Avis concernant ouverture mur porteur

superauto

Nouveau
20 Mars 2019
0
  • Auteur de la discussion
  • #1
Bonjour,

Je voudrais avoir votre avis concernant l’ouverture d’un mur porteur de ma maison.

Tout d’abord, il s’agit d’une maison de 1930 construite en moellons et pierre. Les murs sont d’une épaisseur variable, celui que je souhaite ouvrir est de 40 cm d’épaisseur.

Pour être plus clair, j’ai fait quelques croquis afin de mieux montrer le contexte.
466877


466878


466879


La poutre UPN me convient comme forme et l'insertion dans le mur est aisée. Les tiges filettées de 12mm de diamètre traverse le profile UPN à 1/3 du haut et donc, 2/3 du bas.
Je compte insérer les deux poutres, percer pour mettre les tiges tous les 50cm. Par la suite, le mur peut être ouvert (sans trop de perforateur). Une fois l'ouverture faite, je soude la platebande bien épaise reliant les deux UPN en mêmes positions "X" que les tiges (donc tous les 50 cm.
Ensuite je rajoute les deux HEA 160 de chaque côté de l'ouverture pour créer deux jambes de force qui vont s'appuyer sur les fondations existantes.

Je me demande si les tailles UPN 160 pour cette configuration décrite sont suffisantes et en plus, je souhaite avoir votre avis sur l'ensemble de la solution.

Je vous remercie par avance.

Bien cordialment,
superauto
 

JPDB 15

Ouvrier
3 Février 2009
277
FR-15000 Aurillac
Bonsoir
L'organisation générale est conforme à ce qui doit être fait . Toutefois dans l'ordonnancement des travaux il faut impérativement étayer le linteau pendant toute la phase de réalisation des pieds droits. Pour bien faire il faut dés que le demi linteau est mis en place , faire des trous sous le linteau pour faire passer des madriers de part et d'autre du mur (longueur environ 1,20) et les soutenir par deux étais, cela environ tous les 60cm.
Bien que ce mur pignon ne soit pas le plus chargé de la maison, avant tout début des travaux, il faut prendre soin d'examiner la maçonnerie existante sous tous ces aspects, régularité des assises épaisseur des joints, présence de boutisses (moellons traversant un mur) etc et plus particulièrement la présence de fissures à environ 45 ° partant des angles. Ce serait le signe d'une faiblesse des fondations actuelles .

La réalisation d'un sommier en reprise d'ouvrage est toujours un peu délicat. Il faut assurer un bon blocage de la maçonnerie existante sur les pièces métalliques sinon fissuration garantie. L'utilisation de mortier sans retrait du type "Clavex" est à envisager .
En ce qui concerne la descente de charge par les deux pieds droits , il faut s'assurer que les deux bout de mur restant supporteront la charge nouvelle. Si on n'en est pas sur, il faut prévoir une reprise en sous-oeuvre pour les fondations.
En région sismique, et même ailleur, il faut prévoir des encastrements entre les pieds droit et le linteau et entre les pieds droits et le seuil.
Ce dernier élément n'est pas à négliger, car il assure la fermeture d'un cadre, que l'on veut indéformable.

Personnellement, en reprise d'ouvrage, j'opterai pour une solution tout béton armé, bien plus facile à réaliser correctement . Le linteau béton fait en deux parties de la demi épaisseur du mur permet de bloquer convenablement les maçonneries sur le demi épaisseur du mur puis on réalise l'autre demi linteau. Une fois les 21 jours de prise du béton écoulés on peut abattre le mur sans crainte car le même dispositif d'étais que ci dessus soutien le mur pignon. De plus on a de la place pour travailler car les étais forment deux lignes distantes d'environ 1m de part et d'autre du mur.
Maintenant rien ne vous empêche d'utiliser de la ferraille en coffrage perdu. Ca marche aussi…..

En ce qui concerne le dimensionnement des éléments de l'ouvrage je ne peu me prononcer sans étude et calcul.
J.Paul
 
Dernière édition:

FB29

Compagnon
1 Novembre 2013
7 267
FR-29 Brest
Bonjour,

une solution tout béton armé
Pareil ...

A la lecture du descriptif de notre nouvel ami, c'est ce que je me disais aussi, sans être spécialiste de la chose. Je vois effectivement assez mal comment encastrer proprement deux UPN dans la maçonnerie tout en assurant une liaison/blocage absolu pour chaque moellon :smt017 ...

Vu de loin, l'assemblage de deux UPN de 160 largement indépendants semble bien frêle par rapport à l'ensemble de la construction :smt017 ...

