Nos enfants se rendent dans la capitale une fois par semaine pour l'environement

- Nos enfants se rendent dans la capitale une fois par semaine pour l'environement
Bonsoir,
Comme @Vergobretos je pense qu'on ne réduira pas le CO2 avec les arbres.

Ce qu'il faut, c'est au minimum éviter d'aggraver le problème en s'abstenant de réduire la surface boisée existante. Cela semble être le cas en France mais pas dans certains pays.
Mais accroître la surface boisée n'est pas évident, parce que cela se fait aux détriments d'autres cultures et que cela pose d'autres problèmes.

Entre 1976 et 1982 avec mon frère nous avons planté plus d'un millier d'arbres dans une ancienne vigne et dans des prairies (douglas, épicéas, pins d'autriche, pins laricio, pins d'alep, chênes).
Ce n'était pas pour améliorer notre bilan carbone, car la question ne se posait pas à nous à l'époque, mais juste pour le plaisir d'accroître la surface de notre forêt et d'y ajouter des essences. Ces arbres arriveront à maturité et leur effet de stockage de carbone cessera .....parce que ces surfaces boisées entreront en phase de renouvellement et que les arbres coupés retourneront à l'atmosphère.
Sur le terrain de 12 000 m2 autour de ma maison j'ai toujours été en phase de renouvellement: je plante des fruitiers et des arbres de parc tous les ans, mais tous les ans j'en coupe aussi: vieux, frappés pas la tempête, etc.

Pour aller plus loin il faudrait réduire nos surfaces agricoles (pas facile: problèmes avec le fermier, voire avec la Safer, etc).

EDIT: dernière victime, il y a quelques jours, un marronnier plus que centenaire: cassé au niveau du tronc par la tempête Gabriel.
Il a eu le bon goût d'épargner nos bâtiments agricoles: quelques mètres plus à droite c'était la scie forestière qui morflait, plus à gauche c'était le gyro- broyeur et des remorques. Au milieu: juste quelques tuiles à remplacer.

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15 Juillet 2009
1 006
Savoie
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Bonjour
Pour détruire la forêt ils se donnent les moyens, ils sont qu'à en faire autant pour la replanter, ils gagnent assez d'argent pour ça.
Je suis un fils de paysan et mon père nous a toujours dit (à mes frères comme à moi) quand vous coupez un arbre il faut en replanter un.
Bien souvent il suffit de préserver les jeunes qui poussent dans les environs en plantant un simple piquet pour le signaler et éviter de l’abîmer avec nos engins.Quand je vois les bûcherons de maintenant avec leur engins qui circulent dans tout les sens sans aucunes méthodes apparentes, ça me rend malade.Leurs machines ça prend le tronc, le coupe l'ébranche et l'écorce même parfois en quelques minutes seulement, mais au lieu de faire des pistes ils roulent dans tous les sens et "piétinent" tout.Avec un peu de méthode et d'organisation ils pourraient laisser des zones libres.
Les chenilles des engins ne tassent pas les sols mais après plusieurs passages la végétation de surface déguste pas mal.
C'est pas pour rien que dans les endroits classés pour débarder des arbres cassés par des tempêtes on utilisent de préférence des chevaux, ça laisse que très peut de traces.
Mais bon faut en priorité du rendement et gagner beaucoup d'argent tout de suite sans ce préoccuper de ce que ça coûtera par la suite ( de toute façon pourquoi s'en préoccuper? c'est pas les mêmes qui payent.
 
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J'aime: marc le gaulois
15 Juillet 2009
1 006
Savoie
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Bonjour
Oui ce n'est pas faux, mais comme je le dit souvent il suffit de préserver les jeunes plants qu'il y a autour.Ce n'est pas comparable avec les plantations d'arbres qui feront du bois d’œuvre , dans ma région on a pas beaucoup de plantation souvent la repousse se fait toute seule après une coupe blanche.
Quand les communes distribuent des coupes c'est à flanc de montagne et les gros engins n'ont pas accès le débardage se fait par gravité (en faisant glisser les troncs dans la pente) ou par des treuils si le chemin forestier est en amont, c'est plutôt artisanal et la tronçonneuse et la seule touche de modernisme, avant c'était la hache et la scie.
Les plantations c'est bien mais c'est sujet à des maladies parasitaire choses qui sont plus rare quand il y a de la biodiversité.
Dans mes bois il y a un peut de tout mais je n'ai pas de grandes surfaces.
 
