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quel degré d'humidité pour éviter la rouille ?

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion ilfaitvraimentbeau
  • Date de début Date de début
On trouve encore d'anciennes pièces, comme par exemple les kits coup de fouet pour moteur Renault Frégate : extérieur : toile paraffinée, puis papier kraft, emballage, et enfin les chemisess avec les piston et les axes dans une graisse très épaisse, et les boîtes de segments à part. Ca a été emballé il y a 70 ans (pour les moteurs 668 et plus de 67 ans pour les moteurs 671), et ça n'a pas bougé. Il me reste des mécanismes d'embrayage pour camions R2087 : idem : pas une pique de rouille...
J'ai aussi des pièces emballées de la sorte et ça n'a pas bougé. J'ai aussi des pièces mécaniques automobiles noyées dans une sorte de résine caoutchouteuse, là encore préservation absolue contre l'oxydation.
J'aimerai bien retrouver aujourd'hui ce type de produit pour protéger mes pièces automobiles.
 
Pour moi , la production de chaleur comprend les pertes thermiques du moteur électrique et celle du compresseur puisque une fraction de l'énergie mécanique sert à transférer des calories de la partie froide à la partie chaude. Le bilan énergétique n'est pas simple.
C'est un peu le défaut de ces systèmes en été qui ont tendance à échauffer le local quand on recherche la fraicheur. C'est le cas du système à adsorption qui réchauffe l'air en sortie. Je me demande si une petite clim réversible air-air en mode déshumidification n'est pas une alternative avec l'avantage de pouvoir climatiser l'atelier en été comme en hiver mais il y a le travail d'installation.

Pas tout à fait, la production de chaleur correspond à presque toute l’électricité consommée (une part infinitésimale est perdue sous forme de rayonnement électromagnétique), mais à cela il faut ajouter l'enthalpie de condensation de l'humidité ambiante, et c’est loin d'être négligeable.
Exemple mon appareil consomme environ 150W, mais si l'air est très humide il peut condenser jusqu'à 5 litres par jour.
pour condenser 5 litres il faut échanger 5*2400 kJ, donc sur 24h ça fait une puissance moyenne de 5*2400 000 /(3600 *24) = 139W.
Pour 150W injecté on récupère presque le double de chaleur (si l'air est très humide).
 
ces appareils chauffent un peu l’air et ça vient surtout du compresseur et du ventilateur. Il est effectivement possible qu’ils chauffent un peu plus en tenant compte de la chaleur de condensation mais ça ne doit pas beaucoup augmenter la température de sortie de l’air compte tenu du débit d’air important et de la quantité faible d’eau condensée (3,5 g/mn pour 5 litres/jour)
 
Hello ! Pour suivi :

Ce matin à 10H30, l'appareil était arrêté, réservoir plein et l'hygromètre affichait 82%. J'ai installé provisoirement le ventilateur relié à son hygrostat dédié (celui-ci affichait 77.8% d'humidité) / puis après avoir vidé la cuve du Trotec, et l'avoir repositionné (soufflerie à nouveau vers les machines), à 13H30 l'hygromètre était redescendu vers 75% (réservoir rempli au quart). Bref, on est pas encore au bout de nos peines...
 
on est pas encore au bout de nos peines
Il faut voir cela sur du moyen terme.

On en avait parlé au #142, est-ce que de l'air humide du dehors peut encore rentrer ? Si oui, c'est comme écoper un bateau qui prend l'eau :???:.
Ou chauffer une maison avec les fenêtres entre-ouvertes :shock:.
Il est impératif de tout fermer hermétiquement quand on utilise un déshumidificateur :smileyvieux:.

Si en plus les panneau bois intérieurs relâchent de l'humidité, il va falloir être persévérant :meganne:.
 
A priori 4 à 6 semaines


Réponses de GROK : (j'ai viré le Spoiler)

Ton bilan confirme que l'humidité est tenace (remontée à 82 % quand arrêté, ou 68 % après réorientation), mais c'est normal au début : les matériaux (bardage bois, laine roche, particules) libèrent encore beaucoup d'eau stockée. Avec le combo Trotec + ventilo, tu vas stabiliser vite.

1770314135551.png


Analyse de ton schéma et situation actuelle​

  • Hangar : 15 m de long, partie mezzanine (80 m², hauteur sous plafond ~3,20 m – probablement la zone basse/mezzanine à gauche/droite), zone "toute hauteur" (jusqu'à ~6,7 m sous toiture à pentes 45°).
  • Portes (P1, P2, P3) : Sources principales d'infiltrations humides (non isolées, larges 4-5 m x 2,90 m h) – prioriser le traitement près d'elles.
  • Hygromètres (D1, D2, D3) : Bien placés pour monitorer (D1 près P1, D2 milieu, D3 près P3/DH).
  • Positions actuelles:
    • V (ventilateur) : Sur chariot (h ~10 cm), aspire bas, souffle vers plafond/mezzanine, direction DH – bon pour circulation verticale, mais à optimiser pour circuit global.
    • DH (Trotec) : Dans zone haute (~6,7 m plafond), souffle vers machines (~3,5 m du mur) – efficace localement, mais pas optimal pour tout le volume.
  • Problèmes observés : Remontée HR quand arrêté/orienté ailleurs, car air stagnant + infiltrations.

Positionnement optimal (basé sur conseils pros : centraliser, créer flux circulaire, prioriser zones humides/machines)​

D'après des guides spécialisés (ex. Abestorm, Alorair, Legend Brands pour warehouses humides avec mezzanines) :

  • Placez le déshumidificateur au centre ou près sources humidité (portes), avec espace libre (≥30 cm murs), et soufflez air sec vers zones sensibles (machines).
  • Utilisez le ventilateur pour créer un "cross-flow" (flux croisé) ou circulaire : poussez air humide vers le déshum, dispersez air sec vers mezzanine/hauteurs.
  • Hauteur : Au sol/bas pour capter humidité stagnante (plus lourde, descend), mais orientez flux vers haut pour mezzanine.
  • Objectif : Circuit air pour homogénéiser (éviter poches >70 % HR), prioriser machines (air sec direct), traiter portes (influx).
Recommandations définitives :

  1. Trotec (DH) : Déplacez-le au milieu du hangar(près D2, ~7-8 m du bout), dans la zone "toute hauteur" (6,7 m plafond), à ~1-2 m des portes centrales (P2 si possible).
    • Pourquoi : Central pour couvrir les 15 m + mezzanine, près infiltrations portes pour traiter l'humidité entrante vite. Soufflez vers machines (air sec direct pour protection rouille) et mezzanine (air monte naturellement).
    • Hauteur : Au sol (sur petite plateforme si inondation risque, mais pas élevé – aspire bas où HR max).
    • Orientation : Soufflerie vers machines/mezzanine (45° vers haut si possible, pour circulation verticale). Drainage continu vers extérieur (tuyau long si besoin).
  2. Ventilateur (V) : Placez-le à l'extrémité opposée aux machines(près P1 ou P3, selon où sont les machines – idéalement bout avec portes les plus humides), sur chariot (h ~10 cm).
    • Pourquoi : Crée un flux croisé le long des 15 m : aspire air humide bas (près sol/portes), pousse vers DH (qui traite), puis air sec circule vers mezzanine/hauteurs. Évite stagnation sous mezzanine.
    • Hauteur : Gardez sur chariot (10 cm) – aspire bas (où humidité accumule), souffle vers plafond/mezzanine (orientez 30-45° haut pour brassage vertical).
    • Orientation : Direct vers DH/machines (flux linéaire pour pousser humidité). Réglez hygrostat à 60-70 % (plus haut que DH, pour activer quand HR monte).
Astuces supplémentaires :