Rien que de percer droit pour tomber pile dans le trou de l'UPN d'en face est déjà un problème, pour moi tout du moins :smt017 ...

Cordialement,
FB29
 

JASON

Compagnon
14 Novembre 2010
1 259
MARSEILLE
Bonjour,
Bonsoir
L'organisation générale est conforme à ce qui doit être fait . Toutefois dans l'ordonnancement des travaux il faut impérativement étayer le linteau pendant toute la phase de réalisation des pieds droits. Pour bien faire il faut dés que le demi linteau est mis en place , faire des trous sous le linteau pour faire passer des madriers de part et d'autre du mur (longueur environ 1,20) et les soutenir par deux étais, cela environ tous les 60cm.
Bien que ce mur pignon ne soit pas le plus chargé de la maison, avant tout début des travaux, il faut prendre soin d'examiner la maçonnerie existante sous tous ces aspects, régularité des assises épaisseur des joints, présence de boutisses (moellons traversant un mur) etc et plus particulièrement la présence de fissures à environ 45 ° partant des angles. Ce serait le signe d'une faiblesse des fondations actuelles .

La réalisation d'un sommier en reprise d'ouvrage est toujours un peu délicat. Il faut assurer un bon blocage de la maçonnerie existante sur les pièces métalliques sinon fissuration garantie. L'utilisation de mortier sans retrait du type "Clavex" est à envisager .
En ce qui concerne la descente de charge par les deux pieds droits , il faut s'assurer que les deux bout de mur restant supporteront la charge nouvelle. Si on n'en est pas sur, il faut prévoir une reprise en sous-oeuvre pour les fondations.
En région sismique, et même ailleur, il faut prévoir des encastrements entre les pieds droit et le linteau et entre les pieds droits et le seuil.
Ce dernier élément n'est pas à négliger, car il assure la fermeture d'un cadre, que l'on veut indéformable.

Personnellement, en reprise d'ouvrage, j'opterai pour une solution tout béton armé, bien plus facile à réaliser correctement . Le linteau béton fait en deux parties de la demi épaisseur du mur permet de bloquer convenablement les maçonneries sur le demi épaisseur du mur puis on réalise l'autre demi linteau. Une fois les 21 jours de prise du béton écoulés on peut abattre le mur sans crainte car le même dispositif d'étais que ci dessus soutien le mur pignon. De plus on a de la place pour travailler car les étais forment deux lignes distantes d'environ 1m de part et d'autre du mur.
Maintenant rien ne vous empêche d'utiliser de la ferraille en coffrage perdu. Ca marche aussi…..

En ce qui concerne le dimensionnement des éléments de l'ouvrage je ne peu me prononcer sans étude et calcul.
J.Paul
Excellent ! Tout est dit ! :smt023
JASON
 

dudu.13

Ouvrier
6 Août 2012
300
ensues la redonne (BDR)
bonjour
ici on a tous souvent l'ame mecanique ,
alors qu'en maçonnerie, c'est toujours la grande cavalerie et ça marche
je pense qu'aucun maçon ne ferait un système aussi chiadé

perso j'opterais pour un liteau ferraillé , coffré , classique ,
les IPN ne se marient pas bien avec la maçonnerie ça ne fait pas bien corps,
risque de coulure de rouille quand c'est exposé
et en plus c'est cher
sinon je pensais à un soutien de ton mur en calant au dessus du futur linteau
du genre comme sur mon beau dessin

20190409_081911.jpg
 

bop55

Compagnon
31 Décembre 2011
2 263
FR-55 Bar le Duc
Bonjour,
Même avis qu’ @Earthwalker , faut vraiment être sûr de son coup.
J’ai le souvenir d’un jeune couple ayant acheté une ancienne maison à rénover juste à côté de l’habitation de mes beaux-parents, ils ne conservaient que les 4 murs et le toit et ils voulaient faire une ouverture au même endroit que toi pour poser une baie vitrée: bien qu’ayant étayé au dessus de l’ouverture (trois ou quatre traversées), tout le pignon est descendu jusqu’au toit :crying1:
Bien évidement, pas d’assurance pour couvrir ce problème, le chantier est resté en l’état avec un balisage de sécurité sans aucun changement pendant tout le temps que mes beaux-parents son restés dans leur maison.
 

rabotnuc

Compagnon
16 Avril 2008
3 747
fr-50cherbourg
Bonjour,
c'est toujours chaud ce genre de travaux, surtout dans un mur en pierre; l'entreprise de maçonnerie qui a fait ce genre de travail chez mon frêre s'en souvient sans doute encore puisque tout le pignon de sa remise est descendu au droit de l'ouverture.
Pour les calculs, les marchands de matériaux commande ce genre de linteau à la demande chez un fabricant qui , lui, fournit une note de dimensionnement (fournir un plan du pignon au marchand en n'oubliant pas l'emprise du plancher de l'étage, s'il y en a une et la charge au sol prévue. Pour le reste, JPDB15 a tout dit.
l'aspect fondation est effectivement important.
 

toy

Compagnon
14 Février 2014
943
Montélimar
Ouverture 3 mètres mur de 50 en galets , deux IPN de 30 cm plus coulage de béton ferraillé autour .

