fraiseur traditionnel P3

  • Auteur de la discussion dranguila
  • Date de début
D
dranguila
Compagnon
27 Fev 2010
642
la ville rose
  • Auteur de la discussion
  • #1
bonjour

je suis fraiseur P3 sur fraiseuse huron

je suis actuellement en poste mais je cherche a changer

j'ai 25 ans j'ai commencé en apprentissage a l'age de 16 ans et j'ai obtenu mon bep MPMI avec 16.5 de moyenne générale

ça fait maintenant 6 ans que je travail dans la société qui m'a formé
j'ai une très bonne maîtrise du tournage car en sortie d’apprentissage j'ai travaillé 2 ans sur cazeneuve

mon poste dans l'entreprise ou je suis actuellement est de réaliser des outillage pour machine spéciale
je suis autonome et ajuste tourne fraise et rectifie si besoin le travail que l'on me confie

je suis pres a déménager pour obtenir un meilleur poste

merci pour l'attention porté a mon message

bonne journée

thierry
 
T
taki
Nouveau
20 Août 2008
20
Bonjour
nous recherchons 2 fraiseurs pour travaillé sur un CN ITNC530
Fraiseuse course 8000*2700*1000
travail posté en 2*8
formation heidenhain assuré par nos soins
region 71500
 
D
dranguila
Compagnon
27 Fev 2010
642
la ville rose
  • Auteur de la discussion
  • #3
merci beaucoup mais j'ai fini par trouver un poste

bonne journée

thierry
 
JieMBe
JieMBe
Compagnon
17 Mai 2009
1 162
Maine et Loire
dranguila a dit:
merci beaucoup mais j'ai fini par trouver un poste

bonne journée

thierry
Salut,

Content pour toi si tu as réussi a trouver un nouveau poste, juste par curiosité, qu'elle est ton impression sur le marché de l'emploi en ce moment pour un usineur dans le centre Ouest. Ton avis m'intéresse pour pouvoir aider mes élèves qui sont parfois en recherche de projet d'orientation/réorientation.
A ton avis, le Bac-pro (c'est le mini maintenant) est-il suffisant, ou vaut-il mieux d'entrée de jeux viser le BTS IPM, quand on en as la possibilité.
Merci d'avance pour tes réponses.

JMB
 
M
meca.a
Apprenti
14 Déc 2010
113
ne croyez vous pas qu'il faudrait favoriser l'apprentissage comme en Allemagne ... le vrai ... pas celui qui consiste à balayer l'atelier !

à mon sens les études retardent l'entrée dans le monde du travail et entretienne l'illusion que carrière et salaire riment avec niveau d'étude ... surtout que dans beaucoup de filières les "études" sont en complet décalage avec les besoins des entreprises.

je crois que l'on est passé d'une époque d' hommes à tout faire à une époque d'hommes à tout faire faire !
 
Nours
Nours
Compagnon
16 Nov 2007
1 191
74800 FRANCE
Bonjour,
meca.a a dit:
Ne croyez-vous pas qu'il faudrait favoriser l'apprentissage comme en Allemagne ... le vrai ... pas celui qui consiste à balayer l'atelier !
...

Je crois que l'on est passé d'une époque d' hommes à tout faire à une époque d'hommes à tout faire faire !
J'ai rencontré dernièrement une collègue de LP qui m'a dit que l'établissement allait vendre des machines, à la fin de l'année scolaire, car les nouveaux programmes comportent moins de séquences en atelier.
On n'en est plus à une incohérence près !

Cdlt.

Marcel
 
D
DATOUR
Ouvrier
27 Oct 2008
464
Sud
Bonjour,
On a un bon exemple de ce que font les allemands avec CONTINENTAL ,si avec ça on n'a pas compris il faudra pas venir pleurer aprés.Continental pouvait former des jeunes pour ce qu'il avait besoin ,et maintenant qu'est ce qu'ils vont faire ces jeunes ?
Je crois qu'il faut comprendre qu'on a changé d'époque et que l'adaptation de l'individu passe par une solide connaissance de base qui ne s'acquiert, assez facilement, quand c'est le moment et que l'on a pas de famille et de charges de tous ordres, à l'école ,c'est pas le meilleur système mais c'est le moins mauvais que l'on a trouvé jusqu'à présent.
Maintenant je comprends bien que ces multinationales adorent les gens sans formation,pas la peine que je fasse un dessin.La formation des entreprises c'est pour l'AVOIR tandis que la formation de l'école c'était jusqu'à un passé assez proche pour l'ETRE.
Que sommes -nous venus faire sur terre ,des emprunts,une maison,une famille,un travail,je crois que beaucoup de gens ont compris que le matériel,ne menait pas bien loin,quand on quitte ce monde on n'emporte rien,alors !
N'oublions surtout pas que les 3 piliers de la manipulation sont:
-La peur
-La culpabilisation et ...
-L'IGNORANCE