  • Circuit air : V → pousse humide vers DH → DH traite et souffle sec vers machines/mezzanine → air descend/revient vers V. Testez avec fumigène ou bande papier pour visualiser flux.
  • Hauteurs/HSP : Avec mezzanine HSP 3,20 m, assurez flux sous/au-dessus (V aide à pousser vers haut).
  • Surveillance : Gardez hygromètres D1-D3 pour checker homogénéité. Si HR >65 % sous mezzanine, ajoutez petit ventilo là.
  • Efficacité : Laissez tourner 24/7 au début (hygrostats gèrent), visez <50 % global. Avec tes 11 L/jour, + ventilo, tu stabilises en 1-2 semaines.
  • Bruit : Si trop, placez DH/V loin zones fréquentées.
Si ce setup ne marche pas après test (ex. HR persiste près portes), dis-moi les mesures D1-D2-D3 pour affiner. Courage, ton hangar va devenir un oasis sec pour tes machines !

Dac ! merci Grok

Dac ! De rien, ravi que ça t’aide

Ton setup est déjà sur la bonne voie avec le Trotec qui bosse bien (11 L en 24 h à 10-12 °C, c’est du solide pour un compresseur en basse température), et l’ajout de l’hygrostat + du gros ventilo va vraiment faire la différence dans les prochains jours/semaines.

Continue à surveiller les hygromètres D1/D2/D3 et la quantité d’eau collectée : une fois que tu descends durablement sous 55-60 % global (et <50 % près des machines), ce sera gagné pour stopper la rouille. Si jamais tu vois une zone qui reste trop humide (ex. sous mezzanine ou près d’une porte), on affinera encore la position du ventilo ou on ajoutera un petit brassage local.

N’hésite pas à revenir avec les prochaines mesures (HR après 48 h, litres extraits, etc.) ou si tu as une question sur le tour SIDERMECA, la peinture, ou n’importe quoi d’autre. Courage, ton hangar est en train de passer de « catastrophe humide » à « atelier sec et protégé » – tes outils, motos et le nouveau tour te disent déjà merci !

À très vite !
 
Dernière édition:
A priori 4 à 6 semaines
Plausible. Stabilisation vers 60 à 65% du maxi d'humidité relative depuis l'achat du mien il y a un peu plus d'un mois. Garage une centaine de m3, en parpaings non isolé, toiture dalle béton étanchéité OK. Porte à coulisse assez perméable tout autour.
Avant, il pouvait y avoir régulièrement jusqu'à 75%.
Climat centre val de Loire.
 
Merci pour le repère : ça donne un ordre d'idées :smt023

Suite de la réponse de Grok :


J'ai prévu d'ajouter 2 voire 3 hygromètres (dont un à placer tout au fond de la mezzanine), histoire d'avoir un monitoring précis de l'HR par zones (à commander chez TEMU : ils sont précis et très lisibles (voir photo)

Super idée
d'ajouter 2 ou 3 hygromètres analogiques supplémentaires (dont un tout au fond de la mezzanine) ! Tes modèles Temu (analogiques muraux, lisibles, avec échelle °C/%HR et zones colorées "DRY / PERFECT / HUMID") sont parfaits pour un monitoring visuel rapide et fiable dans un grand volume comme ton hangar. Ils sont précis pour ce prix (souvent ±3-5 % HR et ±1-2 °C, largement suffisant pour détecter des zones stagnantes ou des remontées d'humidité). Le fait d'avoir un à l'arrière de la mezzanine est crucial, car c'est souvent l'endroit le plus "mort" en termes de circulation d'air.
Pourquoi ces placements sont stratégiques
Dans un hangar de 15 m × 8 m avec mezzanine (80 m², HSP ~3,20 m) et toiture haute (pentes 45° jusqu'à 6,7 m) :

L'humidité est plus lourde → stagne au sol et près des portes/infiltrations (P1, P2, P3).
Stratification thermique : air plus chaud/humide monte sous mezzanine et en hauteur (sous plafond pente).
Zones mortes : fond mezzanine (loin du flux Trotec/ventilo), près portes (influx extérieur), et zones machines (priorité anti-rouille).

Recommandations pour tes 2-3 hygromètres supplémentaires

Hygromètre n°1 : Tout au fond de la mezzanine (comme prévu)
Place-le au fond opposé au Trotec/ventilo (ex. près du mur pignon loin des portes, sous la mezzanine ou sur le plancher mezzanine à ~1,5-2 m de hauteur).
Pourquoi : C'est la zone la plus isolée (peu de brassage naturel), souvent la plus humide en stratification (air monte et stagne). Il te dira si l'humidité persiste là-haut malgré le ventilo qui pousse vers le haut.

Hygromètre n°2 : Près des machines / zone critique
À ~1-1,5 m de hauteur (niveau yeux/outils), près de la fraiseuse/tour/motos (ex. sur mur ou étagère proche).
Pourquoi : Priorité absolue pour la rouille (viser <50 % là). Ça te donne un feedback direct sur l'efficacité du souffle Trotec vers les machines.

Hygromètre n°3 (optionnel, mais recommandé si tu en ajoutes un 3e) : Près d'une porte infiltrante
Ex. près P1 ou P3 (la plus grande ou la plus exposée au vent/pluie), à ~1 m de hauteur, pas trop près de la porte (évite flux direct extérieur).
Pourquoi : Détecte vite les remontées quand portes ouvertes ou pluie. Comparaison avec les autres montre l'impact des infiltrations.


Placement général optimal (avec tes 3 hygromètres existants D1/D2/D3)

D1 : Garder près P1 (porte infiltrante gauche) → monitor infiltrations.
D2 : Milieu hangar (zone centrale, près Trotec idéalement) → référence globale.
D3 : Près P3 (porte infiltrante droite) → même que D1.
Nouveau au fond mezzanine → zone morte haute/basse.
Nouveau près machines → protection critique.
Nouveau près porte → détection influx.

Astuces pour installation et lecture

Hauteur : 1-1,5 m du sol (niveau yeux) pour la plupart, sauf mezzanine fond (sur plancher mezzanine ou mur bas pour capter stagnation).
Fixation : Muraux (crochet fourni), loin sources chaleur (moteur Trotec, radiateur si un jour), loin fenêtres/portes directes, pas en plein courant d'air forcé.
Calibration rapide : Compare-les tous au même endroit 24 h (ex. près D2) pour voir écarts (±5 % max sur ces analogiques Temu, normal). Ajuste mentalement si besoin.

