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #16
Merci pour les commentaires, arf ça aurait bien tendance à me faire perdre mes réticences...
Il faut dire que mon potentiel patience pour les restaurations a été bien plus ménagé par la fraiseuse que je ne m'y attendais, je suis un peu sur ma faim question camboui :)

Sinon, pour répondre aux questions, et en poser d'autres:
-Je n'ai pas vu de groupe hydraulique, je n'en ai pas vu non plus sur les autres R7 que j'ai vue en vente sur internet (les modèles actuels sont hydrauliques d'après le site du fabricant) et on voit une crémaillère sous la table dans la première photo, est-ce que ça pourrait être cela?
Je connais mal ces machines comme précisé dans les précédant messages, je viens d'envoyer un mail chez Rastelli pour avoir quelques précisions.
-Je ne vois pas ce qu'est une table sinus? c'est une table orientable? Elle peut effectivement être orientée de +9° à -4°, je suppose que c'est pour pouvoir usiner des cône à faible pente sur toute la longueur de la table...
-Pour la petite chaîne, c'est là qu'il serait intéressant d'avoir un manuel, elle est fort petite, style chaîne de pompe à huile de moto, ça semble léger pour relever la tête non?
-Une autre chose intéressante est que j'ai vu le même modèle un peu plus longue avec un accessoire pour rectification interne qui se monte au dessus du porte-meule, ça doit donc avoir existé, je ne sais pas dans quelle mesure ça pourrait se re-fabriquer? C'est une pièce précise je suppose...
S'il y avait par la suite moyen de lui mettre un tel système, la place occupée ne poserait vraiment plus de soucis, sachant que je pourrais faire toutes les rectification cylindriques dessus et qu'il ne resterait plus qu'à compléter avec une rectif plane (il y en a une à vendre pas très loin de chez moi, je vais me renseigner).
-Au fait, pour quelle raison le moteur de la poupée menante est-il monté sur queue d'aronde? Ca parait un peu exagéré juste pour la tension de la courroie, est-ce qu'il y a une autre raison?

PS: Voici le liens vers gamme actuelle Rastelli, ils ne sont pas très bavard sur leurs produits, celle qui m'intéresse est surement l'ancêtre du modèle R7A

Pour la métallisation, qui est la raison première de l'achat d'une rectifieuse, voici le matériel que je possède:

Pistolet à poudre Metco 5P:

IMG_0024.jpg


Pistolets à fil Metco 11E et 14E:

IMG_0346.jpg


Une centrale gaz Vukan, pour la mise en parallèle des bouteilles d'acétylène, c'est indispensable pour travailler en toute sécurité

centrale_gaz_vulkan.jpg


Un régulateur de débit fuel gas/oxygen, c'est certainement l'accessoire le plus difficile à se procurer en occasion pour s'équiper. Pour le traitement de surface (à flamme) par poudre les débits des deux gaz doivent être bien réglés (ces données sont fournies avec la documentation de la poudre), si c'est trop froid la poudre ne fond pas assez et si c'est trop chaud on grille les buses, qui sont très coûteuses.

IMG_0317.jpg


Je ne les ai malheureusement pas encore essayés, l'investissement en gaz étant conséquent, si c'est pour traiter des pièces sans pouvoir les rectifier derrières ça perd de son intérêt :)
Avec une rectifieuse ça change la donne et je mettrais mon installation en route au plus vite.
Ce sont des procédés obsolètes bien sûr, mais les solution plus évoluées style HVOF, plasma, D-gun... sont vraiment hors de portée, pour le traitement par fil un particulier peut encore espérer tomber sur un poste à arc d'occasion, mais ça reste fort cher.
Ceci dit Metco propose encore une belle palette de poudres (chromes, cermet, céramiques, bronzes,...) pour procédé à flamme et le fil de zinc ou zinc/aluminium sont "facile" à trouver et bien adaptés pour protéger ses assemblages, tout seul à la maison, d'autant plus pour les pièces qui n'aiment pas la galvanisation à chaud. Des fils de métaux durs sont aussi disponibles mais je ne m'y suis pas beaucoup intéressé.

