philippe2
Compagnon
Ce fut pire, avant la CAO, pour les définitions complexes non cotées sur les plans de forme définis par une succession de sections 2D. Cela date de la "marine en bois", mais était encore en usage jusqu'au début des années 80.Et attention a la prise de cote sur un fichier , bien zoomer pour l'accrochage de la cote sur les faces ou les axes ( un chanfrein non épargné peu être la cause d'erreur de cotation ) .
La référence, un plâtre, relevés en sections, tous les 100mm sur les trois plans X, Y, Z :
Permettant de tracer des courbes planes (ou tridimensionnelles par projection sur des plans), par interpolation. Utilisation de lattes (spline) de différentes raideurs, pour tracer des belles courbes passant par les points de relevé (contraintes). Le zoom, c'était les loupes qui trainent sur les planches.
Position à plat ventre sur les grands plans, yeux le plus possible à la verticale des tracés pour éviter les erreurs de parallaxe. Une goutte de transpiration sur le tracé était une crainte majeure.
Travail nécessaire pour industrialiser et passer du plan de forme aux définitions pièces à pièces, et des outillage de positionnement pour la soudure sur chaîne. Et là on cotait des interfaces.
Géométrie descriptive, gourmande en main d’œuvre, ce qui m'a permis de trouver du boulot dès la sortie d'école (télégramme déposé dans la boîte au lettres par un motard).
Donc, il n'est pas nouveau d'avoir des plans que partiellement cotés, voire pas du tout, et ceci depuis des lustres.
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