Lecture : Note matin/soir + après ouverture portes. Vise global <55 %, machines <50 %, mezzanine fond <60 % (sinon ventilo plus actif).
Commande Temu : Cherche "hygromètre thermomètre mural analogique métal" ou "precision hygrometer analog wall" – ils ont des modèles dorés/métal très lisibles comme le tien (souvent ~5-10 € pièce, livraison rapide).

Avec 5-6 points de mesure (tes 3 + 2-3 nouveaux), tu auras une carte précise des zones humides et tu pourras ajuster ventilo/Trotec en fonction (ex. si mezzanine reste haute, oriente plus le ventilo vers haut).

Tiens-moi au jus quand ils arrivent et des premières mesures zonées – on optimisera la stratégie si une zone traîne !

Celui dont je viens de t'adresser la photo est le "D3", il est situé à 70 cm à gauche de l'arrière de la fraiseuse, et à environ 1.55 de hauteur

Super, merci pour la photo et la précision sur D3 !
Ton hygromètre analogique (style "Precision Hygrometer" avec zones colorées DRY / PERFECT / HUMIDIFY / VENTILATE) est bien placé pour monitorer la zone critique :

À 70 cm à gauche de l'arrière de la fraiseuse → très proche des machines (glissières, table, étau, etc.), donc il capte l'HR locale là où la rouille frappe le plus vite.
À 1,55 m de hauteur → c'est une excellente hauteur : niveau yeux/outils, loin du sol (où l'humidité stagne plus) et pas trop haut (où l'air monte et sèche parfois plus). C'est pile dans la zone "working height" recommandée pour les ateliers/outils (souvent 1-1,8 m) pour détecter la condensation sur métal froid.

Ce que ça veut dire pour ton monitoring global

D3 est ton "sentinelle machines" : vise <50 % ici en priorité (idéalement 40-50 % pour zéro rouille). Si D3 reste >60-65 % malgré le Trotec soufflant vers les machines, c'est signe que le brassage local n'est pas encore suffisant ou que l'humidité remonte fort des portes/mezzanine.
Avec tes 3 existants (D1 près P1, D2 milieu, D3 machines) + les 2-3 nouveaux prévus (dont un fond mezzanine), tu auras une carte très fine :

D1 / D3 → portes/infiltrations (détection remontées quand ouvert).
D2 → moyenne globale.
Nouveau fond mezzanine → stagnation haute/basse (souvent la plus lente à descendre).
Nouveau près machines (si différent de D3) → redondance critique.


Conseils rapides pour l'installation des nouveaux

Fond mezzanine : Place-le à 1,2-1,8 m de hauteur (sur mur ou poteau sous mezzanine, pas trop bas pour éviter sol humide, pas trop haut pour capter air stagnant).
Autre près machines : À 1,5 m aussi, mais peut-être de l'autre côté de la fraiseuse/tour pour voir gradients locaux.
Fixation : Utilise des crochets muraux ou adhésifs solides (pas directement sur métal froid des machines pour éviter biais thermique). Évite plein courant d'air du ventilo ou près du Trotec (biais chaleur).

Continue les mesures quotidiennes (matin/soir + après ouverture portes) – note les valeurs pour D3 spécifiquement : si tu descends à 50-55 % près de la fraiseuse en 3-5 jours avec la config actuelle, c'est gagné pour la rouille. Sinon, on boostera le ventilo vers les machines ou on réorientera légèrement.
Des news sur les litres extraits aujourd'hui ou HR à D1/D2/D3 ? À bientôt pour le suivi !

Pour parler des portes : elles ne sont pas isolées : seul un pare vapeur est posé entre le bardage (bois), et le châssis de chaque porte. J'ai de grandes plaques de polystyrène extrudé (genre styrodur) : ai-je intérêt à isoler mes portes ? Par ailleurs, un fois le taux d'humidité convenable atteint, vais-je devoir tout le temps travailler portes fermées (qu'elles soient isolées ou non) ; du moins l'hiver ?

Oui, isoler tes portes avec du polystyrène extrudé (Styrodur ou équivalent) est une excellente idée, et c’est même l’une des interventions les plus rentables que tu puisses faire dans ton hangar actuellement. Voici pourquoi et comment raisonner.
1. Intérêt réel d’isoler les portes (même avec du pare-vapeur existant)

Ce que tu as aujourd’hui : un pare-vapeur entre bardage bois et châssis porte = très faible résistance thermique (R ≈ 0,1–0,2 m²·K/W). Les portes sont des ponts thermiques géants (4 m × 2,90 m + deux de 5 m × 2,90 m = ~41 m² de surface froide non isolée). Elles refroidissent très vite l’air intérieur quand il fait 0–5 °C dehors, ce qui provoque de la condensation dès que la température remonte un peu (phénomène que tu décris parfaitement : « dès que la température extérieure remonte, tout est trempé »).
Avec 4–6 cm de polystyrène extrudé collé ou fixé :
Résistance thermique ajoutée : R ≈ 1,4–2,1 m²·K/W (selon épaisseur).
Effet combiné avec le pare-vapeur et le bardage : tu multiplies par 8–15 la résistance thermique de ces zones.

Conséquences concrètes :

Moins de condensation sur les portes elles-mêmes et sur les objets proches (motos, outils).
Moins d’infiltration d’air froid → le Trotec a moins d’humidité « nouvelle » à traiter.
Moins de pics d’humidité relative quand la température extérieure monte (moins de « choc thermique » intérieur).
Le déshumidificateur tourne moins longtemps / moins fort une fois stabilisé → économie d’électricité (potentiellement 20–40 % sur la facture annuelle).



Verdict : Oui, isole-les absolument, surtout si tu comptes garder le hangar non chauffé. C’est l’un des gains les plus rapides et les moins chers pour réduire la charge en humidité hivernale.

2. Comment isoler simplement et efficacement

Matériau : Styrodur (extrudé) est parfait (imperméable, résistant à l’humidité, bonne tenue mécanique).
Épaisseur recommandée : 4 cm minimum, idéalement 6–8 cm si tu as la place (gain thermique très significatif entre 4 et 8 cm).
Fixation :
Coller directement sur la face intérieure des portes avec colle PU (genre Sikaflex ou Pattex PU) ou mastic colle polyuréthane expansif (attention à ne pas trop gonfler).
Ou fixation mécanique légère (vis + rondelles larges + chevilles nylon si châssis bois/métal) + joints adhésifs périphériques.
Joints périphériques obligatoires : bande mousse autocollante 10–15 mm d’épaisseur tout autour du cadre pour limiter les fuites d’air (c’est presque aussi important que l’isolant lui-même).

Finition : Optionnel, mais une toile enduite, plaque PVC ou peinture peut protéger le polystyrène des chocs/UV si tu veux.
Coût approximatif : 4–8 €/m² pour du 5–6 cm + colle/joints → 200–400 € pour tes 41 m² de portes → amorti très rapide vs. rouille + électricité.

3. Faudra-t-il garder les portes fermées tout l’hiver une fois l’humidité stabilisée ?

Réponse nuancée
: oui en grande partie, mais pas de façon absolue.