31 Octobre 2008
1 738
Aindien
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Hello,
pourtant les gestionnaires de forêts se donnent du mal, c'est un métier technique et le commun des mortels n'a aucune idée de cela, il ne faut pas en effet de laisser pousser les arbres tout simplement... en se moment il est conseillé en moyenne montagne de planter du cèdre au lieu des épicéas/sapins traditionnels pour cause de stresses hydriques à venir (changements climatiques)
Pour en revenir au sujet de départ, il faut rajouter: Ne pas manger des produits de l'agriculture industrielle non bio car celle-ci fait crever la biodiversité et nos gamins se retrouvent de fait avec des pesticides dans le sang dès la naissance...
Ainsi ce modéle industriel dans lequel nous avons cru entraine la disparition des d'insectes, des piafs, des poiscailles... notre ère a réussi le coup de force en 40 ans de faire partie des 4-5 grandes extinctions des temps passés, avec le reccord de plus la faible période (40 ans contre des millions d'années...) Vainqueur par KO dans un premier temps mais looser au deuxième round (celui qui vient)

Slts
 
J'aime: serge 91
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Bonsoir,
pourtant les gestionnaires de forêts se donnent du mal, c'est un métier technique et le commun des mortels n'a aucune idée de cela, il ne faut pas en effet de laisser pousser les arbres tout simplement.
Tout à fait d'accord!

Comme l'a dit @Papynano on n'est pas obligé de faire des plantations d'arbres en ligne. C'est plus coûteux que de laisser la forêt repartir toute seule après y avoir fait une coupe rase.
Mais il ne faut pas ensuite l'abandonner pendant trop d'années. Il faut apprendre à connaître son sol, faire le choix du peuplement qu'on veut (accrues, taillis simple, taillis sous futaie, futaie) et se donner des objectifs: faire du bois d'oeuvre, ou du bois d'industrie, ou du bois de feu, et ensuite en fonction de ses choix, apprendre à pratiquer les tâches qui vont bien: en entretien, protection contre le gibier, taille de formation, élagages, éclaircies, sélection des baliveaux.

C'est à la portée de quelqu'un qui part de zéro et qui a hérité d'un bout de forêt ou qui l'a acheté.

On peut être aidé par le CNPF,
.......qui n'est pas le Conseil National du Patronat Français, :-D mais le:
Centre National de la Propriété Forestière
C'est l’établissement public en charge du développement de la gestion durable des forêts privées : quelques 3,5 millions de propriétaires forestiers, 11 millions d’hectares et environ 20% du territoire.

Sans aller jusqu'à lui, on peut s'appuyer sur un de ses organismes:
l' Institut du Développement Forestier.
Ce dernier publie de nombreux ouvrages très bien faits et peu coûteux, pour entretenir et exploiter correctement sa forêt même si elle est minuscule et si on part de zéro.

Les petits propriétaires sont parfaitement capables de gérer leur lopin forestier et d'en assumer l'entretien, à raison de quelques jours à l'hectare et par an. Le vrai problème est de trouver ce temps et d'avoir la force physique (qui diminue avec l'âge, hélas).
On peut très bien considérer ce temps comme un divertissement sain, nécessitant un petit outillage manuel peu onéreux: sécateur, croissant emmanché, scie, élaguoir, tronçonneuse, houe.
Il est reconnu qu'un petit propriétaire peut très bien produire du bois d'oeuvre de qualité en même temps que du bois de feu.
Malheureusement on constate que dans beaucoup de communes (dont la mienne) la forêt privée, très morcellée, est laissée à l'abandon et ne produit ni l'un ni l'autre. C'est du gâchis.
 
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15 Juillet 2009
1 006
Savoie
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Bonsoir
Un chêne par exemple si on le laisse trop vieillir vas avoir tout un tas de branches mortes qui sont dangereuses je crois qu'il ne faut pas dépasser les 100 ans.J'ai du abattre quatre chênes à cause des branches qui tombaient à chaque coup de vent . Les frênes c'est un peu la même chose j'en avait qui devaient certainement dépasser cet age depuis quelques années j'en ai laissé repousser des jeunes ça pousse vite je n'ai pas eu à aller chez les pépiniéristes , leur plans ne valent rien il n'y a pas les bonnes racines et l'arbre ne résiste pas aux tempêtes. Tout ces grands arbres n'ont pas toujours un pivot il ont besoins d'avoir de bonnes racines et pour ça je ne suis pas partisan de la transplantation ou alors avec une bonne motte de terre.C'est vrais que ces jeunes pousses sont appréciées des animaux et il faut les protéger les premières années.
 
31 Octobre 2008
1 738
Aindien
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On peut être aidé par le CNPF,
La déclinaison régionale, le CRPF (RAA) édite des petits guides biens fait, ils permettent de connaitre la forêt, la géol, l'hydro, le climat, les types de stations, les étages, les essences principales, les essences accompagnement, la flore de sous bois, le type de travaux à prévoir....et le potentiel de rapport.
Tout cela pour indiquer la complexité des milieux auxquels il faut rajouter l'équilibre avec la faune, on a cassé celui-ci par nos procédés et nos habitudes de prédateurs jamais assouvis...
Il est temps... grand temps de changer certaines de nos "choses établies"

Slts