Production d'eau chaude par roue à aubes

typeL
Nouveau
29 Décembre 2016
11
  • Auteur de la discussion
  • #1
Bonsoir à tous
J'ai un ami qui a remis en état la roue à aubes qui est dans sa propriété.Il a un canal qui est alimenté en permanence en eau,il peux en régler le débit.La roue n'est pas alimentée par une chute ,elle tourne a la vitesse du courant du ruisseau.
L'arbre de roue rentre dans le sous sol de la maison ,et ça fait 20 ans que ça tourne pour rien.
Il a fait monter un multiplicateur en sortie d'arbre 1x25.
Il veux une production d'eau chaude.
Qu'elle serait vos idées là dessus?
 
lepierre
Ouvrier
1 Février 2013
412
Molain 39
Bonsoir,
Je me suis longuement pencher sur le problème de la production d'eau chaude directe en éolien ou par roue.
Dans la cas présent, il s'agit vraisemblablement d'un roue "au fil de l'eau".
Ce n'est pas très puissant comparé à une roue sous chute !
L'idée d'entraîner un compresseur est excellent surtout qu'avec l'eau qui coule la réserve de calories est "inépuisable "!
Mais il faut une PAC eau/eau modifiable et cela représente un investissement!
Avec un simple multiplicateur à courroie , il est possible de fabriquer à moindre frais un générateur discoïde multipôles
qui sortirait en directe une espèce de tension que les résistances d'un simple cumulus pourraient absorber ??
Une solution élégante serait aussi de faire un frein de Prony , mais gare à l'usure ..
Serait-il possible d'utiliser un Telma : est-il possible de "récupérer " ainsi l'énergie ??
J'avais aussi envisager un générateur discoïde ou les bobinages électriques seraient remplacés par des spires de tubes de cuivre
en court circuit .La chaleur produite étant véhiculée via un fluide caloporteur vers l'échangeur du chauffe eau (comme un ballon de chaudière de chauffage central)
Pleins de questions à nos amis du forum!

Bonne soirée,

Lepierre
 
ISL
Compagnon
2 Mai 2010
731
FR-70Lure
Bonsoir,
Quelle est la puissance "Hydraulique" du cour d'eau . Débit et vitesse de l'eau.
Ensuite, caractéristique de la roue hydraulique qui donnera un rendement et une puissance.
Dans le cas d'une roue "au fil de l'eau" il faut un débit conséquent et une infrastructure assez importante pour avoir une puissance intéressante.
 
Popino
Compagnon
23 Avril 2012
918
B'soir
Exercer un frottement autour d'un tube dans lequel passe de l'eau.
Les possibilités sont multiples et c'est pas les + chères qui sont forcément les meilleures.
A vous
 
moissan
Compagnon
13 Mars 2012
11 801
FR-16 angouleme
La puissance de l'eau c'est pression X débit ... Dans un simple canal il n'y a pas de pression donc puissance nulle ... Pour une puissance non nulle il faut que la roue retienne un peu l'eau et fasse un niveau différent en amont et en aval

Il y a toutes sorte de roue différente

Roue sagebien ou roue vanne : bien ajusté dans le coursier , qui tourne très lentement , très bon rendement mais basse vitesse et doit être très grande pour faire une bonne puissance

Roue en dessous , plus courante dans les anciens moulin , l'eau est retenue par une vanne qui fait la hauteur de chute , on ouvre la vanne et ça fait un jet dont la vitesse est déterminé par la hauteur , ce jet tape dans la roue , ça tourne plus vite que la roue sagebien donc on fait la même puissance avec une roue plus petite , mais mauvais rendement

Roue Poncelet , grosse amélioration de la roue en dessous , même principe de vanne qui convertit pression en vitesse , mais le jet tape dans une roue à aube courbe et lui donne toute son énergie , en 2 fois , une fois en entrant dans la roue et une fois en sortant
 
