simblot ou simbleau
nom masculin
"Bouchon en bois ou en métal, placé de force dans un trou d'une pièce, et marqué au centre d'un coup de pointeau, dont l'empreinte matérialise la position de l'axe de cette pièce."
Un exemple de plus qui montre la non-infaillibilité "DU" dictionnaire.
Ceux qui écrivent les dictionnaires sont souvent plus des grammairiens (bien qu'on en doute parfois) que des gens de terrain, dont ils devraient mieux décoder le vocabulaire particulier.
La définition donnée ici n'est sans doute pas fausse mais ne constitue qu'un exemple, parmi bien d'autres, dans la variété des situations dans lesquelles ce mot peut être employé.
En effet, un "cimblot" ("simblot" ou "simbleau" ou...) est généralement un objet, de matière quelconque, qui vient provisoirement en remplacer un autre, qui lui sera définitif, pour en simuler la forme, les dimensions, l'encombrement, etc.
Son sens n'est pas très éloigné de celui des "gabarit", "patron" ou "poncif" qui, eux, indiquent plus exclusivement des notions de formes...
Un "simblot" est une pièce "Canada Dry", qui a la forme de la pièce définitive, les dimensions de la pièce, etc (refrain connu), qui la remplace en attendant mieux, ou pour permettre une opération qui nécessiterait la présence de cette foutue pièce qui est momentanément absente........
Simblot ou Cimblot :
La sonorité et le sens du mot pourraient bien l'apparenter à la famille de "sembler" ou "ressembler", ce qui me ferait pencher pour le S, au début, mais ce n'est qu'une intuition. Il faudrait trouver l'étymologie exacte du mot pour pouvoir faire avancer le schmilblick
Nours a dit:
...Oui, mais les marins, vous avez un vocabulaire bien particulier qui pourrait s'assimiler à un argot !...
C'est vrai, mais il n'y a pas que les marins.
Tous les métiers, groupes sociaux ou confréries, pour désigner des choses qui sont spécifiques à leur activité, développent des vocabulaires qui leurs sont propres afin de bien se comprendre,
entre eux.
Ce sont des langages techniques, qui ne répondent pas toujours, loin de là, aux règles de la langue elle-même, et qui ne doivent pas être employés pour s'adresser à des non-initiés, ou à des personnes étrangères au groupe.
Outre les termes purement techniques, ils recouvrent aussi souvent des notions plus familières, de la vie courante.
C'est, en effet le cas de l'argot qui était, à l'origine, la langue des voleurs et des malandrins, dans le but de montrer leur appartenance à leur "corporation" mais surtout, de ne pas être compris par des tiers ou la police.
Cette soif de se démarquer de la masse est toujours bien présente dans notre société, pour des raisons sans grande noblesse.
C'est le cas dans beaucoup de professions où il est de bon ton d'employer un jargon truffé de néologismes farfelus, fort éloigné du vocabulaire correct qui conviendrait pourtant parfaitement à la compréhension de tous, ou encore, de jargonner (souvent fort mal) dans des langues étrangères, pour laisser penser qu'elles sont familières à ceux qui les emploient...
C'est sans doute dans le but de faire croire que ces gens appartiennent à une élite, située intellectuellement très au-dessus du commun des mortels, ou tenter de mettre en valeur des activités pourtant très banales et qui nécessiteraient un vocabulaire très "technique", comme le commerce ou la publicité, par exemple.
Le plus souvent, ces pédants ratent leur coup et se plantent lamentablement en essayant d'étaler une culture qui leur fait cruellement défaut.
Par chance, leur syntaxe et leur orthographe suffit en général à lever le doute