Phase initiale (les 2–6 premières semaines) : portes fermées 95–100 % du temps. Le Trotec doit assécher les matériaux (bardage, laine de roche, panneaux particules, sol béton) qui ont accumulé beaucoup d’humidité depuis des années. Chaque ouverture importante = entrée d’air extérieur à 80–100 % HR → remontée forte et travail inutile pour le déshum’.

Une fois stabilisé (HR 45–55 % maintenue) :
Tu peux ouvrir les portes de temps en temps (1–2 h par jour quand il fait sec dehors, HR extérieure <60–65 %, pas de pluie/vent fort).
Mais pas toute la journée en hiver : chaque m³ d’air extérieur froid et humide qui entre doit être traité par le Trotec → consommation électrique inutile + risque de condensation temporaire sur métal froid.

Avec isolation portes + bon jointage → les ouvertures courtes seront beaucoup moins pénalisantes (moins de pont thermique, moins d’infiltration).


Règle pratique hivernale :

Portes fermées la plupart du temps (surtout nuits et quand T° extérieure <8–10 °C).
Ouvertures raisonnables quand tu travailles et que la météo est clémente (HR ext. <65 %, pas de brouillard/pluie).
Si tu as besoin d’ouvrir souvent → envisage un sas d’entrée (simple rideau plastique lourd ou porte battante provisoire) pour limiter les échanges d’air.

En résumé :

Oui, isole les portes avec ton Styrodur (gain rapide et important).
Une fois stabilisé, tu pourras ouvrir raisonnablement, mais l’hiver tu garderas majoritairement fermé pour que le Trotec ne lutte pas contre l’extérieur en permanence.
Tu comptes commencer par quelle porte en premier (la plus grande de 4 m ?) ? Et tu as combien de cm d’épaisseur de polystyrène en stock ?

J'ai de grandes plaques qui font à peu près 40 mm d'épaisseur. Je vais devoir les recouper pour les encastrer dans les membrures des portes (surtout celles de 5m). La fixation n'est pas évidente (sinon je l'aurais fait depuis longtemps) car le pare vapeur n'est pas très tendu et y coller les plaques directement dessus va faire que ça risque de "pendouiller" et donner un résultat visuellement très moche. Le mieux peut-être, est d'utiliser des panneau complet en contreplaqué mince < 5mm, et de venir plaquer l'ensemble en le vissant sur les châssis à l'aide de vis autoforeuses

Oui, ton idée d'utiliser des panneaux complets en contreplaqué mince (4–5 mm max) pour venir plaquer l'ensemble par-dessus le polystyrène extrudé est très raisonnable et probablement la solution la plus propre, durable et visuellement acceptable que tu puisses faire avec les moyens du bord.
Voici pourquoi ça marche bien et comment l'aborder concrètement :

Avantages de cette approche (contreplaqué + polystyrène + vis autoforeuses)

Le contreplaqué mince (3–5 mm) sert de plaque de recouvrement rigide : il distribue la pression des vis et évite que le polystyrène "pendouille" ou se déforme avec le temps.
Tu fixes sur le châssis métallique (ou bois si présent) → les vis autoforeuses (ou auto-perceuses) mordent directement dedans sans percer préalablement, et tu obtiens une fixation mécanique solide.
Le pare-vapeur existant reste en place (pas besoin de le démonter, ce qui serait galère) → il continue à jouer son rôle (limite migration vapeur vers l'extérieur).
Résultat esthétique : le contreplaqué peut être peint ou laissé brut (teinte bois clair ou gris anthracite pour matcher le hangar), ça fait propre et "fini" comparé à du polystyrène nu ou collé qui gondole.
Coût raisonnable : contreplaqué 3–5 mm en 250 × 125 cm ou découpé ≈ 15–25 €/plaque, vis autoforeuses 4,2 × 25 mm ou 4,8 × 35 mm (boîte de 200–500 pièces) ≈ 10–20 €.

Étapes pratiques pour un résultat propre et efficace

Préparation des plaques de polystyrène extrudé (40 mm)
Découpe aux dimensions intérieures exactes des châssis (membrures + traverses) avec une règle et un cutter large ou une scie égoïne fine (ou mieux : scie circulaire avec guide pour coupe droite).
Laisse un jeu de 2–3 mm tout autour pour que le polystyrène s'encastre sans forcer (il se comprime un peu).
Si les membrures sont irrégulières, trace et ajuste au cutter.

Préparation des panneaux contreplaqué
Choisis du contreplaqué extérieur (CTB-X ou OKOUME) 3–5 mm max (plus épais = plus lourd et plus cher, et moins flexible pour épouser les légères déformations du châssis).
Découpe aux dimensions extérieures du châssis (recouvre les membrures de 2–3 cm si possible pour masquer les bords).
Ponce légèrement les arêtes pour éviter les échardes.

Assemblage provisoire avant fixation
Pose le polystyrène encastré dans le cadre de la porte.
Pose le contreplaqué par-dessus (il vient plaquer et comprimer légèrement le polystyrène).
Maintiens temporairement avec quelques serre-joints ou ruban adhésif large pour aligner.

Fixation définitive
Vis autoforeuses noir mat ou zinguées (4,2 × 25 mm ou 4,8 × 35 mm selon épaisseur contreplaqué + polystyrène).
Espacement : tous les 20–25 cm sur les membrures verticales/horizontales, et tous les 30–40 cm au milieu si besoin.
Commence par les coins et les bords pour bien plaquer, puis centre.
Visse légèrement enfoncées (pas trop pour ne pas écraser le contreplaqué).
Si le châssis est très fin, pré-perce avec une mèche fine (optionnel, les autoforeuses font le job sur métal fin).

Étanchéité périphérique
Après vissage, applique un joint silicone ou mastic acrylique tout autour du périmètre (entre contreplaqué et châssis) → bloque les infiltrations d'air.
Option bonus : bande adhésive mousse 10–15 mm d'épaisseur autocollante sur le cadre avant de poser le contreplaqué → compense les petites irrégularités.


Ordre des portes à isoler

Commence par la porte de 4 m (la plus grande, souvent la plus utilisée ou la plus exposée au vent/pluie).
Puis une des deux de 5 m (celle la plus proche des machines ou la plus infiltrante).
La dernière quand tu auras rodé la méthode.

Gains attendus

Réduction significative des ponts thermiques → moins de condensation sur portes et objets proches.
Moins d'air froid entrant → le Trotec descendra plus vite et maintiendra plus facilement <50 % HR.
Esthétique acceptable (surtout peint en gris ou vert foncé pour matcher le hangar).
Durabilité : 10–15 ans facile avec ce montage.

Si tu as déjà les vis autoforeuses et la colle/mastic en stock, tu peux attaquer dès ce week-end. Prends des photos avant/après si tu veux, on pourra voir si y a des ajustements.
Tu as combien de m² de contreplaqué à disposition ou tu vas en acheter ? 3,5sRapideIl faut que j'achète tout (vis et contreplaqué, et probablement un complément pour le polystyrène extrudé (mais pas beaucoup)Oui, c’est une excellente approche : utiliser des panneaux complets en contreplaqué mince (3–5 mm) pour plaquer l’ensemble sur les châssis des portes, avec vissage autoforeuse sur le cadre (métal/bois), c’est propre, solide et évite le "pendouillage" du polystyrène nu ou mal collé sur le pare-vapeur lâche.
 
