Renovation Fraiseuse Vernier FV3S

Nouveau
25 Octobre 2018
10
enfin c'est sorti. C'est la position spécifique du levier qui doit être réglée pour libérer le couvercle supérieur.
pourriez-vous s'il vous plaît me dire comment la couverture marquée est tenue. Les boulons sont défaits mais cela ne glisse pas.

1541061650414.png
 
Nouveau
25 Octobre 2018
10
I'm planning to replace all gaskets with proper material not paper. In case someone needs the DXF of the front console gasket.

I plan to replace all joints with appropriate material, not paper. In case anyone needs it, here is the DXF of the front console seal. I will download the rest once I have done them.
 
Fichiers joints
Compagnon
17 Mai 2008
1 549
Ain, au pays des oiseaux
Bonjour,
Elle a souffert cette machine! C'est pas l'excès d'entretien qui lui a fait du mal!
Pourquoi est elle dans cet état?
Pour la partie entourée, il n'y a pas de difficulté particulière, il doit y avoir des taraudages entre deux lamages de vis pour passer deux vis pour extraire.
Désolé, mais je ne m’aventurerais pas à répondre en anglais... . Force est de constater que les traducteurs automatiques marchent maintenant pas trop mal.
Bonne journée.
 
Nouveau
25 Octobre 2018
10
Bonjour,
Elle a souffert cette machine! C'est pas l'excès d'entretien qui lui a fait du mal!
Pourquoi est elle dans cet état?
Pour la partie entourée, il n'y a pas de difficulté particulière, il doit y avoir des taraudages entre deux lamages de vis pour passer deux vis pour extraire.
Désolé, mais je ne m’aventurerais pas à répondre en anglais... . Force est de constater que les traducteurs automatiques marchent maintenant pas trop mal.
Bonne journée.
Merci Romain. J'ai acheté la machine lors d'une vente aux enchères. Il n'a pas été en service pendant de nombreuses années.
 
Nouveau
25 Octobre 2018
10
Bonjour,

Y a-t-il une limite de vitesse lors de l'utilisation de la tête de fraisage verticale? La tête universelle est-elle capable de faire tourner la vitesse maximale possible de la machine?


aussi, la question concernant la pompe à fluide de coupe d'origine. Le mien n’était pas opérationnel, mais j’ai réussi à le réparer, mais il y a toujours une fuite de la partie coulée de la pompe à l’arbre du moteur. J'ai remplacé le joint torique, mais cela n'aide pas beaucoup. Existe-t-il un diagramme ou des informations disponibles sur ces pompes?


Il me manque des supports de tonnelle horizontaux et je ne peux absolument pas les obtenir au moins ici en Australie. Existe-t-il des plans pour les supports de tonnelle horizontaux? Mon Vernier est maintenant pleinement opérationnel, alors je peux peut-être les fabriquer.


Merci d'avance, Ryan
 
Ouvrier
13 Février 2010
470
Bonjour,
Un grand merci, ça me sera très utile au remontage.
Autre question, je m'aperçois que sur ces machines, les glissières sont réalisés avec a chaque fois la grande partie durcie rectifiée, et la partie courte grattée. La question, comment est durcie la fonte, on m'a parlé de glissière trempées, mais la fonte se trempe??? Dans tous les cas, au grattoir, on sent que c'est plus dur. Alors quel est le procédé?
Bonne journée.
Romain
Je n'ai pas tout lu... Quelqu'un a peut-être donné la réponse plus loin.

Oui, la fonte se trempe. La fonte grise, en gros (c'est une caricature) c'est une espèce de millefeuille d'acier séparé par des couches de graphite. L'acier peut avoir différentes structures : auténitique, ferritique, martensitique. Pour la partie de fonte qui n'est pas du pur graphite, c'est-à-dire un acier à très fort taux de carbone, on peut obtenir une structure martensitique donc très dure. On fait souvent ça par induction. Mais on pourrait utiliser d'autres procédés. Pour tremper, il faut passer en structure austénitique (en chauffant suffisamment.) Ensuite il faut refroidir vite. Quand une grosse masse refroidit dans un moule, le refroidissement est forcément lent, surtout si le moule est en sable (assez isolant.) Elle n'est donc pas très dure.

Par contre, en induction, on sait chauffer uniquement la peau de la pièce (la profondeur de la ZAT dépend de la fréquence du courant.) La chauffe intervient très vite. la chaleur n'a pas le temps de se diffuser dans la profondeur. Donc on chauffe beaucoup une petite masse sans chauffer la grosse masse qui est derrière. Ensuite, la grosse masse "pompe" littéralement la chaleur de la peau qui prend une structure martensitique.

Du coup, la fonte trempée est très dure. Elle résiste mieux à l'usure. Par contre, pour la résistance à la traction, c'est toujours dans le graphite que la pièce se "déchire". C'est comme le millefeuille : ça se débine toujours dans la crème patissière...
 
Ouvrier
13 Février 2010
470
ça y est, je suis arrivé au bout !

Donc personne n'avait répondu avant moi.

Merci Felix pour ton commentaire. t'en veux, en voilà...