Voilà pour la petite histoire, c'est un domaine sur lequel je me suis un peu penché il y a deux ans, après avoir acheté un premier pistolet. Pouvoir faire mes traitements tout seul me passionne depuis ma première mobylette il y a 10 ans, je me rapproche du but mais maintenant l'idée d'avoir le moteur le mieux "gonflé" du village m'est un peu sortie de la tête :wink:

Bon dimanche.

François
 
H
heidi
Compagnon
12 Nov 2009
2 431
doubs besancon
Bonsoir François,
Table sinus= table orientable sur une vingtaine de degrés pour les cones longs;même principe ,que sur les tables de certaines fraiseuses exDufour 51 30° je crois;tu devrais trouver des graduations à chaque extrémité
Ta rectif ne travaille qu'en extérieure;ton porte meule peut pivoter de 45°pour les cones courts
Les tables sont importantes carc'est l'organe le plus lourd;elles doivent avancer sans à coups;mal protégées l'émeri et le réfrigérant en viennent vite à bout;sur la Kellen crémaillère à main et moteur électrique avec inverseur dés que la table touiche les butées règlables;sur les commandes électriques on voit un logo avec 2 roues qui pourrait laisser penser à une commande hydraulique parait il plus doux comme sur les lips
Les poupées sont massives et costaud
Le queue d'aronde? il y a plusieurs vitesses pour tenir compte diam de meule ou de pièces;ça permet peut être de règler les tensions de courroies en fonction des diam de poulies comme sur les affuteuses;qui dit queue d'aronde dit lardons et déplacement????? je donne ma langue au chat
Soigne bien la table c'est une pièce essentielle
Merci pour l'info sur tes pistolets à métalliser indispensables dans la rénovation de tracteurs anciens,automobiles,motos
A bientôt :wink:
Les broches de rectif intérieures sont plus fines et sont généralement à part;par contre la recti ext et plane peut se faire sur la même;par contre il faut que ta colonne porte broche puisse pivoter+montée descente très précise au 1/100°
J'en reviens à la table il y a des rigoles et des couvres joints pour empêcher le liquide et l'émeri d'aller en dessous;à respecter scrupuleusement
p1020616.jpg
la table démontée(200 kg)
p1020713.jpg
on voit encore une partie du grattage plus logement pour graissage par diabolos
Bon courage
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #18
Merci pour ces infos!

Je suppose qu'alors oui, la table est à sinus puisqu'elle est sensée pour voir pivoter de 9° en direction du porte-meule et 4° en s'en écartant, soit 13° au total.
Je comprends le fonctionnement pour les cônes longs en orientant la table, par contre comment fait-on des cônes, plus longs que la largeur de la meule, juste en pivotant le porte meule?
S'ils sont moins larges que la meule on rapproche simplement la pièce de la meule?
Pour la queue d'aronde du moteur de la poupée menante, j'ai vu le même montage sur des photos de rectifieuses d'autres marques, il y a peut-être une raison spécifique, je suppose que ce type de montage est plus coûteux qu'un support monteur avec des boutonnières pour le passage des vis de fixation...
C'est bizarre cette histoire d'entraînement électrique ou mécanique, peut-être que "l'armoire électrique" manquante dont parlait le monsieur était en fait le groupe hydraulique...
Si c'est le cas, est-ce que ce sont des groupes hydrauliques "normaux", et que je pourrais raccorder un autre groupe (en respectant les pressions et débits que demande la machine)?
Pourtant sur la première photo de la machine on voit une crémaillère à gauche sous la table...

IMG_2177-1.jpg


Les rectifieuses "hydrauliques" sont animées par une vérin ou un moteur hydraulique?
Pour les lunettes elles ne se trouvent pas dans l'armoire de meules, on a cherché avec le monsieur, cette armoire, à l'autre bout de l'atelier (ça fait loin), sert en fait à stocker les meules d'une autre rectif cylindrique (Stüder je crois) qui est du même gabarit dont ils se servent occasionnellement. Le vendeur m'a proposer de me donner des meules avec la machine (il y en avait bien 50 dans l'armoire), elles ont l'air de la bonne taille mais je ne suis même pas sûr que les dimensions soient exactement celles dont j'aurais besoin.