ISL
Compagnon
2 Mai 2010
731
FR-70Lure
Dans un canal, l'eau se déplace . Ce mouvement est appelé débit , avec pour unité , par exemple des m2/s.
Si 1 m2 se déplace en 1 seconde, cela représente un travail (joules ou kgm) et de là; on peut en tirer toute une série de chiffres permettant une approche de la puissance disponible.
De par la roue utilisée , une autre puissance ou travail est disponible.
J'ai visité des installations de petite production électrique , , avec des pertes mécaniques énormes de l'ordre de 5 kw et qui produisait 1 kw au maxi au niveau du générateur électrique.
Les causes ; aucune idée du débit et de la section du canal d'amenée ; roue ou turbine pas du tout adaptée au cour d'eau ou a la chute ; multiplicateur de vitesse a engrenage qui bouffe les 3/4 de la puissance de la roue ; alternateur en sous vitesse qui décroche ;;;bref, des grandes idées, du travail, des capitaux et une amère désillusion au résultat final.
Tout le monde me raconte la mème histoire , il y avait un moulin dans l'ancien temps .
Comment fonctionnaient les moulins ; bien souvent ils ne tournaient que quelques heures par jour , le reste du temps, le bief se rechargeait en eau car les roues en dessous consomment beaucoup; le défaut de chute doit étre compensé par le débit.
J'arrete car c'est un vaste sujet ,; intéressant c'est certain mais qui demande réflexion .

Cdt
 
vax
Modérateur
5 Mars 2008
7 103
Guipavas (près de Brest)
Oui, c'est le moyen le plus simple. Quelques soit ce qui est produit ce sera dissipé dans le ballon préparateur d'eau chaude.

Mais si la roue permet d'entrainer un compresseur de PAC on peut multiplier le rendement en profitant de l'énergie calorifique de l'eau... Le rendement pourait-être doublé ou triplé assurément.
 
FB29
Compagnon
1 Novembre 2013
7 832
FR-29 Brest
Bonjour,

Quelle est la température de l'eau souhaitée ? et pour quel usage, chauffage ou ECS :roll: ?

Dans un cas on souhaite une température pas très élevée (30 à 50°C) mais avec un débit continu élevé, dans l'autre une température élevée (de l'ordre de 75°C) avec un débit quasi nul (notion d'accumulation) :roll: ... La solution technique est sans doute différente pour chaque cas :roll: ...

la roue peut entrainer une génératrice qui alimente les résistances du ballon
C'est ce qu'est en train de réaliser un collègue avec une petite chute de moulin ... alternateur triphasé alimentant des radiateurs électriques de chauffage, et pourquoi pas, un ballon électrique standard :roll: ...

Cordialement,
FB29
 
stanloc
Compagnon
29 Octobre 2012
5 120
Il est clair que certains devraient consulter wikipédia (par exemple) avant de participer à l'échange. S'il s'agit de l'installation d'un ancien moulin on peut imaginer que la puissance disponible n'est pas négligeable car les anciens savaient AUSSI faire des installations efficaces.
Si le canal n'est pas aménagé autour de la roue (c'est la situation du gamin qui met sa roue dans le caniveau) on sera dans la situation que l'on rencontre lorsqu'on met sa main à la fenêtre d'une voiture. C'est la pression dynamique de l'eau sur la surface de la pale qui est à prendre en compte. Grosso-modo on est dans le cas de l'éolienne. Maintenant j'ai déjà vu des roues de moulin installées dans un véritable canal ajusté sur la largeur de la pale. On se trouve alors dans un cas où l'eau s'accumule derrière la pale et cela crée une dénivellation amont/aval et on récupère ainsi une énergie bien plus grande.
Il est clair que la solution de facilité c'est d’entraîner une génératrice électrique car avec l'électricité on peut faire autre chose que chauffer de l'eau.
Stan
 
ISL
Compagnon
2 Mai 2010
731
FR-70Lure
Bonjour,
A Popino ; Merci de m'avoir corrigé .
Pour la génératrice , si l'on a la chance de trouver une ancienne dynamo ,pas besoin d'une vitesse fixe ; la charge permet de réguler sa vitesse dans une fourchette assez généreuse mais on ne peut faire que du chauffage.
Dans le cas d'un alternateur ,il faut toujours s'astreindre autour des 50 hz ; si ça s’emballe,la fréquence part en vrille. Et comme les utilisateurs sont tentés de brancher des appareils tels congélateurs , ca ne fonctionne pas longtemps.
 
stanloc
Compagnon
29 Octobre 2012
5 120
La machine à vapeur de mon arrière grand-père avait un régulateur de vitesse ; alors ???? de nos jours ?
Pour chauffer de l'eau les résistances se moquent de la fréquence du courant.
Stan
 
La dernière réponse à ce sujet date de plus de 6 mois
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