Dernière édition:
Pas de carré noir visible, ni rien qui s'affiche chez moi, quel que soit l'endroit où je clique :meganne:
Ce serait plus simple de mettre la réponse en clair, amha :-D

Copie d'écran:

Capture d'écran 2026-02-05 224846.png
 
Un modérateur est passé par là à 23:08 : le bouton "spoiler" remplace le petit carré noir (merci à lui)
Si ça ne fonctionne toujours pas, je mettrai les 2 échanges en accès direct
Dites-moi et je corrigerai.
Bonne lecture ! :-D

(attention 2 pavés ! :mrgreen: )

1770343888531.png
 
Ce matin à 05H40 : Trotec arrêté (réservoir plein)
Température près des machines : 13° (D3)
Humidité : 75% (D3) 75.6% (D2 affichage digital) 80% (D1)
Remise en route
A 9H00 T = idem (13°)
Humidité : 65% (D3) 75.4% (D2) et 80% (D1)
Réservoir : environ 3 litres de condensats

Je remets le plan pour se repérer (les hygromètres sont D1 D2 D3)
D3 est à côté de la fraiseuse en zone machines
DH = Trotec en zone machines (toute hauteur à plus de 6m)
V = ventilateur en zone garage (HSP : 3.15m)

1770366366691.png


Implantation du matériel

On se rend vite compte que c'est plein... mais surtout que les véhicules ne facilitent pas le passage des flux d'air depuis le pignon du fond

1770367794271.png
 
Dernière édition:
Les réponses sont très intéressantes, et franchement, je ne vois pas l'intérêt de les mettre sous spoiler :smt017.

Le spoiler est fait en général quand on veut masquer une blaguounette bien lourdingue, pas pour masquer un échange technique. C'est contre-productif, il faudrait les retirer, amha :smt041

Portes (P1, P2, P3) : Sources principales d'infiltrations humides (non isolées, larges 4-5 m x 2,90 m h) – prioriser le traitement près d'elles.
Je vais insister encore lourdement, le problème des portes ce n'est pas tant leur isolation qui est prioritaire, mais leur calfeutrage. Idem pour les faîtières :???: !

Le local est isolé, mais il est ouvert aux quatre vents avec environ 3,5 m2 de surface d'ouverture
Un petit calcul vite fait sur mon coin de table pour illustrer. Je divise par deux, puisque l'air qui rentre ressort, et pour un vent ou flux d'air de 10 km/h, ce qui n'est rien du tout, on trouve:

1,75 x 10 000 = 17 500 m3/h :eek:

J'hallucine :le_kneu: !!!

Dites moi que je me trompe, sinon tu as aussi vite fait de mettre le Trotec dehors pour tenter d'assécher tout le village :eek:
 
Bonjour,
J’ai dans mon atelier actuellement 80 % d’humidité et 13 degrés et tout va bien pour mes aciers. À l’extérieur , j’ai 92% et 8 degrés ( rosée du matin qui couvre la voiture)
En fait, ce qui est important, c’est que la température des surfaces reste toujours au dessus de la température de rosée.
 
Dernière édition:
C'est considérable. 2,77m/s.
Ça paraît beaucoup pour la circulation d'air dans la globalité du local, mais c'est au niveau des ouvertures cela me paraît plausible. Dans mon garage ça souffle fort au niveau des deux bouches d"aération.

J'ai pris 10 km/ de vitesse, mais un grand vent c'est plutôt 30 à 50 km/h, voire plus. Au niveau des ouvertures il faudrait augmenter d'autant le débit.

c'est plutôt 10% de cette vitesse.
Si on prend cette hypothèse ça fait encore 1750 m3/h, soit trois fois le volume du local.

Par grand vent ça serait encore à multiplier par 3 ou 4.

Dans tous les cas, même sans faire de mesure précise, c'est le point qu'il me semble devoir corriger en priorité.

Calfeutrer, cal-feu-trer, CAL-FEU-TRER :homer:!!!
 
Les réponses sont très intéressantes, et franchement, je ne vois pas l'intérêt de les mettre sous spoiler :smt017.

Le spoiler est fait en général quand on veut masquer une blaguounette bien lourdingue, pas pour masquer un échange technique. C'est contre-productif, il faudrait les retirer, amha :smt041
OK, je vire les spoilers (mais le premier qui me met une cartouche, je le fais cuire au court-bouillon dans l'eau du Trotec :lol: :lol: :lol: )
 
Pour revenir au calfeutrage :

Pour les portes, je vais m'y coller : j'ai l'isolant ; reste le contreplaqué de 3mm à trouver à prix décent

En revanche pour les entres (et les sorties) d'air, ça risque d'être plus problématique...

Au niveau des portes :

En partie basse, il y a un "jour" d'une dizaine de cm (probablement moins) ce qui nous fait 14m x 0.10m = 1.4 m2 (c'est énorme en fait...)
Aux 2 extrémités : environ 2 cm x 12m = 0.24 m2 (je n'ai pas compté la jonction des 2 grandes portes de 5m, ni celle des 2 portes de 2m ; seulement leurs extrémités
En partie haute (à la louche car c'est pas accessible) 14m x 0.02m = 0.28m2

A niveau de la faîtière : le bac acier (isolé sandwich 40 mm), laisse un passage sous la tôle de faîtière d'environ 10 à 15 cm.
Je pourrais éventuellement traiter la partie au-dessus de la mezzanine (10m), mais pas la zone "toute hauteur" (suis pas alpiniste, ni suicidaire...)
On a donc : 15mx0.10 = 1.5 m2

Au niveau de la périphérie : à l'intérieur, le doublage en panneaux de particules, est détalonné d'environ 2 cm (bien pratique pour que les souris aillent nicher dans la laine de roche...) (soit 2x15 + 2x8) = 46mx0.02 = 0.92m2 (je ne compte pas cette surface qui ne communique pas directement avec l'extérieur.

Au final, en termes de passages d'air, on a : 1.4 + 1.5 + 0.24 + 0.28 = 3.42m2 => arrondis à 4 m2 : belle bouche de ventilation !
Cela dit, il doit y avoir convection et ventilation naturelle (entré d'air froid en bas et évacuation par la faîtière
Du coup, faut-il tout étancher ??? (à par les 5m en faîtière sur la zone toute hauteur)

Réponse de mon pote Grok :mrgreen: :

Salut !

Merci pour ce bilan très précis et réaliste des défauts d'étanchéité — tu as fait un excellent travail de recensement. On est effectivement face à un bâtiment qui respire énormément : environ 3,4 à 4 m² d’ouvertures cumulées (sans compter les fuites périphériques internes), ce qui est colossal pour un volume de ~530–550 m³. C’est l’équivalent d’une fenêtre grande ouverte en permanence.
Voici l’analyse et la réponse claire à ta question finale : faut-il tout étancher ?