Sur le coup j'étais pas emballé par la machine, le cadre faisait fort atelier des années 50, mais plus je regarde les photos plus je me dis qu'après une bonne restauration ça serait peut-être une chouette machine, surtout si je pouvais dénicher l'appareil pour la rectification intérieure ou en fabriquer un, mais dont j'ignore la complexité...
C'est le coût lié au transport qui ajoute encore dans la balance (400€) qui fait qu'au final j'ai peur de mettre la moitié du prix d'un tour dans une machine qui ne sera peut-être pas réparable, tout comme elle pourrait être en excellent état mécanique et ne demander que de la patience et quelques pièces (voir un groupe hydraulique), dur dur...

Je vais attendre la réponse du fabricant, s'il me fournissait un plan et que je pouvais savoir à quoi sert cette petite chaine cassée ça me rassurerait beaucoup, puis aussi savoir avec certitude si l'entraînement est électrique ou hydraulique, je pourrais chiffrer l'achat d'un éventuel groupe...

Elle me tente pourtant bien cette machine!
 
G
gaston48
Compagnon
26 Fev 2008
9 609
59000
Bonjour,
Habituellement, au niveau de la coulisse porte meule, tu as un recul rapide d’une
certaine amplitude, puis un retour à la position initiale avec une très grande
reproductibilité. C’est très pratique pour faire un mesure de diamètre, par exemple.
Pour cette fonction, il y a peut être un rattrapage de jeux du mouvement par
contre poids ( on les distingue, en rouge, sur la troisième photos) accrochés à
cette chaîne.
La crémaillère, associé au volant (normalement à gauche, mais là, posé sur la table ?), sert au mouvement manuel de la table.
Comme le dit Heidi, il y a un symbole de pompe associé au bouton de M.A.
elle certainement hydraulique, confirmé aussi par le nombre de contacteurs triphasé.
La fameuse queue d’aronde est certainement présente pour détendre rapidement
la courroie et changer de vitesse de rotation de la pièce (on respecte une vitesse
périphérique d’environ 20 m/minute pour la pièce et de 20 à 30 m/seconde pour la meule)
Pour l’usinage entre pointes de cône court, tu as raison, c’est limité à la largeur
de la meule. Mais pour un usinage en l’air, en orientant la poupée porte pièce, tu
vas jusqu’à de la réctif plane frontale.
la configuration de la contre pointe n’est pas habituelle, elle dispose d’un serrage
par volant (comme sur un tour) alors que normalement le fourreau est à pression
constante par ressort, avec un dégagement rapide par levier et crémaillère.
Là, l’accès au montage du levier a été obturé par un plaque.
Difficile de juger de son état, elle a été repeinte à l’arrache, genre mise en conformité
de machines pour l’éducation nationale… je crois même qu’elle a été cartérisée.
Il faut absolument que tu visualises l’état des glissières de la table en la sortant
à gauche et à droite, par la commande manuelle.
D’une façon générale une réctif souffre beaucoup par la corrosion du liquide de coupe.
Il faut vérifier l’état du fourreau de la contre pointe, pas de jeux, pas de corrosion,
Au niveau de la poupée porte pièce, voir la rotation de sa broche en détendant la courroie,
son socle, qu’on déplace rarement.
démonter le carter de meule et voir l’état de corrosion du tasseau porte meule.
Concernant la taille de la machine, qui peut le plus peut le moins, oui, mais attention,
les grandes meules coûtent une fortune, il te faut quelques grosseurs de grain et
des étroites aussi pour des boulots particuliers.
 