Cordialement
 
D
dranguila
Compagnon
27 Fev 2010
642
la ville rose
  • Auteur de la discussion
  • #8
JieMBe je sais pas trop quoi te répondre

dans l'usinage pur il y a des places pour des mecs qualifiés
mais c'est pas facile a avoir
j'entends par qualifié "ultra rentable"
ou j'ai bossé j'ai vu de tout passé
j'ai un bep mpmi (en alternance) et je suis de ceux qui étaient gardés
j'ai vu des bac tus ce faire jeter
des diplômés de l'afpa idem

si ton chiffres au mois est valable tu es gardé quelque soit ton niveau d’étude et tu gagnes ton salaire en fonction de ça pas d'autre chose

si tu es prof dans l’enseignement public conseil aux meilleurs de faire un apprentissage au plus tôt c'est la seul chance qu'ils auront de travailler dans la meca
sinon même avec un bts ils finiront serveur, cuisinier ou pousse bouton en 3x8 cher skf

avant mon bep mpmi j'ai fais une première année de bep outillage dans un lep
j'ai gardé pas mal de contact les seul qui sont dans la meca poussent le bouton

en tout cas moi j'ai trouvé une place qui m’éloigne un peu de l'usinage tout en gardant un pied dedans
normalement je vais devenir reconstructeur de mo
ce qui va me faire du bien
car l'usinage en passion c'est super
mais fraiseur tradi c'est chaud plus personne fait ça et pas possible de prendre des interim en cas de surcharge de travail
avec mon apprentissage ça fait 8 ans que je fais ça et jamais j'ai eu une journée "planqué"

DATOUR
ta tirade est juste
mais les cours d’éducation professionnel en lep n'apporte ni l'un ni l'autre
ni formation professionnel ni savoir d'une quelconque autre sorte
ils font juste passer le temps a des jeunes pour lesquels on sait déjà qu'ils n'ont aucun avenir
 
JieMBe
JieMBe
Compagnon
17 Mai 2009
1 162
Maine et Loire
Salut,

Merci pour ton témoignage, il confirme malheureusement les impressions que j'avais même si j'espérais que les choses aient évoluées dans le bon sens.

Je me permet quelques réflexions personnelles:

-Les industriels en France considèrent trop souvent leurs ouvriers comme des moyens de productions, il faut que cela leur rapportent un maximum pour le minimum d'investissement. En conséquence les métiers de la production sont dévalorisés à juste titre, car sous payés et sous considérés, ce qui conduit à une logique désaffection de ces voies par les jeunes. Actuellement, les élèves que j'observe en lycée Professionnel, y sont trop souvent orientés par défaut, sans motivation réelle pour les métiers qu'ils préparent, et sont trop souvent empêtrés dans leurs soucis personnels pour pouvoir apprendre.

- Cette situation n'est nullement lié au contexte économique actuelle, mais est purement culturelle, les industriels allemands et japonnais par exemple ont là dessus des politiques radicalement différentes, pour eux l'ouvrier représente la richesse de l'entreprise, et on hésite pas à investir notamment en formation.

-Je me refuse à opposer formation initiale et apprentissage, pour moi les deux voies ont leur raison d'être, il y a des élèves qui ont besoin d'être confronté très tôt au contexte professionnel, d'autres, ont besoins d'un environnement plus scolaire pour s'épanouir. Le problème est qu'en terme de politique éducative on constate un effet de balancier, c'est soit tout l'un soit tout l'autre, en ce moment c'est tout apprentissage, les sections de lycée professionnel et technologique industrielle sont en train de crever. Pendant ce temps des CFA ouvrent de partout. Actuellement ma région (Pays de la Loire) investi 10 fois plus dans un apprenti que pour un lycéen, et c'est juste la deuxième en nombre d'apprentis derrière l'Alsace.