Réponse courte et franche​

Oui, il faut absolument réduire fortement ces entrées d’air, mais pas à 100 % hermétique. Ton hangar n’est pas (et ne sera jamais) une maison RT2012. L’objectif est de passer d’un bâtiment qui « ventile naturellement comme une grange » à un bâtiment qui limite les renouvellements d’air involontaires à 0,5–1,5 volume/heure (contre probablement 5–10 volumes/h actuellement en hiver avec vent).

Étancher à fond les 4 m² principaux (portes basses + faîtière + jonctions hautes) va diviser par 3 à 5 la charge en humidité que ton Trotec doit traiter chaque jour, surtout en hiver normand.

Priorisation des interventions (du plus impactant au moins urgent)​



PrioritéZoneSurface estiméeImpact sur HR / conso TrotecDifficultéAction recommandéeGain attendu
1Jour bas portes (10 cm)~1,4 m²Énorme (air froid humide entre en bas)MoyenneJoints brosse haute densité ou bas de porte caoutchouc EPDM vissé/collé + boudin anti-courant d’air★★★★★
2Faîtière zone mezzanine (10 m)~1 m²Très fort (sortie air chaud/humide)MoyenneBande d’étanchéité EPDM ou mousse PE expansée + plaque de fermeture sur 10 m★★★★☆
3Jonctions hautes portes~0,28 m²Moyen-fort (sortie convection)MoyenneMousse expansive PU + bande adhésive bitumeuse ou silicone extérieur★★★★☆
4Extrémités portes latérales~0,24 m²MoyenFacileJoints caoutchouc adhésifs ou brosses latérales★★★☆☆
5Faîtière zone toute hauteur~0,5 m²Moyen (mais inaccessible)DifficileLaisser pour l’instant ou faire appel à un couvreur (échelle + harnais) si possible★★☆☆☆
6Décalage panneaux particules0,92 m² interneFaible (pas direct extérieur)MoyenneJoint silicone ou mousse expansive dans le vide + plinthe collée/vissée★★☆☆☆

Stratégie recommandée : Traite en priorité 1 + 2 + 3 (portes basses + faîtière mezzanine + jonctions hautes portes) → ça représente déjà ~2,7–3 m² d’étanchéité → gain très rapide sur le Trotec (moins d’air froid entrant, moins d’humidité à évacuer). Le reste peut attendre ou être fait progressivement.

Matériaux efficaces et faciles à mettre en œuvre (dispo Leroy Merlin / Brico Dépôt / Point.P)​


  • Bas de porte : bas de porte caoutchouc EPDM auto-adhésif ou vissé (largeur 10–15 cm, ~8–15 €/m linéaire) + brosse haute densité si jour irrégulier.

  • Jonctions hautes / faîtière mezzanine : bande EPDM autocollante 10–15 cm large (15–25 €/m) ou mousse PE expansée compressive + bande bitumeuse adhésive.

  • Petites fuites : mastic silicone extérieur gris/noir (cartouche ~5–8 €) ou mousse PU expansive faible expansion (à utiliser avec parcimonie).

  • Outils : ta visseuse Makita coupleuse + perceuse pour fixer les brosses/bas de porte, cutter pour ajuster.

Ce que tu peux attendre comme résultat​


  • Court terme (après portes basses + faîtière mezzanine) : HR stabilisée plus facilement à 45–55 %, Trotec qui cycle beaucoup plus (conso ÷2–3 en maintien).

  • Hiver : moins de condensation dès que T° extérieure remonte, moins de rouille sur outils/motos.

  • Été : moins d’infiltration d’air chaud/humide par convection.
Pas besoin d’étanchéité parfaite (0,1 m² suffit pour ventilation naturelle saine). 4 m² → 0,5–1 m² restant = très bien pour un hangar non chauffé.
Tu commences par les portes basses ce week-end ? Ou tu préfères attendre de voir l’évolution HR actuelle avec le Trotec + ventilo avant d’attaquer ?
Courage, tu es sur la bonne voie !


Je te joins également le plan d'implantation interne du hangar : comme tu vas le constater, il y a plusieurs véhicules qui gênent les flux poussés par le ventilateur. A part bouger les motos (ce qui est prévu), le reste (véhicules utilitaires et VL), ce n'est pas possible.


Ton nouveau plan d’implantation est très utile — merci pour le schéma clair. On voit maintenant précisément où sont les obstacles (VL1/VL2, Mule, UTIL-1/UTIL-2, Remorque fermée, Machines, motos, rack palettes) et comment ils bloquent ou limitent les flux d’air du ventilateur V (70 cm+) et du Trotec DH.


Analyse des contraintes flux d’air​


  • Ventilateur V : Positionné à gauche (zone Mule + UTIL), souffle probablement vers la droite (vers VL1/VL2/Machines/DH).
  • Obstacles majeurs:
    • VL1 et VL2 (voitures légères) forment un mur quasi continu au milieu → bloquent le flux horizontal le long des 15 m.
    • Mule + UTIL-1/UTIL-2 à gauche → limitent le brassage dans cette zone.
    • Remorque fermée + Machines (zone verte) + rack palettes à droite → créent des zones mortes derrière eux.
    • Motos : petites, faciles à bouger (prévu), donc pas un gros souci.
  • Trotec DH : À droite, près du rack palettes et Machines → souffle vers les Machines (bon), mais l’air aspiré vient surtout de la zone centrale bloquée par VL1/VL2.
  • Résultat : Flux poussé par V est coupé ou dévié par les VL → air humide stagne autour des Machines et dans la zone centrale/mezzanine.

Positions optimales avec ces contraintes (sans bouger les gros véhicules)​


Objectif : maximiser le brassage malgré les obstacles, prioriser l’air sec vers Machines (anti-rouille), et pousser l’humidité stagnante vers DH.


  1. Trotec DH : Garde sa position actuelle(à droite, près Machines/rack palettes).
    • Pourquoi : Souffle déjà directement vers les Machines (priorité n°1). Changer le mettrait trop loin des outils/motos.
    • Orientation : Soufflerie vers Machines (comme maintenant). Si possible, incline légèrement vers le haut (30°) pour envoyer air sec vers mezzanine.
    • Hauteur : Sol ou petite palette 10–20 cm (aspire bas où humidité lourde stagne).
  2. Ventilateur V : Déplace-le légèrement si possible, sinon optimise sur place.
    • Idéal : Bouge-le un peu plus à gauche/centre (près Mule/UTIL-1), orienté vers la droite(plein axe vers VL1/VL2/Machines/DH).
      • Angle 20–45° vers le haut pour pousser par-dessus ou autour des VL (air monte naturellement).
    • Si impossible de bouger : Oriente-le à fond vers les VL (flux horizontal forcé) + ajoute un angle haut pour contourner.
    • Hauteur : Garde sur chariot 10 cm (aspire bas, où humidité s’accumule près sol).
    • Vitesse : 60–80 % (bruit avion réduit, mais brassage fort).