Deux piliers coulé dans la masse ferraillé .

Pas besoin de faire faire des calculs savants , faut surdimensionner ...

C'est notre troisième maisons ..... ça a toujours tenu .

466918


466919

466920
 
Dernière édition:

samsung

Apprenti
10 Janvier 2019
89
Bonjour,
Dessin très explicite, sauf que : il a t'il des caves ? quel est la nature des sols intérieurs ? (carrelage, plancher) ?
Les deux solutions se valent, ossature métallique ou tout béton. Reste a calculer la descente de charge. Le dimensionnement des deux colonnes.
Le percement du pignon pour placer les supports est à étudier sérieusement. Pour ne pas disloquer plus qu'il n'en faut, il y a la solution de carottage. A voir sur place. Peut-être aussi une photo avec assez de recul.
 

sergepol

Compagnon
20 Mai 2012
1 228
Flers 61100
Bonjour
J'ai fait réaliser ce même travail par un vrai maçon qui a pratiqué exactement de la façon décrite par JPDB15, de plus ce mur descendait sous le plancher pour délimiter une cave, il a donc crée un soutient de ce plancher par une tranchée dans la cave, garnie de tout venant plus bastaing plus étais pour pouvoir réaliser la suite comme décrite par jpdb15.Réalisé en 1976 ces travaux n'ont jamais bougés.
Ces travaux sont coûteux et longs surtout lorsque vous habitez la maison.
Bon chantier.
 

samsung

Apprenti
10 Janvier 2019
89
pour être précis: cette toiture a 4 versants ou deux versants ? vous mentionnez des tuiles sur le triangle du pignon ? il vaudrait aussi implanter la petite fenêtre et en cas d'ouverture du mur, bloquer les pieds droits , horizontalement, verticalement et placer une jambe en diagonale. Reste à voir l'avis de l'urbanisme sur cette transformation. Comptez quand même le m³ de maçonnerie à +/- 2500 Kg.
 

marc le gaulois

Compagnon
27 Janvier 2016
1 789
Bonjour a tous.

Des ouvertures j'en ai faite , même quand il reste peu de chaque côté de l'ouverture, quand c'est dans de la brique il y a peu de difficulté , a partir du moment ou tu sais comment on été réalisé tes fondations, car ça va augmenter la charge sur ce qu'il reste , donc risque , et encore plus de risque avec du moellons de pierre , en plus quelle qualité de pierre? qualité de leur assise? type de liant? terrain glaiseux ou pas?etc etc les ferrailles me paraissent plus que juste et cette méthode n'est a mon avis, bonne que dans un mur en brique ( même si tu en a des millier qui existe dans des murs de pierre) tu pose un côté proprement et une semaine après tu casse l'arrière et tu fait le reste, pas besoins de poteau (a mon avis)

Dans ton mur en pierre le linteau béton le linteau béton est préférable a ta ferraile, mais comme je suis un anti ciment quand c'est de la pierre , je mettrais une très grosse poutre en chêne, 40x40 de récup!!! car bois neuf , tu perd au bout de quelque année 1.5 cm sur la section (vécu).la poutre chèche réagi sainement avec un mur de pierre monté au mortier de chaux .
Un amateur averti peu le faire, mais ça n'empêche pas qu'il y a des gens dont c'est leur métier de faire ces calculs et vérife, il faut qu'une personne compétente se déplace . ça a un coût mais ça évite les conneries.
A ta place je prendrais un pro, et! avec facture!!! s'est très important si il y a un problème plus tard, comme les études d'ailleurs de terrain ou autre, jamais du sans facture quand ça touche a une structure, ce n'est pas de la pose de rideau:lol:.
Fait le compte, ferraille, ciment, sable, etc et déduit du prix de tes devis, tu va vite te rendre compte que tu ne va pas gagner grand chose et que le risque n'en vaut pas la chandelle.

Marcus
 

Sujets similaires


Haut