H
heidi
Compagnon
12 Nov 2009
2 431
doubs besancon
Bonjour,
En relisant calmement l'ensemble du post je me suis aperçu que je n'ai pas repondu à la question de François sur la rectification d'un cône dont la longueur excède la largeur de meules ex:un cône CM
Pour ne pas dire de connerie j'ai reconsulté le fascicule A.CHEVALIER "usinage par abrasion" que je conseille à tous;il y a beaucoup de planche avec photos et dessins qui facilitent la compréhension surtout pour des amateurs comme moi;nota:ancune activité professionnelle dans l'usinage mais 30 ans dans l'Armée(Génie)Comme les cônes longs,arbre ou cône entre pointe
Sur tes photos on voit très bien lse "coulisses sinus en bout de table;ta poupée menante aurait aussi comme la kellen une embase circulaire
Attention aux sens de rotation car en rectif int on tourne en sens contraire donc les vitesses ne s'ajoutent pas;en plus petites meules donc nécéssité de tourner très vite
Planche 5 ils montrent bien la commande hydraulique de Ma

Pour Gaston: il semblerait que certaines rectifs ont une popssibilité de déplacements latéraux(X) sur le charriot porte meule????
Pour étayer mon propos sur"les cônes plus larges que les meules"
Lorsqu'on rectifie en plongée la longueur à rectifier ne peut excédre largeur de meule;d'ou la néccéssité d'avoir des meules de toute largeur utiles également quand tu travailles en rectif de forme(dentures,filets ect)
A scanner le bouquin ce serait trop hard et je sollicite assez l'ami phil916 sur d'autres docs
A bientôt :wink:
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #21
Merci pour ces explications détaillées.

Je vais prendre rendez-vous pour une seconde inspection plus détaillé, dans la mesure ou l'accès à la machine est difficile (il y a un tour posé à 20cm de la face avant).
Je n'étais pas habillé pour l'occasion la première fois, je serez mieux préparé cette fois-ci!
Pour les meules, si ça n'a pas changé par rapport au modèle actuel (toujours dénommé R7), ce sont des D400xd127 de maximum 65mm de large, j'ai regardé sur internet et ça à l'air assez courant. Le vendeur veut bien m'en donner, mais je ne pourrai pas reprendre l'armoire complète non plus, que devrais-je choisir? Est-ce qu'hormis la granulométrie il y a beaucoup de nuances différentes selon les métaux? Je compte rectifier des pièces chromées si ça peut vous aiguiller...
J'aimerais aussi pouvoir rectifier des porte-outils en SA40 (réduction de l'épaisseur et du diamètre de la collerette) pour pouvoir faire des porte-outils "Quick Change" au format Bristol-Erickson pour ma Bridgeport, mine de rien ça rentabiliserait presque la rectifieuse. Voici la procédure, est-ce que cela semble réalisable avec cette machine?

Erick_QC_Procedure.jpg


La procédure est pour du NMTB je pense.

François
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #22
Bonsoir,

Comme vous vous en doutez certainement, je n'ai pas acheté cette rectifieuse, elle était bien trop grosse pour mon usage, je suis désolé de ne pas vous en avoir tenu informé.
Par contre les différents conseils que vous m'aviez donné à la place m'ont permis de mieux sélectionner ce qui me conviendrait et j'ai finalement trouvé chaussure à mon pied (aux deux pieds!), je vous en remercie encore!

J'ai reçu cet après-midi cette rectifieuse plane Blohm HFS6 (400x600):

IMG_3682_zps4ae08285.jpg

Qui prenait la poussière dans un atelier, remplacée par une plus grosse, elle devait être à réparer (pinions côniques à refaire) mais après vérification le problème se situerait plutôt du côté d'une goupille cassée, à voir en temps utile...

Et une petite rectifieuse cylindrique intérieur/extérieur qui arrivera la semaine prochaine :wink:

Encore merci.

Frnançois
 
P
pierrepmx
Compagnon
24 Sept 2010
3 617
Alpes & Drôme
Bonsoir,

déterrage de post express...

Les pistolets, ça ressemble furieusement au procédé Schoop.

Par curiosité, peut-on recharger une pièce dont la surface doit être plutôt dure, comme par exemple, une broche de perceuse à colonne ou un axe avec portées ?
(je ne parle pas de la rectif qui suit)

Et trouve-t-on facilement le type de fil métallique requis ?
Ça me plairait d'essaye ça, si par hasard je tombe sur l'équipement.