Petite précision : le fer peut dissoudre le carbone. C'est le principe de l'acier; les atomes de carbone se placent entre les atomes de fer et ça fait bon ménage. ça se passe comme quand on met du sel dans l'eau. le sel fond au fur et à mesure qu'on en ajoute. Jusqu'au moment ou la solution est saturée. Si on ajoute trop de sel, l'excédent ne peut plus fondre et il se retrouve sous forme de précipité au fond de la gamelle. Pour la carbone c'est pareil au début le fer et le carbone forment de l'acier. Et quand la solution est saturée, il y a précipitation de carbone sous forme de graphite. La différence avec l'eau salée, c'est que le précipité ne "coule pas au fond de la gamelle. Il se dépose en couches un peu partout. Normalement, le graphite se forme en lamelles. C'est la fonte à graphite lamellaire (GL). La fonte commune qui résiste mal à la traction.

Mais, les sidérurgistes savent faire précipiter le graphite en nodules (de petites boules.) C'est la fonte à graphite sphéroïdal (GS.) Ne me demandez pas comment ils font, je ne le sais pas. On obtient alors de la fonte à graphite sphéroïdal. Celle-là résiste bien à la traction, son comportement ressemble à celui des aciers, pourtant c'est une fonte parce que la solution est saturée. Elle côute bien plus cher que la fonte GL C'est la fonte à villebrequins par exemple.

Pour revenir à la pâtisserie, la fonte GL, c'est du millefeuille. Et la fonte GS, c'est un cookie. Essayez de tirer sur un cookie, ça résiste mieux que le millefeuille. Pour la fonte c'est la même chose.
 
Ouvrier
13 Février 2010
470
Objectivement, je ne connais pas la composition des bâtis de M.O. Mais à 95% de chance, je dirais fonte grise (GL.)
Pour savoir : deux solutions mais elles sont destructrices. Il faut prélever un échantillon.
En polissant l'échantillon et en l'attaquant à l'acide, on peut observer la structure au microscope. ça c'est la solution idéale.

Voici quelques micrographies de fonte à graphite lamellaire. typiquement, ça ressemble à la mousse de foie forestière qu'on trouve au rayon charcuterie du supermarché du coin. La première image est vraiment typique.

1.jpeg.png


Et voici une fonte GS. ici, c'est de la GS 500. ça veut dire que cette fonte résiste à 500 Mpa en traction, soit l'équivalent d'un acier "à 50 kg" pour les "vieux" comme moi. à l'arrache, ça vaut de l'XC38 (pour les vieux) ou du C38, (pour les jeunots...) ça n'a rien à voir avec la GL ci-dessus qui se balade autour de seulement 250 MPa ("25 kg, pour les ancêtres...) Evidemment, les deux se trempent et peuvent devenir plus dures et pour la GS plus résistante à la traction.

De la GS, vous en avez forcément vu si vous avez vu un vilebrequin de moteur automobile en fonte. S'il était en GL , il éclaterait à cause de la force centrifuge. S'il n'est pas en GS, alors il doit être en acier. L'acier est forgé, la fonte GS est moulée. Facile de faire la différence à l'oeil.

1024px-GJS-500-7_100_01_ies.jpg

L'autre solution, plus pragmatique c'est de découper deux éprouvettes identiques et de les casser. une en traction l'autre en compression. Si l'effort de rupture est voisin pour les deux éprouvettes, c'est de la fonte GS. Si l'effort de traction est beaucoup plus faible, alors c'est de la fonte GL.

La fonte se trempe. Mais la fonte se nitrure aussi. Les fontes au nickel sont plus résistances à la chaleur. par contre cémenter une fonte n'aurait aucun sens, vu que la fonte c'est finalement un acier beaucoup trop riche en carbone.

Celà dit, les bâtis de très vielles machines (début du 20eme siècle ou avant), sont coulés en ce que je me permets d'appeler de la "fonte GM" Fonte à grains merdiques... On trouve tout et n'importe quoi dans la fonte, notamment de gros carbures. C'est une horreur à usiner. Parfois l'outil s'enfonce dans le vide (beaucoup de porosités), parfois il fond (acier rapide) ou casse (carbures de mauvaise qualité) sur un gros amas de carbures. Ces fontes-là, c'est un vrai cauchemar d'autant plus que souvent pour usiner le bâti, à cause de l'encombrement, on en est réduits à travailler avec une perceuse portative...

Désolé si on sort un peu du sujet FV3...

Justement ma future FV3S de 1998 va arriver à l'atelier dans deux semaines.

Bons copeaux à tous.
 
Dernière édition:
Compagnon
17 Mai 2008
1 549
Ain, au pays des oiseaux
Bonjour,
Merci pour ces réponses!
J'aurais eu des cours comme ça sur les matériaux durant mes études, 'j’aurais apprécié!
J'ai bien compris, merci!!!
Oserais je demander un peu plus de précision sur la structure, austénitique et martensitique... .
J'ai un vague souvenir des diagrammes fer carbones...
1998 me parait vraiment "jeune" pour une FV3S, je pense que la production a du être arrêtée au début des années 80.
Bonne journée.
Romain
 
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