Insonoriser "Débruiter" un compresseur

Moi37
Compagnon
9 Novembre 2007
625
Tours
  • Auteur de la discussion
  • #1
Bonjour,
Après quelques perturbations familiales, je remonte mon atelier dans ma Lorraine natale au sous-sol de ma nouvelle habitation.
Je souhaiterais m'équiper en matériel pneumatique, notamment pour des travaux de soufflage, peinture, agrafage et cabine de sablage/micro-billage.
Mon souci est que la maison est mitoyenne et, comme souvent dans les cités "ouvrières" les dalles sont communes. Donc les bruits se transmettent bien.
Je dois donc rendre ce compresseur le plus sage possible.
Je retiens plusieurs pistes dont la fabrication d'un caisson phonique et de mettre un silencieux sur l'admission. J'avais lu un article traitant de ça, mais je ne le retrouve pas. Je vous sollicite pour des conseils avec, si possible, des solutions éprouvées.

Merci d'avance
 
moufy55
Modérateur
23 Novembre 2010
3 071
FR-55 Sud-Meusien
Silentblocs pour isoler du sol, suffit à supprimer la transmission par la dalle.
Caisson isolé, mais avec une circulation d’air pour le refroidissement, aide bien aussi :smt023

Le sujet dont tu penses, doit être celui qui présente la modification du filtre d’admission d’air, le premier qui le trouve...
... gagne le droit de publier le lien :smt041
 
Moi37
Compagnon
9 Novembre 2007
625
Tours
  • Auteur de la discussion
  • #4
OK, merci pour le début de piste. Effectivement le sujet auquel je songe est bien celui que tu évoques Moufy.
Je peux me permettre de déporter l'entrée d'air à l'extérieur si ça peut aider à lutter contre l'effet "caisse de résonance...
En guise de silent-bloc, j'avais idée d'utiliser cette mousse très dense destinée à isoler lave-linge et dalle.

Cordialement
 
TRD
Compagnon
13 Février 2010
612
Bonjour à tous

Les compresseurs chauffent et perdent fréquemment un peu de lubrifiant. Attention aux isolations en mousse. Quand elles prennent feu accidentellement, elles dégagent une fumée intense et très toxique qui empêche d'approcher pour éteindre. Choisir donc une mousse auto -extinguible. D'autre part, la mousse absorbe l'huile et la retient. Il faut donc s'assurer qu'elle ne pourra pas le faire.

Pour les cellules de banc d'essais de moteurs à combustion interne (moteurs automobiles), on a des conditions comparables : bruit intense, chaleur, huile et carburant. Les cloisons sont recouvertes de tôles perforées avec des trous de différentes dimensions. Derrière les tôles on place de la laine de verre.Ça absorbe très bien les bruits. Les moteurs sont bridés sur des dales, souvent en béton montées sur des silenblocs. Les fenêtres sont en double-vitrage avec vitres d'épaisseurs différentes et en plus vitrage feuilleté (comme les pare-brises). Ce dernier point surtout pour protéger les techniciens des bielles volantes (ça arrive plus souvent qu'on ne le pense...) Mais évidemment le vitrage feuilleté contribue à l'isolation phonique.

Concernant mon compresseur personnel. C'est un modèle de 10 chevaux bicylindres cales a 360 degrés. Donc une machine qui vibre beaucoup. Il est installé dans un local exterieur. Local fermé et comportant une chatière par laquelle est aspiré l'air.

L'ai passe dans un filtre à air automobile (de 205 Diesel.) Le compresseur monté sur un châssis en acier suspendu entre ressorts ( 4 dessus, 4 dessous) prenant appui sur deux couches de caoutchouc épais (origine appui de rails SNCF). Les fixations sont dans une dalle en béton de 10 cm accolée à celle de la maison (environ 10 cm également.)
L'atelier situé à une dizaine de mètres a une dalle d'environ 12 cm.

La canalisation qui part au réservoir de 1000 litres est souple.
Le réservoir alimente le réseau d'air (50 mètres environ par des canalisation en acier galvanisé de 3/4.