-On nous cite à chaque fois l'exemple de l'Allemagne et les bienfaits de son système éducatif basé sur l'apprentissage, c'est oublier que les allemands en voient aujourd'hui les limites et se rapprochent de notre système pendant que nous sommes en train de tuer le notre. Voir cet article .

-L'enseignement de l'usinage en France est mort. A l'heure actuelle il ne subsistent que quelques sections de bac pro technicien d'usinage, qui peinent à remplir, et qui sont fermées sitôt que leur effectif devient trop bas aux yeux des technocrates du rectorats. En Bac STI l'usinage disparait complètement du programme. Les procédés de fabrications seront abordés en simulation, les seules réalisations seront obtenues par prototypage rapide par méthode additive (imprimante 3D)
Ne croyez pas que les profs acceptent cela sans rien faire, je ne compte plus les actions d'informations, les grèves, les pétitions pour dénoncer la réforme qui nous arrive pour l'an prochain. Cette réforme a déjà essuyé 2 avis négatifs du conseil de l'éducation, mais cela n'intéresse personne en tout cas pas les médias qui ne relaient plus de ce qui se passe. De toute façon depuis quelque années il semble que toute l'énergie et l'intelligence des cadres de l'éducation nationale est consacrée à la réduction du nombre d'enseignant, et du coût du système éducatif, quel qu'en soit les conséquences pour les élèves et pour l'économie à terme.
C'est quand même une bonne nouvelle pour certains foromeurs, car tout ce qui reste du parc machines des lycées techniques va se trouver sur le marché d'ici deux ans.

-je pense que les usineurs pro, pourront enfin trouver la reconnaissance professionnelle dans quelques années, il y a encore beaucoup de départ à la retraite à venir, et quasiment plus personne de formé actuellement, l'équilibre offre/demande va bien s'inverser un jour ou l'autre, à mon avis on ne plus en être bien loin, car lorsque je visite les entreprises j'entends souvent les patrons se plaindre de ne pas trouver d'usineurs "valable" (lire très productif et se contentant d'un salaire minimum)


-Et oui j'en ai gros.
 
D
dranguila
Compagnon
27 Fev 2010
642
la ville rose
  • Auteur de la discussion
  • #10
tu sais moi aussi j'en ai gros
j'ai 25 ans et je commence a comprendre l’expression "c'est la vie" et toute la tristesse qu'elle implique
on est libre de suivre le chemin tracé c'est déjà une chance...

en tant que fraiseur tradit dans les 8 dernières année
on a divisé en moyenne le temps de production des pièces par 2
(on ne fait que des pièces unitaires)
mais ce n'est pas suffisant il faut continuer de courir encore et encore
les grosses entreprises embauchent des petits flics aux achat le genre aux dents longues
ils nous pressent ont des diplômes d'ingé et ne comprennent pas qu'on ne gagne pas 6€ de l'heure et qu'on ne produisent pas plus en une heure

mais bon "c'est la vie"
 
pascal37270
pascal37270
Ouvrier
17 Fev 2010
258
F-37270 athee sur cher (indre et loire)
salut,
je suis de la touraine aussi, et juste par curiosite et sans etre indiscret pourrais-tu me dire quelle entreprise t'as embauché.
pour info je cherche a changer de "boutique" mais je prefererai rester en touraine

a plus

tu peux me repondre en mp
 
T
tracteur81
Nouveau
31 Oct 2009
48
Je ne pense pas qu'il faille opposer les methodes d'enseignement Françaises et Allemandes pour expliquer quoi que ce soit, le désintéret Français pour la technique en général et l'industrie en particulier suffit a lui seul .
Lors de mes déplacements professionnels en Allemagne je suis toujours surpris de voir de la pub sur des roulements ou des engrenages dans l'aeroport. Chez nous c'est plutot sur le luxe que se focalise notre préférence: parfum; bijoux etc...
Autre remarque, en Allemagne les profs ne le sont pas à vie, ils font souvent des passages dans l'industrie car il est facile et naturel de passer d'une carrière industrielle à celle d'enseignant sans etre obligé de passer par un concours stupide qui ne selectionne meme pas sur les qualités necessaires à un enseignant comme la pédagogie par exemple.
Bref nous en sommes effectivement à ne plus trouver d'usineurs, ce qui est notre cas en ce moment à Castres.
 
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