P.S. Le système original, dans sa version commercialisée, utilisait une flamme d'oxygène et d'hydrogène pour faire fondre le métal (trouvé un article de presse de septembre 1914...) .
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #24
Héhé, la projection thermique, ça mériterait bien un sujet, à l'occasion je m'y attellerai, le peu que j'en sais serviront peut-être à débroussailler le terrain à ceux qui découvrent :)

Ce qui suit ne concerne que la projection thermique "oxy-flamme" (carburant: acétylène, propane, hydrogène,...), qui est il faut le rappeler obsolète, remplacée depuis pas mal de temps par les systèmes à arcs (zinc et aluminium), plasma, HVOF (High Velocity Oxy Fuel), D-Gun,... qui sont maintenant fort répandus dans l'industrie.

Je crois qu'il faut d'emblée séparer deux procédés, ceux employant un fil (ou une barre) et ceux employant de la poudre.

-Système à fil: Généralement utilisé pour la métallisation (projection de zinc ou d'aluminium) dans le but protéger de la corrosion, je vous fait l'impasse sur les avantages/inconvénients par rapport au zingage, on le rencontre encore assez fréquemment dans les ateliers de poudrage électrostatique (peinture cuite au four comme on dit souvent). C'est souvent ce procédé qu'on appelle "schoopage ", du nom de l'inventeur de la projection métallique, le suisse Max Schoop (1910, j'ai du vérifier :) ).
En gros, le pistolet se compose comme un chalumeau oxy-acétylègne, auquel on a greffé une turbine à air comprimé, qui sert à entrainer un fil devant la flamme, un jet d'air comprimé (mélangé aux gazs de combustion) propulsant le métal fondu sur la surface à couvrir.

Il existe des fils d'autres type, sur base de fer ou de cuivre, mais il faut retenir que ce procédé est (était?!) principalement employé pour la protection contre la corrosion et maintenant aussi à des fins artistiques.

-Système à poudre: Surtout employé pour la projection de métaux durs, de céramiques, cermet, métaux d'usure,... Donc ayant pour but principal de modifier les caractéristiques de résistance à l'usure, à la corrosion à chaud, la conductibilité thermique (à haute temprature), on utilise des poudres, très fines. En gros le principe reste identique au fil, on fait bruler un mélange carburant/comburant fort énergétique (ici on emploie presque exclusivement de l'oxygène/acétylène, les températures de fusion étant élevées), on pulvérise de la poudre (effet venturi) et on améliore la vitesse par adjonction d'air comprimé.

Il existe bien sûr les kits types "Castollin", mais c'est pour plutôt pour faire de la réparation/dépannage, ici on achète la poudre par pots de plusieurs kilos, et le choix est plus large.
Il faut parfois mettre une couche de liaison avant la couche proprement dite, donc faire deux projections de nature poudres différentes.

Pour répondre à ta question Pierre, oui c'est faisable, mais on emploiera plutôt un procédé à poudre qu'à fil dans ton cas.

Si tu te lances dans la recherche de matériel, la référence pour pour ces pistolets est Metco (Sulzer-Metco en fait), pour ce qui est des modèles:

A fil: 10E, 11E, 12E, 14E (plus récent, peu de chance d'en trouver d'occasion), 16E (modèle actuel). Prix neuf 5-6000€.
A poudre: 5P, 5PII, 6P, 6PII. Prix neuf 5-6000€ aussi.

C'est du matériel cher, en occasion ce n'est donc pas pour trois sous non plus, autant le savoir pour ne pas louper une bonne affaire, il ne faut pas pinailler.
C'est assez rare d'en trouver, pour avoir pas mal cherché à une époque, mais on en voit, et parfois à des prix raisonnables, je dirais que 500€ est une bonne affaire, 1000€ la moyenne, et excessivement rarement, 50€ parce que la personne ne sait pas de quoi il s'agît.
Attention toutefois aux fausses bonnes affaires, il faut je pense se limiter aux 10E et 5P (puis tous les modèles suivants), rien d'antérieur, car ces appareils sont assez consommateurs en pièces détachées, usinées finement, qu'il faudra se procurer. A partir des 10E pour les modèles à fil, et 5P pour ceux à poudre, de nombreuses pièces sont communes aux modèles contemporains, des kits de mise à niveau existent pour rendre compatible ce qui ne l'est pas.