Les bruits d'aspiration ne s'entendent que dans le local compresseur. Une fois la porte refermée, il sont quasiment inaudibles. Le volume du local (environ 10 M3, contenant différents objets : bétonnière, outillages de jardinage) suffit a filtrer les pulsations à l'aspiration.

Lorsque le compresseur démarre la nuit, le bruit est fortement perceptible dans la maison, même à l'étage. La transmission de fait principalement par la dalle et la maćonnerie.

Dans l'atelier, la transmission par la dalle est quasiment nulle. Par contre, on entend bien le bruit des clapets du compresseur transmis par les tuyaux métalliques, malgré le réservoir tampon de 1000 litres, la canalisation souple en sortie de compresseur et les 50 mètres de tuyauterie, comportant une lyre de dilatation.

Donc tout ce que j'ai fait aurait été très insuffisant dans le cas d'un voisin mitoyen grincheux.

Chez moi, le chat habite dans le local compresseur. Et il ne m'a pas encore fait de procès...
 
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Vilozorro
Ouvrier
21 Mai 2018
289
Bonjour
J'ai posé mes compresseurs sur des dalles caoutchouc de GSB à 9,99€ (environ 2cm d'épaisseur)
C'est peut-être ce à quoi tu pensais en parlant de mousse très dense. En réalité c'est plutôt un agglomérat spongieux de granules de caoutchouc, probablement du vieux pneu recyclé.

Tu n'as pas dit quel compresseur tu envisages d'acheter
Si tu le prends en 220V, pense bien à la ventilation, car le moteur chauffe dur.

Sinon on trouve en grande surface des compresseurs spéciaux "super silencieux", moins de 70dB sur le papier.
Je ne sais pas ce que ça vaut dans le temps (compresseur sans huile, segments en viton)
 
TRD
Compagnon
13 Février 2010
612
Concernant la minimisation des bruits à la source, il faut savoir que les compresseurs à palettes émettent des vibrations a plus hautes fréquences que les compresseurs à pistons. Elles sont plus faciles à éliminer.

Le bruit de crécelle de ces compresseurs est en définitive moins problématique que le bruit de marteau-pilon des modèles à pistons alternatifs.
Les compresseurs à palettes posent de gros problèmes de lubrification. Il faut les choisir a palettes céramiques et de bonne facture (pas chinois...)

Les compresseurs à vis émettent peu de vibrations, mais leur prix est très élevé.

Les compresseurs à pistons émettent des fréquences d'autant plus élevées, donc plus faciles y filtrer qu'ils ont de cylindres déphasés. Les compresseurs à pistons déphasés font généralement de faibles pressions (moins de 10 bars)

Les compresseurs bi-etages atteignent 15 bars mais ont généralement des pistons en phase. Donc, il sont souvent générateurs de basses fréquences. Les compresseurs a haute pression (bouteilles de plongée) ont trois ou quatre étages.

Plus un compresseur est lent (compresseur pro) plus il émet des fréquences basses. Plus il tourne vite, plus il émet des vibrations intenses, mais a plus hautes fréquences, donc plus faciles à éliminer Donc en termes de vibrations, un compresseur de bricoleur peut être mieux qu'un appareil professionnel. En termes de vibrations seulement...
 
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lion10
Compagnon
7 Mai 2010
4 300
bonjour

Sur banggood on trouve cela mais il y a peut être plus épais plus efficace et moins cher au m2 ?

cdlt lion10
 
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Moi37
Compagnon
9 Novembre 2007
625
Tours
  • Auteur de la discussion
  • #9
Bonjour,

Merci pour toutes vos interventions.

Concernant le voisin, il n'est pas un grincheux, cependant, je préfère prendre des dispositions en préventif plutôt que de devoir créer des problèmes insolubles une fois la guerre déclarée.

Le choix du compresseur n'est pas arrêté, il dépendra, entre autre, de vos remarques ainsi qu'une fois mes besoins mieux définis.