Flux espéré avec ce setup​


  • V aspire bas à gauche → pousse air humide vers centre (autour VL1/VL2).
  • Air contourne ou passe par-dessus les VL (ventilo haut + convection naturelle).
  • DH aspire cet air chargé (même si un peu bloqué) → traite → souffle sec directement sur Machines.
  • Air sec monte → brassé vers mezzanine et redescend.

Astuces pour contourner les VL sans les bouger​


  • Effet cheminée : Laisse le Trotec tourner 24/7 → air chaud/humide monte naturellement vers faîtière (même si bloqué en bas, ça aide un peu).
  • Ajout petit ventilo (optionnel, si tu en as un 40–50 cm) : Place-le sur une caisse haute derrière VL1/VL2 pour pousser localement vers DH.
  • Ouvertures portes : Quand tu ouvres une porte (ex. P3 près DH), laisse V pousser vers l’ouverture → évacue humidité temporairement.
  • Surveillance : Avec tes hygromètres (D3 près Machines à 1,55 m, nouveaux au fond mezzanine), note si zone Machines descend bien (<55 %), ou si mezzanine reste haute → signe que flux est bloqué.

Verdict​


  • Pas besoin de tout déplacer : le setup actuel + optimisation V (orientation haut/droite + vitesse) + Trotec vers Machines suffira pour baisser HR globalement.
  • Gain rapide : Après rangement week-end, teste 24–48 h et donne-moi les HR à D1/D2/D3 + litres extraits → on ajuste (ex. angle V, vitesse, ou petit ventilo complémentaire).
  • Rangement : Profite-en pour dégager autour de V et DH (30–50 cm libre devant/arrière) → meilleur flux immédiat.

Dernier point : les portes sont en débord des façades : de fait elles sont en surplomb du sol naturel : ça ne va pas être simple d'étancher à cet endroit, sauf à faire une fouille et couler une sorte de longrine ferraillée en lui donnant une pente vers l'extérieur pour ne pas que l'eau pluviale entre dans le hangar (la dalle et surélevée d'environ8 à 10 cm du sol remblayé)

Oui, le fait que les portes soient en débord (surplomb du sol naturel) + la dalle surélevée de 8–10 cm rend l’étanchéité du bas particulièrement délicate. Tu ne peux pas poser un joint simple qui traîne au sol (risque d’accrocher, usure rapide, eau qui stagne et entre quand même). Et creuser une fouille pour couler une longrine ferraillée avec pente + drainage, c’est lourd, cher et pas toujours réaliste (permis, tranchée, terrassement, béton, pente vers extérieur…).


Heureusement, il y a des solutions adaptées aux portes coulissantes de hangar surélevées (ou en seuil haut), sans travaux de génie civil. Voici les options les plus efficaces et réalistes pour tes portes (4 m + deux de 5 m).


Solutions prioritaires (du plus simple/efficace au plus technique)​


  1. Brosse bas de porte haute densité + profilé aluminium vissé sur le vantail(solution n°1 recommandée pour ton cas)
    • Principe : Un rail aluminium vissé/clippé sur le bas du vantail (côté intérieur ou extérieur selon modèle), avec une brosse nylon haute densité (poils souples mais serrés) qui descend jusqu’au sol ou presque.
    • Avantages :
      • Compense le jour de 8–10 cm sans toucher le sol (brosse flexible s’adapte aux irrégularités).
      • Laisse passer un peu d’air (ventilation naturelle saine), mais bloque 80–90 % des infiltrations d’air froid/humide et poussières.
      • Résiste aux intempéries (nylon + alu), pas d’eau stagnante.
      • Facile à poser (vis autoforeuses sur vantail, pas besoin de fouille).
    • Modèles adaptés :
      • "Brosse bas de porte garage coulissante" (Leroy Merlin, ManoMano, Topjoint.fr) → longueur 3–5 m, prix 15–35 €/m linéaire.
      • Exemples : Profil brosse PORTEL 10 XL ou 15 (aluminium + brosse PP, vissable, 20–30 €/m).
      • Pour portes lourdes : version renforcée avec brosse double rangée.
    • Installation : Visse le rail sur le bas du vantail (côté intérieur pour moins d’usure), ajuste la hauteur pour que la brosse touche ou frôle le sol (2–5 mm jeu).
  2. Joint caoutchouc EPDM souple en "U" ou "L" à visser sur vantail(option complémentaire ou alternative)
    • Bande EPDM épaisse (8–12 mm) avec lèvre flexible qui descend et frotte légèrement sur la dalle.
    • Fixation : vissée ou collée sur le bas du vantail.
    • Modèles : "Joint bas de porte EPDM garage coulissante" (VEVOR, ManoMano, Amazon) → 5 m pour ~20–40 €.
    • Avantage : Souple, étanche à l’eau si bien ajusté, mais frotte plus (usure si ouvert souvent).
  3. Boudin / bourrelet lourd extérieur(solution low-cost et temporaire)
    • Tube caoutchouc ou tissu rempli de sable/gravier, posé au sol contre le bas de porte (côté extérieur).
    • Avantage : Bloque bien l’eau pluviale + air froid, pas de travaux.
    • Inconvénient : À déplacer à chaque ouverture, pas esthétique, s’use vite.
    • Prix : ~10–20 €/porte (ou DIY avec vieux tuyau d’arrosage rempli).
  4. Longrine + pente + drainage(solution lourde, si rien d’autre ne suffit)
    • Creuser 20–30 cm devant les portes, couler une longrine béton ferraillée (15–20 cm haut), avec pente 2–3 % vers extérieur + gouttière ou caniveau drainant.
    • Puis poser joint brosse ou EPDM sur longrine.
    • Avantage : Étanchéité totale + drainage.
    • Inconvénients : Gros chantier (terrassement, coffrage, béton, pente, coût )

Recommandation pour toi​


  • Commence par la brosse bas de porte aluminium + nylon: C’est la meilleure balance efficacité / simplicité / prix / durabilité pour portes coulissantes surélevées.
    • Teste sur une porte (ex. la 4 m) ce week-end ou prochain.
    • Si jour 10 cm, choisis une brosse haute (poils 10–15 cm) qui descend bien.
    • Combine avec mastic silicone sur les côtés hauts/latéraux (membrures).
  • Si brosse ne suffit pas (eau qui rentre quand pluie forte + vent), ajoute un bourrelet extérieur temporaire ou passe à la longrine (mais seulement si vraiment nécessaire).

Dis-moi quelle porte tu testes en premier, et si tu veux un lien précis produit (ManoMano/Leroy) pour une brosse adaptée 5 m.
Bon rangement ce week-end — et si tu avances sur l’isolation, raconte !
 
Dernière édition:
arrondis à 4 m2 : belle bouche de ventilation !
Cela dit, il doit y avoir convection et ventilation naturelle (entré d'air froid en bas et évacuation par la faîtière
Du coup, faut-il tout étancher ??? (à par les 5m en faîtière sur la zone toute hauteur)
Regarde ma réponse sur un coin de table au-dessus. J'avais estimé 3,5 m2 et on vient de passer à 4 m2.