Les consommables par excellence sont les buses de bruleurs, pièces qu'on peut flinguer facilement à cause d'un mauvais réglage (les faire fondre, ou les colmater), c'est pas donné (environ 100€/pièce, et ça tient une dizaine d'heures, il y a déjà de quoi faire si on en prend soin).
L'approvisionnement en métal, pour la poudre, Sulzer-Metco ou Praxair sont les plus connus, pour le fil c'est beaucoup plus courant, Zinacor en fait ici à Angleur près de Liège, vous devez en avoir tout plein en France, c'est moins cher que le fil des deux premiers fabricants.

A côté, il est important d'avoir un débimètre (rotamètre) à oxygène et acétylène (modèle 2GF chez Metco), ça paraît bête comme truc, mais c'est ce qu'il m'a fallu le plus de temps pour trouver, et une centrale de détente pour acétylène (pas nécessaire si on projette du fil de zinc, le propane est bien adapté), les débits élevés (quelques m3/h) demandent de mettre plusieurs bouteilles en parallèle pour limiter la perte d'acétone, dangereuse d'une part, mais surtout nuisible à la qualité de la couche projetée.

Je ne veux certainement pas décourager qui que ce soit, bien au contraire, c'est un domaine passionnant, dans le parfait prolongement de l'usinage, mais je crois qu'il y a deux manières d'envisager ce domaine, la méthode "Castollin-eutectic", destinée aux réparations, avec un minima d'investissement, mais c'est comme faire des retouches de peinture avec un aérographe, ça marche bien mais c'est limité à cet usage. Ou alors comme les professionnels (des années 60-70 :wink: ), là il faut tout de même un petit budget, et avoir l'envie d'expérimenter.
Les revêtements obtenus n'auront jamais la qualité d'un revêtement "technique" comme celui obtenu en plasma ou HVOF, plus poreux, moins homogène, fusion moindre, c'est certain, mais de nouveau reste à voir quelle est la destination de la pièce.

Quant-à savoir si c'est adapté à une broche de perceuse, j'ai l'impression qu'une trempe ou une nitruration serait plus adaptée, une portée d'arbre tournant par contre on arrive dans un domaine qui en profiterait plus. On s'en va vite à rêver de pièces revêtues de céramique genre oxyde de zirconium stabilisé à l'ytrium pour les applications hautes-températures ou les carbures de tungstène pour les surfaces de frottement :)

Voilà, c'est tout pour ce soir, j'espère que lorsque mon atelier sera remis en route je pourrai vous montrer tout cela en pratique, c'est fort intéressant comme domaine je trouve.

Bonne nuit.

François
 
P
pierrepmx
Compagnon
24 Sept 2010
3 617
Alpes & Drôme
Bonne soirée et merci d'avoir pris le temps de me répondre :smt023
 
JeanYves
JeanYves
Compagnon
28 Oct 2008
13 620
F - 56 Bretagne
Bjr ,

Je tombe par hasard sur ce fil qui date un peu ...
Quand on voit de près les revetements shoopés , l'aspect de surface granuleux et le fait qu'ils soient poreux et parfois peu adherents .
Je reste dubitatif sur la finition que tu veux apporter par rectification sur de tels revetements pour du rechargement ou autres .
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #27
Bonjour,

Je suis bien d'accord, les procédés anciens ne sont certainement pas aussi performants que ce qui se fait aujourd'hui.
J'ai acheté mon matériel pour faire principalement deux choses:
-Protéger contre la corrosion, avec un procédé à fil, le "schoopage".
-Projeter des céramiques pour faire des écrans thermiques haute température.

Eventuellement, projeter des revêtements durs sur des pièces d'usure, au moyen de poudre.