En premier lieu, je planche sur l'attribution du volume que je vais lui réserver.

Merci encore.
 
TRD
Compagnon
13 Février 2010
612
Pour ce qui concerne l'espace alloué au compresseur, je ne vois plus de raison de se priver d'un réservoir vertical. Les prix sont maintenant comparables à ceux des réservoirs horizontaux. Lors de l'implantation, il est parfois bon de prévoir l'évacuation des condensats si c'est possible. Un compresseur peut vite produire un demi-verre d'eau par mois. Surtout en été.
Si possible, installer entre le compresseur et le réservoir un condenseur pour éliminer les condensats en amont du réservoir. Le condenseur peut être un tube à ailettes, un radiateur quelconque capable de résister à une fois et demi la pression maximale fournie par le compresseur. Il doit avoir un robinet de purge en partie basse pour éliminer les condensats.
Cette purge de condensats en sortie de condenseur ne dispense pas de la purge du réservoir car elle n'élimine qu'une partie de l'eau contenue dans l'air. Le reste se condense plus tard au contact des paroles froides du réservoir (phénomène de rosée.)

Le robinet de purge du condenseur peut être remplacé par une electrovanne normalement ouverte branchée en parallèle du moteur du compresseur pour que la purge soit automatique. Ainsi, chaque arrêt du moteur ouvre la purge alors qu'il reste de la pression dans la conduite qui va au reservoir. Le compresseur "éternue" les condensats. Choisir une électrovanne "tous fluides"
Si le bruit est un problème, la purge doit être équipée d'un silencieux car le compresseur "éternue" bruyamment à chaque arrêt. C'est néanmoins très efficace et confortable car on peut se contenter d'une seule purge du réservoir par mois au lieu d'avoir a le faire quotidiennement.
Évidemment, il faut installer un clapet anti-retour à l'entrée du reservoir. Sinon, quand le moteur s'arrête, le reservoir se vide dans le compresseur car les clapets du compresseur ne sont pas étanches à 100%.

Ce clapet doit être d'excellente qualité car il subit les pulsations du compresseur. Un clapet d'entrée de gamme pour l'eau ne résiste pas une semaine.


il est tentant de remplacer le clapet et la purge par un seul appareil : une electrovanne 3 voies. Le flux d'air en provenance du compresseur pouvant être orienté soit vers le réservoir quand le compresseur tourne, soit a la purge lorsqu'il est à l'arrêt. Cette disposition ne me semble pas idéale car elle est moins efficace qu'une alimentation du réservoir en partie haute du condenseur et une purge en partie basse.

Un clapet de décharge (soupape de sécurité) doit impérativement être installé sur le réservoir pour éviter son éclatement en cas de défaillance de régulation. Il faut le placer en partie haute pour que les condensats ne puissent pas le mettre hors d'usage.

Si le condenseur a une grande surface prévoir de le protéger aussi avec un clapet de décharge.

Je n'utilise pas de sécheur d'air pour des raisons économiques. On peut s'en passer, grâce au condenseur, même si ce n'est qu'un simple tube à ailettes. Mais dans ce cas prévoir un filtre décanteur sur les intallations destinées à la peinture. On y récupère toujours quelques gouttelettes d'émulsion eau- huile car aucun compresseur à piston lubrifié ne fonctionne sans une faible consommation d'huile.

Personnellement, pour minimiser la maintenance du filtre décanteur, j'ai installé un by-pass. D'un côté l'air alimente les outils pneumatiques et soufflettes à la pression du réservoir (10,5 bars) de l'autre côté, il traverse d'abord le filtre décanteur puis un réducteur de pression réglable. Je peins à deux bars pour les laques et vernis et 4 pour les apprêts plus visqueux que les peintures. Bien que à une trentaine de mètres du réservoir, le décanteur récupère une ou deux gouttes d'huile et un dé à coudre d'eau par trimestre. Gouttes d'huile et eau évidemment inadmissibles dans une peinture automobile.
 
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