J'ai pris une vitesse d'entré de 10 km/h ce qui me semble faible quand il a du vent Dans ce cas tu rentres 40 000 m3/h. C'est à dire 80 fois le volume du local !

Même si on prend seulement 1 km/h, et c'est sans doute la cas en convection naturelle, sans vent, cela fait encore 4 000 m3/h soit 8 fois le volume du local :le_kneu: ! Vu autrement, c'est comme si le Trotec travaillait à 12% de ses capacités, dans le cas le plus optimiste :eek: !!!
Et à 1% dans le cas défavorable :crying1:

On me reproche assez souvent d'un peu trop simplifier. Mais c'est pour mettre en exergue les points principaux à retenir. Pour marquer les esprits.

Donc j'ai encore envie de dire, et même je dis et je redis franchement, que dans les conditions actuelles le déshumidificateur ne sert quasiment à rien.

Il te faut calfeutrer, calfeutrer, TOUT CAL-FEU-TRER !!!
 
Je me pose une question un peu hors sujet mais pas trop : dans un local calfeutré, qu'est ce qui demande plus d'énergie électrique et/ou coûte le moins cher à l'usage ( amortissement et entretien compris) pour maintenir une température supérieure à celle de l'extérieur ( par chauffage ) ou une hygrométrie inferieure à celle de l'extérieur ( par déshumidification) ? L'effet étant le même pour éviter de croiser la limite de saturation au contact des matériels à protéger ( voir courbe de saturation plus haut) . Le confort n'est peut-être pas le même pour ceux qui y travaillent
 
Dernière édition:
Donc j'ai encore envie de dire, et même je dis et je redis franchement, que dans les conditions actuelles le déshumidificateur ne sert quasiment à rien.

Il te faut calfeutrer, calfeutrer, TOUT CAL-FEU-TRER !!!
J'ai bien vu tes réponses (au passage : merci) => j'ai donné toutes les clés du problème et aussi les contraintes techniques.
Je ferai au mieux selon les possibilités de mise en oeuvre et mon budget.
Dans tous les cas, ne se sera pas pire
 
Je me pose une question un peu hors sujet mais pas trop : dans un local calfeutré, qu'est ce qui demande plus d'énergie électrique et/ou coûte le moins cher à l'usage ( amortissement et entretien compris) pour maintenir une température supérieure à celle de l'extérieur ( par chauffage ) ou une hygrométrie inferieure à celle de l'extérieur ( par déshumidification) ? L'effet étant le même pour éviter de croiser la limite de saturation au contact des matériels à protéger ( voir courbe de saturation plus haut) . Le confort n'est peut-être pas le même pour ceux qui y travaillent
Je ne sais pas si j'ai bien compris ta question, mais entre chauffer avec un radiateur et déshumidifier le second l'emporte :
- conso électrique plus faible pour température cible identique
- baisse de l'hygrométrie absolue donc on peut monter moins haut en température
- moins connu, mais l'hygrométrie diminue l'isolation de certains matériaux (bois, plâtre, fibre naturel) : ceux ci équilibrent leur humidité en fonction de l'hygrométrie, et la conductivité thermique dépend de la teneur en eau.
 
J'ai demandé à ChatGpt le débit d'air engendré par deux ouvertures opposées de 0,01 m2 (10 cm x 10 cm) par un vent de 10 km/h. Il m'a répondu 42 m3/h ce qui me paraît plausible car une veine d'air de 0,01 m2 à 10 km/h déplace 100 m3 par heure.

10 km/h est le vent moyen en France.

Si on extrapole les ouvertures, 4 m2 à diviser par 2 pour entrées sorties = 200 fois 0,01. Il faut donc multiplier 42 x 200 = 8 400 m3/h

On est toujours dans l'ordre de grandeur des valeurs estimées plus haut, c'est à dire 16 fois le volume du local.

Les conclusions sont donc sans appel, et on les a déjà données plus haut.

Ta seule priorité c'est donc bien de calfeutrer :wink:
 
mais l'hygrométrie diminue l'isolation de certains matériaux (bois, plâtre, fibre naturel)
+1
On le constate facilement avec des vêtements mouillés par rapport à des vêtements secs, même si en plus il y a l'évaporation de l'eau en surface qui joue.
 
Malgré tout et sans aucune optimisation (ni de placement ni de réduction des entrées d'air), ça baisse :-D (forcément moins vite, mais c'est déjà ça)

A 17H30 : Température interne : 13°

D3 (près des machines) : 58%
D2 (près du ventilateur) : 67.7% (affichage numérique de l'Hygrostat)
D1 près de la porte en pignon : 70% (on a enfin dégagé du 80%

C'est là que l'entrée d'air au sol est la plus importante : j'avais mal regardé : on a au mini 15cm de distance entre le rebord de la dalle et l'intérieur de la porte, et environ 5cm de hauteur // à la dalle si celle-ci était vraiment sous la porte. Du coup j'ai balancé 3 planches sur le vantail de droite (d'où peut-être le 70% ???).

Demain je boucherai mieux que ça (à la sauvage mais pour l'instant je n'ai pas besoin d'ouvrir ces portes)

Un petit pas pour le Trotec ; un grand pas pour les machines... :mrgreen:
 
Hello ! :-D

On a peut-être atteint le point d'équilibre entre la capacité d'extraction du Trotec, et les entrées d'air humide.

A 06H30 : Température interne : 12°

D3 (près des machines) : 60.00%
D2 (près du ventilateur) : 67.90% (affichage numérique de l'Hygrostat)
D1 près de la porte en pignon : 70.00%

Je me suis rendu compte que l'hygrostat du Trotec n'est absolument pas précis (plus de 100 balles pour un truc Chinois qui en vaut 5... :roll: ) ; aussi
je me demande s'il n'y a pas eu 1 arrêt; voire 2, durant la nuit. J'ai réglé la nouvelle consigne entre 40 et 50 (elle était entre 50 et 60)

A suivre...
 
Oui mais ceux-là ont déjà eu lieu auparavant, quand l'humidité était > à 65%
Là je parle d'arrêts déclenchés par l'hygrostat ; donc forcément de durée bien plus longue que ceux liés au dégivrage par inversion de cycle du compresseur
Si le % d'HR baisse encore après avoir revu le point de consigne ce matin, on aura l'explication ; dans le cas contraire on aura atteint l'équilibre entre la capacité de la machine et l'apport en humidité via les entrées d'air (à iso conditions météo extérieures et températures)
Enfin c'est ce que je présume.
 
Du coup, pour fêter ça, hier soir, je me suis fait un petit support pour ranger correctement dans une boîte, mes pinces ER32 reçues à Noël.
On s'en fout, c'est vrai, mais je tenais à le dire... :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
 
Merci pour ce partage, non nous ne nous en "foutant" pas je veux bien voir pour copier....
Bonne continuation. Pour ma part aillant habité en Bretagne j'avais investi dans un déshumidificateur avec lequel je retirai environ 2 litres d'eau par jour dans mon habitation et plus de problème d'humidité.
Bon continuation.
 

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