Dans ce derniers cas, le résultat est bien entendu rugueux, mais c'est encore le cas avec les procédés actuels de projection thermique, c'est pourquoi ils sont toujours rectifiés.
L'adhésion est une caractéristique importante, les pièces sont sablées avant traitement, préchauffées si nécessaire, le résultat ne vaut pas celui d'un procédé actuel, mais on a pourtant utilisé ces techniques pendant pas mal d'années avant les outils plus modernes d'aujourd'hui, je ne vois pas pourquoi ça se mettrait soudainement à ne plus marcher. La plupart des poudres spécifiques au procédé oxy-flamme basse pression portent des références de fabricants de moteurs d'avion (RR, Pratt & Whitney, Honeywell,...) je suppose qu'elles ont donc été employées à un moment ou un autre dans les turbines, même si je n'ai un jour que le résultat qu'on savait avoir dans l'aéronautique des années 60, je m'en contenterai.
La porosité est un problème aussi, mais les revêtements sont toujours poreux, le tout est de voir à partir de quel niveau ce n'est plus acceptable, ce problème m'inquiète plus au niveau des pièces soumises au hautes températures qu'à l'usure.

Je n'ai pas grandes craintes quant au succès de ce projets, je m'étais renseigné avant de passer à l'action, auprès d'un petit forum anglais assez sympa, Gordon England, qui est uniquement dédié aux traitements de surface par projection thermique. Il est presque exclusivement fréquenté par des professionnels, depuis l'atelier de soudage qui fait ses métallisations en interne, jusqu'au sociétés spécialisées dans l'aérospatial ou le nucléaire. Ils ont été très sympas, m'ont dits que je n'aurais pas de problèmes pour mes applications, que le procédé était vieux et qu'il ne fallait pas lui en demander plus que ce pour quoi il était prévu, mais qu'au final c'est surtout le respect du mode opératoire (et l'équipement adapté) qui conditionnerait sa réussite. Rapidement ils m'ont aussi conseillé de me rapprocher d'un atelier de rectification, car déposer le métal n'est qu'une étape, j'ai préféré m'équiper en rectification, c'est chose faite.

Je n'espère pas pouvoir m'y mettre rapidement, je suis au milieu d'autre chose, mais si je pouvais commencer les essais au printemps je serais déjà content, pour les résultats on verra :)
 
T
tourniquet
Ouvrier
14 Déc 2008
497
cantause a dit:
Pouvoir faire mes traitements tout seul me passionne depuis ma première mobylette il y a 10 ans, je me rapproche du but mais maintenant l'idée d'avoir le moteur le mieux "gonflé" du village m'est un peu sortie de la tête :wink:
Il va quand même falloir la faire cette mobylette, un rêve de gosse se doit d'être réaliser (dans le mesure du possible bien entendu) :-D
 
cantause
cantause
Compagnon
13 Avr 2010
1 218
Liège, Belgique
  • Auteur de la discussion
  • #29
tourniquet a dit:
Il va quand même falloir la faire cette mobylette, un rêve de gosse se doit d'être réaliser (dans le mesure du possible bien entendu) :-D
Elle est faite, et je l'ai encore :)

Une vielle honda Camino, avec un "kit 65", une culasse à double allumage, une injection de nitro-méthane (je faisais mes mélanges pour le modélisme), un bypass en entrée de carbu pour brancher un compresseur (non volumétrique, c'était une cuve d'air comprimé de type garage pour gonfler les pneus),... Cette dernière adaptation était particulièrement efficace, surtout dans les longues montées où les 50 gonflées montrent leurs faiblesses, mais d'une autonomie très limitée, et surtout très destructrice quand on abusait, (vilebrequins cassés, embrayage déformés,...). C'est une époque dont je garde un très bon souvenir, à passer des heures dans l'atelier avec mes copains à monter/démonter/retravailler nos bécanes, avec le recul je me dis qu'il y avait beaucoup de n'importe quoi, mais c'était super quant même!

Bonne soirée.

François
 
Nours
Nours
Compagnon
16 Nov 2007
1 191
74800 FRANCE
Bonjour François,
cantause a dit:
...
J'ai reçu cet après-midi cette rectifieuse plane Blohm HFS6 (400x600):
Belle machine qui te rendra bien des services si ses qualités mécaniques et géométriques sont "nominales".

Bonnes restaurations pour tes deux rectifieuses.

Marcel
 
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